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Arthur alléché s'enfonce dans la forôl ei tombe au pou voir de gens a postés par le traître ' p, 17-48
Inquiétude de la reine qui sent que tout le monde, y compris le roi, croit \ raie, au fond, l'accusation qui pèse sur elle (p. 18).
I £ Lendemain la fausse < îuenièvre se présente a la cour ef demande Arthur. Peignant de croire que celui-ci se cache dé lo\ alement, elle reprend le chemin de son pays p, i 9 .
Elle y retrouve Arthur qu'elle
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Arthur est entraîné dans
a t'ait mettre en prison au l'abbaye (près de Carduel .
« Château de L'enchantement ".
Par L'effet d'un breuvage elle se rend maîtresse du cœur du roi, si bien que, l'année suivante, Arthur jure d'épouser L'impostrice et con> oque pour Les noces
La fausse ( *ueni<
maîtresse par L'effet d'un hreu-
dii cœur du roi, si | que, quinze jours après, Arthur veut épouser L*impostri< pendant même dans son
1. Récit dramatique: les compagnons du roi ne sont pas des chevaliers quelconques, mais Galehaut, Lancelot, Gauvain, Ywain. Ils entendent Longtemps sonner te cordu roi captif, appelant au secours, mais ne peuvent réussir à le rejoindre .
i l i m. 31 i: 1.1 i.a \< BL01 in PHOSË
(jui doivent avoir Lieu le jour de l'Ascension à Talebre en ( larmelide, Gauvain el Les barons de Bretagne (p. 50-51).
Troublée! guerres privées en Bretagne pendant La disparition d'Arthur. Gauvain est élu régent (p. 51-52).
Les messagers d'Arthur trouvent Gauvain, la reine, Galehaut, Lancelot à Carduel, huit jours après Pâques (p. 53).
La reine confie ses inquiétudes .à Galehaut et lui avoue sa faute envers le roi. G. réconforte la reine (p. 54).
Grande cour tenue enCarmelide, à l'Ascension.
Arthur adjure l'assistance de faire connaître la vérité. Bertolai et les barons de Carmelide jurent que la fausse Guenièvre est la fille de Léodagan et doit être tenue pour la légitime épouse du roi. Arthur circonvenu ne laisse pas se produire l'assertion contraire et demande ce qu'il convient de faire de celle qui Ta fait vivre en état de péché mortel. Galehaut prévient une réponse redoutable en obtenant un répit jusqu'à la Pentecôte. En attendant, la garde de Guenièvre est confiée à Gauvain.
rement il fait L'éloge de La vraie Guenièvre. Accueil triomphal l'ait a Arthur par la population de Carmelide. Arthur convoque pour son sacre et celui de la nouvelle reine, qui doit avoir lieu à Noël en Carmelide, Gauvain et les barons de Bretagne (p. 379-380).
Le messager d'Arthur trouve Gauvain et la reine à Camaaloth un peu avant Noël (p. 380).
La reine envoie chercher (en Sorelois) Galehaut et Lancelot.
Ils arrivent au plus vite à Camaaloth. La reine les met au courant de la situation qu'ils ignoraient. G. réconforte la reine (p. 381-382).
Grande cour tenue en Carmelide, à Noël.
La véritable Guenièvre est calme, la fausse inquiète.
Galehaut a posté des hommes à lui pour protéger la reine au besoin.
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Lancelot, fendant la presse et éoartanl !«■ sénéchal Keu, laisse tomber son manteau et déclare .< Ail bur qu'il cesse de Faire partie de sa mesnie : il fausse le jugement el offre de combattre contre deux el même trois adversaires. A regret Arthur « prend les gages des deux parties p. 59^60 .
Le combat a LieuàBedyngran Le Lendemain îles octaves de La Pentecôte. 1 ranceloi tue les deux premiers chevaliers de Carme- Lide qui Lui sont opposes et n'épargne la vie du troisième qu'à la supplication de la reine (p. 61-66 .
Guenièvre est sauve. Mais Arthur n'est nullement décidé à la remettre sur le trône. Avec la permission du roi elle retire en Sorelois auprès de Gale haut et de Lancelot. Arthur
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Quiconque ,^ oudi uil d< l.i coupable d< vn Lui h i pois cli'\ alii
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Arthur accepl Les g .
el ordonne <pi«- Le combat ail lieu sans plus tarder. \\ anl que Lancelot en \ Ienne aux mains La reine Le baise publiquement .
L. tue les trois chevaliers do Carmelide qui Lui sont opp p. 387-389 .
Elude sur le Lancelot.
ÉTUDE 8UH TX LANCELOT EN PROSE
ne semble regretter que Lancelot (p. 67-72).
A la nouvelle que le roi Arthur a changé d'épouse sans le consentement de l'Eglise, V « Apostoile » de Home excommunie le roi et la Grande-Bretagne. Une nuit, à Bedyngran, la fausse Guenièvre et Bertolai tombent malades d'une maladie que nul médecin ne peut guérir.
Sur le conseil de Gauvain, qui lui fait honte de son inaction, le roi se déoide à aller chasser le sanglier dans la forêt de Camaaloth. Ayant tué le «porc» , Arthur entre pour manger dans un ermitage et s'affaisse. Il croit sa dernière heure venue.
L'ermite, frère Amustant, se découvre à lui (il a été son chapelain jadis) et lui reproche de vivre en concubinage ; élevé dès l'enfance à la cour de Léodagan, Amustant saura reconnaître la véritable Guenièvre.
Une lettre de la fausse reine rappelle Arthur à Bedyngran :
la malade demande à être embarquée pour son pays. Pendant que le roi se rend auprès de Bertolai, qui le fait mander d'urgence, la fausse reine avoue sa fraude à frère Amustant.
Elle répète sa confession au roi à qui Bertolai vient de tout découvrir. Les barons voudraient mettre à mort les traîtres ; Amustant les en dissuade (p. 73-81).
Aussitôt après la victoire de Lancelot sur ses trois adversaires, Arthur fait arrêter la fausse Guenièvre et Bertolai.
Celui-ci confesse être le véritable auteur de la machination:
il s'est servi comme d un instrument de la « demoiselle »
inconnue qu'il a trouvée dans un couvent où elle était depuis son plus jeune âge ; c'est lui aussi qui a fait contrefaire l'anneau. Le roi a pitié de la fausse Guenièvre, mais la sentence
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\ii hur le désire ardemment Subtilité de la reine qui B€ fail imposer ce retour quelle souhaite encore plus \ i\ emenl que le roi. Après bien «les refus concertés Lancelof consenl rentrerdans la • mesnie d Arthur el à i < .l.\ enir compagnon de La Table ronde p v; 85 ,
De La simple Lecture de L'analyse pi ate on peut tirer deux
conclusions : L* B ne représente nullement une condensation d I mais une rédaction différente d'un même récit; - B est littérairement très inféi ieur à A.
Ces deux assertions sont d'une telle évidence qu'elles peuvent se passer d'une démonstration appuyée. 11 suffit ci '1er
quelques contrastes, en laissant au lecteur le plaisir de les augmenter à sun gi
Les procédés de /> sont plus imparfaits : l'entrelacement par exemple et les effets de surprise. Il est plus piquant et plus dramatique que Lancelol apprenne indirectement le danger que
372 ÉTUDE SUR Lfi LANCELOT UN PROSF
court 1.» reine, par Les sages clercs envoyés à Sorhant, plutôt que par un message de Guenièvre, el très tardif, comme dans H. Cette mission des sages clercs entraîne comme conséquence dans -1 L'enchevêtrement des thèmes du songe de Galehaut et de la fausse reine. L'incident de L'anneau fabriqué n'ajoutant rien au dramatique de la situation est supprimé dans .1 comme encombrant. Le songe de Galehaut dans A est présenté d'une manière moins banale, moins simpliste que dans B.
Surtout 1 analyse psychologique, presque absente de B, est très poussée dans A. Si indigné que soit Lancelot de la conduite d'Arthur, il ne se permet pas de souhaiter d'avoir sous le tranchant de son épée le roi en personne pour lui arracher la vie. 11 immole sa passion àl'« honneur » de la reine et, tel qu'un héros de Corneille ou de Mlle de Scudéry, pousse Guenièvre à remonter sur le trône. Le bon Galehaut est désolé ; tout s'arrangeait si bien : Guenièvre répudiée épousait Lancelot et tous trois vivraient heureux en Sorelois. L'attitude de Galehaut en face du coup du sort qui le frappe en ruinant ses châteaux, assez piteuse dans jB, est pleine de grandeur dans A.
La physionomie de Guenièvre, inexistante dans B, est très fouillée dans A : d'abord accablée par le sentiment de sa faute, elle voit dans l'épreuve qu'elle subit un juste châtiment de son péché. Elle a pitié du plus vaillant des champions de sa persécutrice et sauve sa vie. En Sorelois elle met son point d'honneur à se garder digne du roi, qui la traite si odieusement. Et, quand elle est rappelée à la cour, elle s'en remet à ses amis et protecteurs du soin de décider si elle doit accepter. Puis sa malice reprend le dessus et elle use d'une habileté consommée à se faire imposer par Arthur le rappel de Lancelot quelle désire passionnément. Néanmoins A ne souligne pas, comme fait B, les plaisirs qu'elle prend avec Lancelot après son retour à la cour '. A supprime, même comme risqué, et c'est regrettable, le baiser donné publiquement à Lancelot par la reine au moment du combat contre les trois champions de la fausse Guenièvre. Le rôle d'Arthur dans cet épisode est des plus ingrats : il est à la fois féroce et ridicule. B en fait un fantoche sinistre, sorte d'Ubu roi, jouet d'une coquine qui le domine après quinze jours seule-
\. Dans B (v. 390, 1. 34) Guenièvre pousse l'imprudence jusqu'à déclarer à Lancelot qu'elle est sienne « oiant lo roi ».
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frère Imustant es! uni réplique el d Vdragain li Brun ei d i dhomme qui b moi igém \ 1 1 hur au > olume p ni
compter que littérairement il i a un abîme entre I i B
el le sombre el tragique épisode de la on de M Hélie
dans i
/»' ne saurai! être un abrégé de I Vucun remanieur, li obtus fût-il, ayant .1 sous les yeux, ne lui aurait substitui 8 purement et simplement '. D'ailleurs /»'. répétons le, n'abrège pas, ne oondense pas i. il ,-si différent de 1 \ plus forte raison est-il impossible que ce soit l'auteur lui même qui, ipi des pages excellentes, les abîme b plaisir pour les • tiers,
Mais si B n'est pas un abrégé de .1. il ne peut être que l'ébauche de .1, autrement «lit il est antérieur a A. C'est 1 qui a transformé en une œuvre littéraire un récit qui n'est qu'une sorte de brouillon, de canevas. Et que l'auteur de I soit le même que l'auteur du reste du tome l III du Lancelot, auquel il se relie sans solution de continuité dans tous Les manuscrits ce que personne n'osera contester : L'esprit et les p' j, le
style sont identiques de part et d'auto
11 n'est pas douteux non plus que .1 soit de la même main que le reste du tome II (IV). A, en effet, n'est pas un épisode isolé, sans liaison avec ce qui suit. La Charrette^ qui commence seulement à la page 155-156, est minutieusement préps plication, d'ailleurs misérable, de forigim exil- - du royaume de Gorre, et par l'apparition du personnage de Méléguant qui se prend aussitôt d'une haine violente contre Lancelot. Et Méléaguant est introduit par son père Baudemagu, roi de Gorre,