S. VI
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remplir : guérir le roi mehaigné. Là Lance était demeurée sur h» table de communion. Galaad touche de sa main le sang- de la lance, puis « enoint » les jambes «lu roi, lequel avait assisté a la cérémonie. Le « mehaigné » se lève guéri et se rend en une religion de blans moisrnes 1 ».
A Sarras, au palais spirituel, au moment où Galaad bombe mort eu contemplant l'intérieur du graal, comme avait fait Nascien, sou lointain ancêtre2, une main descend du ciel : « et ele « vint droit al vaissel cl lé prinst et la lanchc et l'emporta vers le « ciel, a tele élire qu'il ne fu puis nus hons qui osast dire qu'il « eust veu le saint graal * ». La lance a donc été transportée de Corbenic en Orient. Néanmoins l'auteur s'intéressait, au fond, si peu à cet accessoire, qu il néglige de nous le montrer porté sur la nef de Salomon 4 en compagnie du graal et de la table d'argent •'.
VIII. Gomment résoudre l'antinomie de la présence simultanée (à Corbenic) du graal, fontaine de bénédictions et de prospérités, et de la lance qui, lorsqu'elle recommence à saigner est cause, — on ne sait pourquoi ni comment — de merveilles « épouvantables » ? L'auteur a senti qu'il y avait une grosse difficulté à ce que la lance qui a percé le flanc du Sauveur pût être une malédiction pour le pays qui la conserve ?
Avant lui Pseudo-Wauchier avait vu la difficulté. Il avait cru
1. VI, 191. Galaad guérit le roi mehaigné de sa paralysie de la même façon que Fange avait guéri Nascien de sa cécité (I. 80).