‹ Étude sur le Lancelot en proseChapitre 115 sur 326 · Voy. plus haut, p. 1*28, uote · texte numérisé non relu

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S. Benoïc est tiré du Lanzelef cf. le chap. suivant où le nom est plus correctement écrit Genevois. Le roman de Riijomer, qui semble avoir connu le Lanzelef (voy. l'analyse de G. Paris, Hist. Utt.de la France, t. XXX. p. 89, et l'édition W. Foerster (Dresde, 1908, p. 116 . porte Lancetot de Gavoni pour

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Trèbe el Montlair '. Un combat singulier est livré au confluent de la Loire et de la rivière Arsle -. Lauteur ne sait rien de la géographie du pays qu'il appelle la Marche de Gaule et de la Petite-Bretagne (Maine, Anjou). Il connaît encore moins la Petite-Bretagne. A plusieurs reprises il place nettement en Grande-Bretagne Carhaix :{, — passe encjpre '\ — mais Quimper- Corentin ■', dont il défigure légèrement la forme graphique ,;, mais la forêt de Broceliande 7.

Ganovi[c\. Le g initial du Lanzelel a élé lu b par le Lancelot, faute qui n'est pas rare. Il s'agit du Gwynedd (Nord-Galles) dont le nom, dérivé de Venedotia, était écrit Guinel, Guined. La forme Gomeret, qu'on rencontre dans ÏErec(v. 1975), elle Conte du Graal v. 1661, Potvin, II, 56; Baist, v. 447), de Chrétien de Troyes, est une cacographie reposant sur une mauvaise lecture du mot gallois. Et le G a muret ou Gahmuret de Wolfram d'Eschenbach n'est autre que ce Gomeret, pris pour un nom d'homme! (voy. E. Brugger, Alain de Gomeret dans Festchrift Heinrich Morf, 1905, p. 57). Le Lancelot voulant faire de Lancelot un Français transfère tranquillement en Gaule le Benoïc (Genewis. insulaire, avec le même sans-gêne qui lui fait transporter en Grande-Bretagne Broceliande et Quimper-Corentin (voy. plus bas, notes 5 et 6). L'origine de Gaunes ou Gannes est inconnue, quoi qu'en dise P. Paris (II, 111). La tentative de E. Brugger (Alain de Gomeret, loc. cit.), pour identifier cette localité, et aussi Benoïc- Genewis, à Vannes (en breton Guenedj, est manquée : les Français n'ont connu le chef-lieu du Morbihan que sous les formes Vannes et Vennes (voy. E. Langlois, Onomastique des chansons de geste, 1904. p. 667 ; cf. Rosenzweig, Dict. topographique du Morbihan, p. 282).

i. Trebe (111,4, 9, 15 ; V, 65, 330), Montlair ou Montloir III, 16-18). G. Brauner (Marh. Beitràge, fasc. II, p. 59) identifie Trebe à Trèves- Cunault ^Maine-et-Loire, arr. Saumur) et croit retrouver la trace de Mostier- Reial dans les ruines du célèbre monastère carolingien de Cunault ! Si on le poussait, il identifierait le « lac » auquel Lancelot doit son surnom.

2. La rivière Arsie est une rivière de roman. Elle doit son nom à un souvenir provoqué par la lecture de la légende de Girart de Roussillon, où elle est, du reste, non moins fantaisiste. Voy. .T. Bédier, Les légendes épiques (t. II, p. 55).

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