IV, 343 , V
4. Espée (V, 303, 1. 17) estune faute pour lance. C'est uncas d'attraction, le mot espée se trouvant déjà à la 1. 15. D'ailleurs Bohort reprend : « Mes « por Dieu, de la lance dont vous parlez qui trop me fait mer veiller, me h dites la vérité ».
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Le caruotère profane de cette blessure ne justiHi poinl <|u il faille attendre l'arrivée <l<- Galaad arrièn petil RU de P< lleh pour « | m « • I le puisse être puéril I < buta il 1< i ion misérable. ( !el te faute b été comprise par lu du i mahaing changée du toul au tout, comme on \ voir, t lette modifical Ion n'a pas coûté, du F! a •
d'imagination : elle combine les précédents récits <lu châtimenl analogue de Nascien et de \ arlan '
\\ . Le nom du « mehaigné esl en rapport étroil a lui
de son double, Pelles. On l'appelle Pellehan à la fin de I Estoin Dans le Lancelot, où il n apparaît que fort tard, on vient de le dire, il n'a pas encore de nom. Dans la Quête, où il esl question de lui à bien des reprises**, il n'est nommé qu'une seule fois
I . Sommer, 1 . 290; Eiucher, III. 295, note i . La plupart des mas. ajoutent « de Rome - au mol bataille , ce qui me semble une glose inepte pas dans le texte.
8, Potvin, t. 11. p. 157, v, MJ8" ''I : Baist, p. il. v. 3471-75. Mais le L celot-Gr&al n'a pu accepter L'explication par trop plate de Chrétien 1-701 . lequel veul que le roi ■ pêcheur doive ce surnom ;» ce que, depuis sa blessure, il ne puisse trouver d'autre déport que de pêcher <-n bâte
LSEstoire imagine qu'Alain, frère de l'ancêtre de la lignée ,: v pêcheurs », doit son surnom au fait qu'il a péché le poisson miraculeux foisonnant à La table des nouveaux chrétiens :>'il n'a pas été roi pêcheur . Alain a été « riche pêcheur », Cf. plus haut, p. Il
3. Estoire : « et pour le mahaing- qu'il réduit en celé bataille l'apelerenl « t ni t cil qui le connurent le roy mehaignié por ce qu'il ne pot garir de la « plaie devant ce que Galaad le très bon chevalier le voudra visiter : mais u lor sans faille sera il garis 1. -90 .
i. Voy. plus haut. p. •J'J'.i. 235.
">. Pellehan est la graphie du m*. Royal 10 C. XII du Brilish Muséum et du ms. du Mans, Petleam celle du ms. Additionnai 10293 du British Sommer, 1, 290; Hucher, 111. 295 .
6, VI, 13,57, 146, 171, 173, L86, 187, 189, 190, l'.'l. 192.
7. Ne pas trop s'en étonner. Ces! un parti pris ou un procédé «le ne donner de nom à nue foule de personnages, même importants: la mère de
Etude sur le Lanceloi en prose. 16
242 ).i i DE m H M. l-.wu.l.ni i.N n;i»>i
La forme de son nom diffère de celle de ÏEstoire : il est dit Pellinor dans Le passage où La sœur de Perceval raconte à Galaad Les circonstances de son châtiment l.
Il me parait certain que, à cet endroit, l'archétype présentait une difficulté de lecture. Quelques mss. portent Pelles '. ce qui est une visible absurdité. D'autres, sous l'influence du récit tout \ oisin du châtiment du meurtrierde Lambor, substituent lenom de celui-ci : Varlan ;. La lecture Pellinor est assurée : L°parce qu'on la trouve dans deux mss. appartenant à deux ramilles différentes '• ; '2" parce que c'est elle qu'ont eue certainement sous les yeux les trois remanicurs qui ont intercalé dans le Lancelol-Graal le Merlin de Robert de Boron et une suite de leur crû \ 11 n'y a sans doute à la base qu'une mauvaise lecture : Pcllehan a été lu Pelle nor (puis Pellinor) parce que 17i et Yn étaient mal tracés dans l'archétype. 11 y a au moins un autre exemple d'une bévue du môme ordre. Dans YEstoire tous les mss. sans exception ont lu Dro, à un endroit ,j où il fallait lire, sans l'ombre d'un doute le nom de Bron, le célèbre parent de Joseph d'Arimathie et père d'Alain. Un sot, celui qui a inventé l'énorme épisode de Grimaud, s'y est trompé et a fait un sort à Dro considéré comme un personnage différent de Bron 7, absolument comme les continuateurs de Merlin qui dédoublèrent Pellehan et Pellinor 8. Il
Galaacl, la demoiselle qui guérit Lancelot de l'« envenivement » delà fontaine, la demoiselle d'Ascalot, etc.
1. « Voir fu queli rois Pellinor, que l'en apele le roi mahaigné » etc. (VI, 150).
2. Le ms. Addit. 10294, base de l'édition Sommer, et le ms. G. (Royal 14 E. III), du Biïtish Muséum. Ce dernier ayant servi de base à l'édition de la Quesfe donnée par Furnivall, il en résultait une confusion inextricable au sujet du « roi mehaigné ». O. Sommer a démontré dans Modem Philology, vol. V, que la Quête ne fait nullement de Pelles le roi mehaigné.
3. Défiguré en Vrbain par C (Royal 20 C VI), en Parlan par A (Add. 17443.
4. Le ms. fr. 342 de la Bibl. Nat., écrit en 1272, et le ms. R (Royal 19 C XIII). Mais ailleurs (O. Sommer, V, 381, n. 3) R. écrit Pellehen au lieu de Pelles. Dans le Tristan en prose la confusion de ces graphies est perpétuelle. Voy. O. Sommer (dans la Ro/nania, 1907, p. 581, note i , cf. o:ii-'i.vi2 .