‹ Étude sur le Lancelot en proseChapitre 168 sur 326 · C. Vov. p. 124, note 1, 1 iT · texte numérisé non relu

C. Vov. p. 124, note 1, 1 iT

7. Sommer. I. 51,52, 111-114, 105-198, etc. ; Hucher, 11,419, 121, 422, etc.

8. Wesselofsky, dans Archiv fur SUvische Philologie, VI, 52, no' - Heinzel, 194. Cf. plus bas p. 218,n.

L'auteur, (jui était un clerc instruit, n'a pas pu ne pas connaître quelques-unes des œuvres traitant de l'histoire romaine. Il sait les noms des premiers empereurs romains, donne la durée de leurs règnes ' et fait observer que « l'Estoire des empereurs qui ont gouverné l'empire de Romme » ne dit pas que Titus ait chassé son fils [sic) Vespasien pendant le siège de Jérusalem 2. Mais il est très difficile de savoir si cette Estoire est le Breviarium d'Eutrope (ivc siècle) ou les compositions qui s'inspirent de lui, telles Y Hisloria d'Orose au vc siècle, Y Historia miscella de Paul Diacre au vnie siècle, ou toute autre composition du moyen âge. La supputation des années de règne des empereurs et l'emprisonnement de Joseph d'Arimathie — 42 ans 3 — ont été établis de manière à concorder, ou à peu près, avec la date du siège et de la destruction de Jérusalem par Vespasien et Titus, placés en 71 et 72 par la chronique de saint Jérôme 4.

Où l'auteur a-t-ilpris ce qu'il raconte de la guerre de Pompée contre les « larrons » (les pirates) ? on ne sait 5.

Il veut donner en stades [estas) les dimensions de l'Ile Tournoyante, mais il se trompe en avançant que le stade est la huitième partie d'une lieue 6. C'est qu'il a mal compris un passage des Etymologies d'Isidore de Séville où il est dit : « leuga fînitur « passibus mille quingentis ; stadium octava pars miliarii est, «f constans passibus centum viginti quinque7 ». Et c'est au même

•1. Sommer, I, 15; Hucher, II, 73.

2. Ibid., 20; ibid., 223. On ne sait où Y Estoire a puisé cette anecdote. Le Joseph de Robert de Boron ne parle pas du siège de Jérusalem, lequel suit la délivrance de Joseph d'Arimathie selon VEstoire.

3 La leçon du ms. suivi par Sommer (I, 15) donne un total de 33 ans alors qu'il en faut 42 (Hucher, II, 72, 116; cf. Quête dans Sommer, VI, 24, 96). La supputation 43 ans du ms. de VEstoire suivi par Sommer (I, 18) est légèrement erronée. D'autres mss. arrivent à 42 ans parce que le règne de Galigula est compté pour un an, et non pour sept ans, et que le règne de Néron n'est pas omis (voy. Hucher, II, 72, note 6).

4. Migne, Patrol. lat.y t. XXVII, col. 593-594. En adoptant le système qui donne vingt-neuf années à la vie terrestre du Christ et en ajoutant 42 on arrive bien à l'an 71-72.

5. Sommer, I, 89-93; Hucher, II, 339-353. Heinzel (p. 145) n'a rien trouvé comme source de l'épisode du pirate Foucaire et de ses « larrons ».

6. « Li estas si estoit une pièce de terre qui tient le witiesme part d'une lieue » (Sommer, I, 119). «... estas, si est une espassie de tiere qui tient la xviisme partie d'une liùe toute plaine de tière » (Hucher, 11,439).

7. Isldori Hispalensis episcopi Etymologiarum sive originum libri XX (éd. \V. M. Lindsay, Oxonii, 1911), lib. XV, c. 16, § 3. Le mot miliarii a été

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lauté. Le ma, suivi par Hucher (voy. note précédente) tente de con l'erreur.

I. m Celé piere dont je vous parole est de caude aata on ae puet

de riens touchier i lui que tantosl a'espregne : si art toul ce ■ qu< u frotera. Mais tous les jors del monde le porroit on tenir en sa main avant a qu'ele escaufasl qui ne la froierait, mais ausi Loal con ele est (Voie a >> aucune cose si devient ausi rouge corne sanc, etc. Sommer, I, l"- : Hucher, 11. 388 190 . Cf. Sid., EtymoL, 1. XVI, \\ : Pyrites Persicua ! >v fulvus aeris simulans qualitatem, cujus plurimus ignis siquidem facile o scintillas emittit ; nie tenentis manum si vehementius prematur adurit, - propter quod ah igné nomen accepit.

%. Sommer, 1. 158; Hucher, II, 533.

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