‹ Étude sur le Lancelot en proseChapitre 155 sur 326 · SOI · texte numérisé non relu

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dames », mais ou ne comprend pas < ou'ellefl n i i • \ \ \ \ • • 1 1 1 i La réticence de l'auteur el son embarras proviennenl de ce qu'une autre conception l'a emporté dans son esprit, celle qui fait p saïquement mourir et enterrer Arthur en Grand B nd,

après trois jours de deuil, Gifllel retourne à la Vi bapelle

i Sommer, VI, l

Dana son HUtoria regum Britanniae I. XI. c -'. p qu'Arthur se tit porter en Avalon pour guérir ses blessures tu^ Irturua rex létal i ter vulneratua est, qui illinc ;■'! aananda rulm in Lnsulam Avallonis advectus, cognato buo Constantino, etc. . mais il ne dit p.\^ qu'Avalon fûl une lie el il ne nomme pas Morgain, el Bon tra Wace éd. Le Roux de Lincy, II, 230 pasdavanta len,

III, l 13 ii** * 1 i t pas non plus qu'Avalon est une lie, mais il parle <l \ (c'est-à-dire Morgain la reine, la plua belle dea pucelles, qui guérira blessures : aeulemenl le poème anglo-saxon était, à coup BÛr, inconnu ;• l'auteur ^lo la Mort 'l'Arthur cf. p. 197, n >te - . < Ihea ttoberl Hucher, 1, 502 ; Weston, 11. III Arthur annonce aussi ^>n intention de se f.iiiv porter en Avalon [on ne dil toujours pas que ce -oit une lie pour se faire soigner par Morgain sa sœur , parenté inconnue de I mon. Le premier en date des auteurs qui lie Morgain à Avalon comme une lie est Chrétien de Troyes, dont l'arec v, 1951-57 parul 1165. Avalon Insula Pomorum) est déjà une île dans la VUa Mer Uni de Gaufrey de Monmouth, composée quinze ou vingt ans auparavant, en I 1149 voy. Ward, Catalogue of romances, I. *ur

Merlin, p, 9, extr, des Annales de Bretagne, 1900 . C'est - lulement

de VErec mais de la Vita que s'inspire notre Mort Artur : seule, en elTet, la Vita Merlini donne à Morgain des compagnes, neuf sœurs aux noms étranges; elles connaissent les simples qui guérissent les maladies, savent se métamorphoser et voler dans les airs : « haneque mathematicam dicunt didicisse sorores — Il lue post bellum Camblani, vulnere laesum — Duximus Arcturum.... et nos quo decuit Morgen suscepit honore éd. Francisque Michel et Thomas Wright, 1837, p. 36-37 .

3. Telle est la bonne leçon, et non u Noire chapelle , comme le veut Sommer (VI, 378, 1. 7; Bruce, 245, 1.3 .

où était mort Lucan, étouffé dans l'embrasseraient suprême d'Arthur 1, il y trouve le tombeau du « bouteiller »... et celui d Arthur. Gifflet voudrait douter, mais le prudhomme qui dessert la chapelle dissipe toute incertitude : c'est bien le grand roi qui gît devant lui ; son corps a été apporté il y a trois jours par <( dames oudamoiselles », et Gifïlet n'a pas de peine à deviner que ce sont les compagnes de Morgain 2. Ainsi Arthur est mort et le jour même où il est monté sur la nef mystérieuse: Morgain n'a pu sauver la vie de son frère. Cette conclusion prosaïque, l'auteur l'a-t-il trouvée de lui-même? Peut-être, car elle est tout à fait conforme à sa tournure desprit rationaliste, ennemie du merveilleux non chrétien 3. Mais il se peut aussi qu il ait eu plus ou moins vaguement connaissance de la prétendue découverte du tombeau d'Arthur à Glastonburv, trente ans environ avant l'époque où il écrivait 4.

1. Paulin Paris (V, 350, note 1) rapproche la mort de Lucan, étouffé par Arthur dans un dernier embrassement, de celle de Lychas, étouffé par Hercule (Ovide, Metam., IX, 217). D. Bruce (éd. p. 296-7) montre que ce rapprochement est douteux.

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