‹ Étude sur le Lancelot en proseChapitre 213 sur 326 · rJ · texte numérisé non relu

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i. 111. 159. Sur Lobot, fils d'Arthur roy. Gédéou Huet ckin> la fto/na/iia, \l.lll. 1914, 100.

' . Le plus troublant exemple, celui de la mort de Baudemagu, a été plus haut l'objet d'une interprétation voy. p. 1 0 1 .

8. Ou encore il excite des remanieurs à prendre la plume et à raconter

Si copieux que soit le Lancelot il ne se donne pas comme une Mer des histoires », comme un corpus exhaustif des aventures des compagnons de la Table ronde, mais comme un spicilège, un florilège, des exploits des chevaliers d'Arthur. Grâce à ce procédé, le Lancelot paraît au lecteur du temps se mouvoir dans une atmosphère plus légère en même temps que plus réelle. C'est l'artifice de la toile de fond qui limite la scène tout en semblant la prolonger jusqu'à des horizons lointains.

Au terme de cet exposé, si incomplet, si imparfait soit-il, des procédés d'élaboration et d'exposition de l'œuvre, on ne peut s'empêcher de regretter que l'auteur ne se soit pas plus affranchi de ses modèles, qu'il n'ait pas brassé à fond la matière première de son récit. Sa fidélité, même très relative, aux données de Chrétien, de Wauchier, de Robert de Boron, l'a engagé dans des fourrés inextricables dont il se tire à grand'peine, au prix d'artifices, grossiers ou subtils, mais perpétuels.

C'est le spectacle de ces inconséquences, de ces contradictions, de ces lacunes, de ces négligences, qui a empêché les critiques de s'apercevoir de la profonde unité de l'œuvre. Ils n'ont pas compris que les procédés qui sont mis en œuvre d'un bout à l'autre pour remédier à ces défauts constituent la meilleure des preuves en faveur de l'unité d'auteur. Seul un même cerveau peut, non seulement rassembler les fils entrelacés de l'intrigue, mais encore, et surtout, s'appliquer avec une persévérance inlassable à pallier les antinomies dont le roman fourmille, antinomies nées pour la plupart de la préoccupation de christianiser les motifs typiques fournis par les sources. Au lieu de se pencher sur l'épaule de l'auteur pour suivre le travail sinueux, mais toujours rigoureusement logique, de sa pensée, on a préféré se contenter d'une inspection superficielle et expliquer les difficultés par l'hypothèse si commode de la multiplicité des auteurs et la théorie de rédactions antérieures à l'œuvre actuelle, rédactions « malheureusement perdues ».

Ces théories ont empoisonné 1 histoire littéraire du Moyen Âgîe

ces aventures dont on ne dit rien. Les suites du Merlin nont pas d'autre but(voy. plus loin chap. X, p. 282).

G. Paris, au moins pour le « Perron Merlin », s'est bien rendu compte que la suite du Merlin a pris l'allusion du Lancelot pour point de départ de son récit [Merlin, I, xlvjj, note 1).

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M. us il n'est pas légitime de décomposer une telle <ju'-

le L&ncelol oomme <>n forait d'un conto ou plusieurs thème sont amalgamés presque inconsciemment, s.ms l'empire d'une force comme physique. Procéder de la sorte < est oublier qu'on est en présenoo d'une œuvre littéraire, d'une œuvre où intervient un élément perturbateur <1<* premier ordre, la personnalité de L'auteur. Reste, il est \ rai, la ressource de la faire dispai n la

mettant en pièces. On n'y pas manqué. Attribué a dii ou vingt auteurs, remanieurs, rassembleurs, le Lancelot en tant qu'œuvre littéraire. Alors les chorizontes ont pu opérer impunément sur ce cadavre et le découper en morceaux, grands ou petits, au gré <le leur fantaisie.

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