Cf. plus haut, p. 130, note
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mathie '. tàpoux el père il peul être à la rigueur le premii dieu dugraal, m. us non le premier officia ni . le premi* iue :
celui ci »l«>it être «I une pureté, <l une chasteté parfaite : L'aul Imagine de réserver ce pôle sa ml .> un Bis de Joseph «1
mathie auquel il donne le même nom, à une lettre pn J
Josephé esl 1 avatar «le .1 * >--i ■ j > 1 1 comme Galaad le sera de Lan celot. 1 ue Pois ce personnage inventé - el <»n \"it «ju ici en
oette invention esl nécessaire, toutes les modifical a "j»' n
par VEstoire se déduisent Logiquement.
I. ca'. BircL Hirschfeld, 62 ; Heinzel, 134 ; Brugger, loc, rit., \\l\. note
\u i \ 'siècle, Vmalarius, qui se complaisait dans l'allégorie iDt
ecclesiasticis of/irits, dans Migoe, Patrot. lat., l V, 983 . voyait, au contraire, dansJosepb d'Arimathie la représentation de L'officiant : calicem I1
sepulchrum, presbyteruni Joseph al> Arimathia, archidiaconum Nicomeu ilum tanquam sepultores Christi », au dire de son advi lorus. v
Contra falsiloquaa adinventionea Amalarii, quondam Lugdunent epis-
(•(>/>/, de corpore Domini tripertito dans Mansi, ConciliaJ t. XIV col. I cf. Histoire littéraire de la France, t. IV, p. 531-546 ; t. V, p. 224 doctrine d'Amalarius s'esl poursuivie. 11 n'est pas douteuz qui i de
Boroa ne s'inspire >Ki son interprétation, parvenue jusqu'à Lui <>n ne sait par quelle voie, quand il mel ces paroles dans la bouche de Jésus réconfortant Joseph emprisonné : • Sacbes que jamais sacremenz — Feia n'iert que ramembremena — De toi ni soit v. 88" sx \ p. 38 . Pour Honorius Augustodunensis, le diacre figure Joseph d'Arimathie. Voy. Gemma ;inimae, l. I, c. \~ Migne, P&trol. la t., t. CLXX, col 558 al Sacramentarium, c. SS [ibidu col. 794). Au contraire le symbolisme de la patène c'esl la pierre qui scelle le sépulcre concorde avec celai d' Honorius, comme l'a vu Birch-Hirschfeld [op. ci*., 22J . Mais Robert de Boron innove, et gravement, en identifiant le calice au graal : pour Honorius, comme pour Amalarius, le calice symbolise le sépulcre. Sur l'orthodoxie de Robert cf. plus haut, p. I6i , note 3).
3. J'écrirai toujours ainsi ce nom pour mieux: le distinguer de celui du père, mais sans répondre 411e l'accent fût vraiment sur la dernière syllabe.
206 étude srn Le LANCËLOT KN PROSE
Pour amplifier les aventures du graal en Orient et celles des premiers chrétiens le Joseph de Hobert de Boron ne sulïisaiL pas : la matière en était trop indigente. Notre auteur lit appela ses lectures, à toutes les sources d'informations imaginables concernant L'Orient.
I. La propagation du christianisme en Orient lui était retracée dans une œuvre fort ancienne, les Actes des Apôtres apocryphes. La version latine connue en Occident est traduite d'une compilation grecque fabriquée entre le commencement du ive siècle et le début du ve siècle l. Notre auteur, sans les copier ni les serrer de près, s'inspire des Actes des SS. Simon et Jude et de la Passion de saint Mathieu. 'l. Richard Ileinzel, auquel revient le mérite de cette découverte 3, a suffisamment mis ce fait en lumière pour qu'il soit inutile d'y revenir par le détail. Il sulïit de signaler quelques rapprochements :
1. Josephé ordonne des prêtres et des évêques à Sarras, capitale des Sarrasins, et à Orcans '* comme font Simon et Jude en Perse et, comme eux, renverse les temples et les idoles 5.
2. Les « sages maîtres » qui entourent Evalach, roi de Sarras et Label, roi de Perse, se montrent aussi sotsb que les mages au service de Varardach, général du roi de Perse 7.
3. Gélidoine découvre au roi Label ses crimes passés 8 ; dans la Passio Matthaei le fils du roi Hyrtacus oblige son père à révéler ses forfaits 9.
4. On a dit que l'auteur semble devoir à la Passio Matthaei la connaissance du nom de Bohort10.
1. Voy. Richard Adelbert Lipsius, Die apokryphen Aposlclgeschichtcn und Apostellegenden II, n (1884), 171.
2. Édités par Johannes Albertus Fabricius, Codex apocryphus Novi Testament} (Hamburgï, 1719), p. 608-668.