‹ Étude sur le Lancelot en proseChapitre 198 sur 326 · il 3 •: Baist, v · texte numérisé non relu

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I . La lance qui a puni Josepbé ne frappera jamais plusqu'un seul homi aéra le dernier des bons el 11 appartiendra i la descendance de Nascien I, 84 , Le dernier gardien du graal est donc en< d'élaboration, le roi mehaigné. Cf. plus haut, p. -

:. r.w plus baut, p. 204.

Pelles esl aommë pour la première fois à&n&YAgravain V, 109 . A la tin du t. IV p. 343 U esl en roiede transformation. D'une part/à l'exemple du • mahaigné do Chrétien Potvin II, 151-153 et «lu Bron de Weston, II, 58; Bûcher-, I. k64 . il esl porte par quatre chevaliers dans la salle où est introduit le visiteur, de l'autre il esl uns des plus biaus chevaliersdel monde . Dana VEstoirt^ Pelles biaus chevaliers el preua durement . esl fils de Pelleham, le roi • mehaigné » de r«rre foraine I, 2

Le roi Pelles de Listenois du début duLance/ol III, 29, HT esl I différent : il est grand-père do Pereeval el il semble bien qu'il soit mort au moment où s'ouvre l'action. Cf. plus haut, p. 108-109, 113.

i. Weston. 11. 57, 58, 81-82; Ilucher, I. tô4, 18

5. Potvin. t. V, p. 1 WM50, Pour Pseudo- Wauchier également, le roi est un chevalier de noble apparence, nullement un infirme Potvin. t. III. p.

et t. IV. p. 1-6) et il n'est pas question d'un double.

6. Cette tendance est irrésistible. La traduction galloise de la Qttesfe, qui paraît dériver de la famille représentée par B m s. Royal 19 C. XII . réunit le roi pêcheur et le roi mehaigné en une seule personne Pelem

240 Ml DE 81 i; LE LÀNI ELOl EN PRpSE

roi pêcheur, gardien du graal, avait un père, !<■ saint vieillard nourri d'une hostie apportée dans le graal '.

Longtemps le vénérable personnage reste dans les limbes. Dans leurs visites à Corbeille ni Gauvain, ni Lancelot, ni Bohorl ne l'aperçoivenl , C'est seulemenl dans la seconde visite de Bohort qu'il apparaît3. Encore Bohort passerait-il a côté de lui, sans se douter de sa présence au château du graal, si l'auteur, par l'entremise de Pelles, n'arrêtai! Bohort, — entendez le lecteur — , et ne lui criait de faire attention :

« Et li roys li demande: « sire, pour Dieu, veïstes vous anuit « mon père ?» — « Certes, sire, fait Bohort, je n'en connois « point. » — « Sire, fet il, c'est li roys mahaigniés, que on apele « le roy pescheor, le hardi chevalier et le plus preudomme « qui fust a son tamps. » Naturellement Bohort ne peut que demander pour quelle cause il fut « mehaigné ». Et Pelles de répondre avec empressement à la question qu'il vient de provoquer, et avec quelle adresse ! — : « sire ce fu par le forfait qu'il fit « quant il traïst l'espée du feurre qui ne devoit estre traite « devant que cils le trairoit qui les aventures del saint graal u doit achiever, et pour chou fu il férus parmi les ij. cuisses « de l'espée 4 (sic) et n'aura ja guérison devant chou que li (( boins chevaliers vendra qui des goûtes del sanc li oindra ses « plaies. »

La Quête nous répétera la même explication 5 et nous fera assister 6 à la guérison du roi mehaigné : ce sera l'acte final de Galaad avant son départ pour Sarras où il trouvera la béatitude et la mort dans la vision de Dieu.

La cause du « mahaing » n'a pas été trouvée du premier coup. A la 'fin de YEstoire elle n'était pas encore bien déterminée :

omet délibérément la guérison du mehaigné qui trahirait le remaniement. Voy. Y Saint Graal, éd. Robert Williams, London, 1876 [Henyurt Manuscripts, vol. I, p. 164-166 ; cf. la traduction, p. 542-543 .

1. Potvin, t. II, p. 260 (v. 7791-7799; ; cf. Baist, v. 6379-6388.

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