‹ Étude sur le Lancelot en proseChapitre 103 sur 326 · n . la / incelot W · texte numérisé non relu

n . la / incelot W

Voy, VEstoirt I. 283), le Lancelot Y. 191 el la Wort d'Arthur VI, .'«>;. 31 ■ 30

B \ l'époque carolingienne le |»<>ii continental le plus fréquent Quentowic, aujourd'hui EUaplea Pas-de-Calaia, arr. Montreuil . Du i ' nu* siècle le lieu d'embarquement futWissanl Pas-de-Calais, ai logne, cant. Marquise . près du cap Gris-Nez.

9. Le Lancelot emploie les formes Winsant, Winchant, <-i même Vincent

Sommer, III. 29, 31; Harbuger Beitrâge, fasc. II. p. 49). Il n'esl paa

douteux tjut1 sous la forme Huidesant be la même localité.

Mais fauteur ne s'en est paa aperçu el il fait de Huidesanl W .

290, 300, 301 . la capitale du roi Baudemagu, »4t il la place en Grande-Bre-

rne '. .

I". Le château de Douvres est dansla Morl d'Arthur VI. Douvres est dans le Cligès de Chrétien de Troyes. Da ns le Lancelot III. Ils . le port anglais esl Ftodehueg ou Flou de Huenuege. Je n'ai pas su l'identifier. Le premier terme esl celui qui termine les aoms de Haïtien r . Ilnntleu r . Barfleu r . Fiquefleu r : il correspond au Scandinave floedh, qui esl lement anglo-saxon voy. Ch. Joret, Des caractères du patois normand, issi. p. 37-38 . On le retrouve en Angleterre, par exemple dans 1»' nom d'une localité célèbre de l'île de Thanet, Ebbsfleet voy. Edmund Clure, British place-names, 1010. p. 1 I

11. Le château de Windsor esl « moult plentivous . mais il esl ^ur une petite rivière et sans vignes • dont il n'i a gaires en la Granl Bertaigne 111. 333 . Il y en avait davantage jadis, mais le> vignes faillirent quant les grans merveilles del saint graai furent descouvertes a tous IV, î 290] . Windesores Windsor est nommé plusieurs fois Guinesores dans Cligès,

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Mais ces connaissances n'impliquent pas que l'auteur ait vécu, séjourné <>u même voyagé en Grande-Bretagne. Ce pays lui est visiblemeni étranger '. ( Ju il ignore remplacement des résidences d'Arthur comme Carduel2, Gardiff9 ou Camaaloth*, cela va de soi. Mais, tout en nommant le château de Windsor ', il ne sait visiblement pas où il est. Et il en va de même de Tintagel '*. Il n'a que des données très vagues sur le Northumberland dont il parle à plusieurs reprises 7. Quant au Nord-Galles, dont il parle à chaque instant, il s'imagine que c'est une « cité » dont le royaume de ce nom tire son appellation 8 ; il n'a pas idée que c'est la partie septentrionale de ce pays de Galles dont le nom revient si souvent sous sa plume '•'.

1. Lancelot, éloigné du royaume de Logres, lui fait, sur le navire qui l'emporte, des adieux, digne pendant de ceux de Marie Stuart, quittant la France : « Dolce terre, dolitahle, deboinaire et joieuse et plentive de toutes « boineurtéset de totes aises et en qui mes esperis et ma vie remaint outrée- « ment, benoile soies tu de la bouche Jhesu-Crist et beneoit soient cil qui « après moi i remaignent, soient mi ami ou mi anemi etc. » (VI, 314). Mais Lancelot a les plus justes motifs d'aimer la Grande-Bretagne et nous ne sommes pas en droit de conclure qu'il est le porte-parole des sentiments de l'auteur.

2. A la fin du t. III (p. 394), Arthur pour défendre son royaume contre les Écossais se porte vers Carduel. C'est bien manœuvrer, car Carduel, comme l'a démontré Zimmer, n'est autre que Carlisle. Mais il est invraisemblable que l'auteur connaisse la situation réelle de Carduel-Carlisle, qui, du reste, de son temps, était annexé ,a l'Ecosse; en outre, l'armée ennemie comprend également des Sesnes (Saxons) et les Irois (Irlandais). Visiblement il n'y a rien de sérieux à tirer de ce passage.

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