I. Au cœur du sujet réaide une inoonaéquen diable
m oe qui touche la • quête •> «lu s. nul graal I < 1< < 1 1 ( La conquête esl la plus baute aventure qui soit, avenl don! Le succès esl réservé •< trois parfaits cheva urdé
au château de Gorbenic. On s'attend que l'accès d< dais
sacré soil d'une difficulté inouïe el qu'un profond le* voies qui y conduisent comme Les mystères qui s'j ac< omplissent. Poini du tout. On entre a Corbenic, comme L'âne au moulin. Gauvain ', Lancelol ', Bohorl \ «1 aul encore dont on ne dit les noms4, y ont pénétré sans grand obstacle, y oui contemplé des faits étonnants et subi
épreuves redoutables avec des fortunes diverses *, Il y a mieux: — ou pire : Galaad j 1 t i< \ . sinon conçu, et la manière dont on essaye, à la fin du Lancelot, de le retirer de Corbenic
pour qu'il puisse, par La suite, se mettre en quête de cette demeure qu'il ne connaît que trop bien, est d'une maladresse
achevée •'.
i. Sommer, IV, 342.
;•. Ajouter que ce château est un château comme tous les autres et Pellc> \ mène la vie d'un grand seigneur quelconque. Cf. le chap. IX.
6. .Vu début de la Quête, Galaad transmet tranquillement ses salutations à « ceux du saint hôtel » et annonce son intention d'aller les rejoindre le plus tôt qu'il pourra. Il doit, il est vrai, auparavant mettre fin aux m Aventure^ » ou « Merveilles de Bretagne Sommer, VI, s
21 G ÉTUDE si R LE LÀN< ELOT EN PROSE
Cette inconséquence s'explique aisément. L'auteur n'ose supprimer la notion d'un premier et malheureux passage au château du graal, donnée qu'il se laisse imposer par Chrétien et par llobert de Boron. Mais, comme il est inadmissible que Galaad, le héros parfait, subisse un échec en punition d'une faute, on est amené à mettre cet échec, complet ou partiel, sur le compte de ses émules. ^
Quant à Perceval son cas est fort embarrassant. Supérieur en vertu à ceux-ci, inférieur — tout juste — à Galaad, il ne peut pour son propre compte faire seul une première visite à Corbenic : s'il y subit les épreuves avec succès, Galaad devient inutile ; s'il échoue, il n'est pas assez parfait pour mériter de contempler le mystère final en compagnie de Galaad. Enserré dans ce dilemme, l'auteur a pris le parti de supprimer la première visite de Perceval au château du graal et de rejeter l'aventure, ou plutôt la mésaventure, sur le dos des prédécesseurs moins parfaits, Gauvain, Lancelot, Bohort 1.
II. Ces visites successives sont d'autant plus fâcheuses que l'auteur les rend incompréhensibles en supprimant la question que l'intrus doit poser au gardien du graal pour mener l'épreuve à bonne fin. L'auteur s'est-il rendu compte du caractère suspect de cette question, laquelle — la chose est aujourd'hui reconnue — marque l'initiation à un mystère païen 2. C'est infiniment peu probable. S'il avait pu deviner de quoi il retournait, s'il avait pu pénétrer la vraie et primitive signification du château du graal, il eût été saisi d'horreur. Simplement il n'a rien compris à la question et l'a supprimée. Seulement, comme il sentait plus ou moins confusément que le séjour de Gauvain, Lancelot, Bohort, devenait sans objet, il a imaginé que à Corbenic3 se trouvait le « palais aventureux » où les intrus chargés de péchés avaient à
1. Comme compensation il imagine une apparition du graal à la fin de VAgravain (V, 392-393) pour guérir Perceval et Bohort qui, dans un combat singulier, se sont fait des blessures mortelles.
2. Cette découverte est due à miss L. J. Weston. Voy. son mémoire The Grail and the rites of Adonis (dans Folk-Lore, vol. XVIII, sept. 1907( et son livre The legend of sir Perceval, vol. II (1909), p. 252 et suiv. Voy. aussi W. A. Xitze, The Fisher-King in the Grail romances (dans Publ. of the Modem language assoc. of America, vol. XXIV, 1909). Cf. p. 187, note 2.
3. Le « palais aventureux » est certainement identique à Corbenic. La description des épreuves de Bohort (V, 298-303) rapprochée d'un passage de YEstoire (I, 289) met la chose hors de doute.
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Mais aucun artifice ne peut pallier la tache même de la sanoe de Galaad, conçu et né en avouiire L'auteur plaidi circonstancea atténuantes et noua invite 6 en nple
du Seigneur, la fin et non le moyen I bon apôtre oublie que le roi Arthur s'est vu durement reprocher 1 irrégularité sa naissance par le prudhomme qui donne l'explication du I », Et si I .ancelol n'a pu mener à bien une
il qu'il porte la responsabilité d'un péché charnel de son pèr< Galaad a si bien conscience qu'il doit le jour a un péché qu'il rougit et refuse de répondre quand, dans la Quête ^ la reine cher
t. C'est ce qu'a déjà vu Heinzel loc, <•//., p. 141). La scène finale de la Quête est transportée à S irraa bous 1 empire d'une préoccupation an ilof
II \ a lieu aussi de remarquer quedans le Perceval de Robert ron, dont notre auteur subit L'influence, Perceval, le héroi lai, est le petitfils .lu gardien du graal, Bron.