‹ Étude sur le Lancelot en proseChapitre 238 sur 326 · I . I ..i . ..ni niii.il ion de (iii bei i n'est pas en · texte numérisé non relu

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ci Maurice Wilmotte dans le Bulletin de VAcadémù Belgique, Classe des Lettres, année 1900, |» . I<

Girberl connaît rholomeus, Joseph d'Arimathie, I Crudel etc. Potvin, VI, i > : : i s . \ a vain, Sa emor p. 169), l< périlleux p. I7i 173), la tentation de Perceval p i * i . Mordrel p etc. I m ii li Ilirschfeld p. 119 120 el Nutl |». 110 croient a des emprunts faits par le Aa/ice/ol-Grasi à Girberl ! < - » - — i prendre la contrefaçon ikhii la bonne marque.

3. La chose est d'une parfaite évidence pour quiconque se donnera la peine de lire le tome V p, 150-326 »-t le tome VI p. il >5 <!<• l'édition Potvin. Manessier connaît Hector, Lionel, Dodinel, Sagremor, Baudem • le \\o\ des Cenl chevaliers, Bohort, le château de Corbenic écrit Corbi<

II parle de Nascien, de Sarras, de Mordrain écrit Noordran : il connaît y\onc et la Quête el VEstoire. Dans le final, où il met son œuvre l'égide de Jeanne de Flandre Potvin, t. V, p. 1! <•['. p. l WM »'' , il renvoie à l'écrit scellé tlu roi Arthur conservé à l'abbaye . Salisbury, Invention du LanceloÀ et de la Mort d'Arthur (cf. plus haut, p. 126, I Certains épisodes, comme celui du combat de Lionel el de Bohort dans la Quête VI, 135-138 , sont littéralement copiés par Manessier Potvin, t.Vl 81 101 .11 en va de même du combat de Perceval et d'Hector et de Leur guéi par le Graal t. VI, p. 75 82, 87-100 , imités d'un épisode deVAgravain V, 389-393 . Ces rapprochements, et d'autres encore, n'ont pas échappé aux critiques, notamment à Birch-Hirschfeld op. cit.. p. 109-110, 119-120), mais ils non ont pas tiré les conséquences qu'ils comportent. La continu:

de Manessier e>t un Agravain el une Quête où l'on a délibérément t';iit <li>paraître Galaad. Elle est dépourvue de toute originalité et ne mérite pas la plus légère considération.

Le Lancelot-Graal a été également utilisé par l'auteur du prologue au Conte du Graal de Chrétien, connu sous le nom <¥ Elucida tion Pot\m. t. IL i». 1-43; cf. (1. Pans, dans l'Histoire littéraire de ta France, t. XXX, p. 27 ; L. J. Weston, Sir Perceval, t. 1. 38, 276-282, et dans la Romania,

286 ÉTtJDÈ Sl'fc LE LÀNCÈLOI K.n l'Hosi.

Il en lui du même de L'inconnu qui, à La requête de Jean de Nesles, eu1 L'idée d'écrire en prose un Perceval refondu à L'image de Lancelot et de (ialaad. Il suffit de confronter Le Perlesvâux ' au Lancêlot-Graal pour s'assurer (jue le premier est une libre imitation du second 2. Le Perlesvâux a, en outre, connu et utilisé

I. XXXIII, |>. 333 ; t. XXXIV, p. 100). 11 dépend non seulement de la Quête, mais du Conte des grans dolors, c'est-à-dire du Lancp/o/ (cf. plus haut, p. \l- 13) auquel il renvoie (p. 13-14).

i. Ce roman a été publié en 186G par Potvin au t. I, p. 1-346 de son Perceval le Gallois ou le Conte du graal.

Il a été étudié occasionnellement par bien des critiques, notammpnt par Birch-Hirschfeld, Die Sage vom Graal (1877), p. 123-143 ; Heinzel, loc. cit. [1892), p. 171-178; Gaston Paris, La littérature française au Moyen Age, § 60 et62 ; Romania, XVIII, 588; Journal des Savants, 1901, 708 ; G.Groeber dans le Grundriss, II, 1, 726 ; E. Brugger dans la Zeitschrift fur franzœsische Sprache, XXIX, 78, 138; XXX, 169 note 1 ; XL, 37 et suiv., 47 et suiv. ; J. L. Weston dans Sir Percerai, II, 259, 274 ; passim ; cf. Xotes on the Grail romances dans la Romania, 1914, 411 note 1, etc.

Un ouvrage particulier lui a été consacré par William A. Nitze, The old french Grail romance Perlesvaus, a study of Us principal sources, Baltimore, 1902 (thèse de doctorat de l'Université John Hopkins). Nous n'en acceptons pas les conclusions.

2. Que le Perlesvaus dépende du Graal-Lancelot c'est ce qui crève les yeux. Voici quelques rapprochements : Lancelot, fils de Ban de Benoïc, y figure ; il veut se rendre auprès du roi pêcheur et confesse à un ermite ses relations avec la reine (Potvin, I, 128-130). La généalogie du début (p. 2-4) est une contrefaçon de celle des descendants de Célidoine dans YEstoire. Le roi Pelles figure aux p. 2,3, 209, 336 etc. Claudas aux p. 275, 280, 295, 348. Une nef emporte Perceval comme la nef de Salomon avait fait de Galaad, etc. La source invoquée eslJosephus, cest-k-diveY Estoire, combinée avec le Joseph de Robert de Boron. Si l'étymologie, d'ailleurs inepte, de Perlesvâux est propre à fauteur (p. 19 ; cf. le jeu de mot Par-lui-fel, p. 61, 87, 105), la forme même est empruntée au début du Lancelot où l'on trouve Perlesvâux dans les mss. 768 et 754 de la Bibl. Nat. (voy. Marburger Beitrâge, fasc. II, p. 48; O. Sommer, t. III, p. 21, note 7). Heinzel, auquel nul rapprochement n'a échappé, nie cependant (p. 174) que le Perlesvâux ait connu la Quête et YEstoire. C'est qu'il s'imagine qu'une imitation n'est prouvée que si elle est servile. Nitze s'est fort bien aperçu (p. 25-26) que « the author of the Perlesvâux was not servile to his models ; he changed the material freely to ». Il est regrettable que cette remarque ne lui ait pas ouvert les yeux. Brugger (loc. cit., XXIX, 81), reconnaît que le Perlesvâux a connu le Lancelot en prose, mais il veut qu'il soit antérieur à la Quête (78, 138). Ses conjectures sur la date et la position de ce texte, il faut bien le dire, sont delà dernière extravagance. Cet érudit, qui fait d'excellentes remarques de détail, s'est laissé égarer par l'idée qu'il n'est pas concevable qu'on soit passé de Perceval à Galaad pour revenir ensuite au premier (Zeitschrift fur franzœsische Sprache, t. XXIX, p. 78). L'inanité de cette opinion, qui est aussi celle de J. L. Weston [Sir Perceval, II, 340), a été démontrée par Douglas Bruce dans la Romanic review (III, 1913, p. 450, note 66; cf. p. 462).

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