‹ Étude sur le Lancelot en proseChapitre 301 sur 326 · Sommer, IV · texte numérisé non relu

Sommer, IV

2. Rappelons ici que dans la prédiction faite à ce sujet par maître Hélie de Toulouse dans le Songe de Galehaut, prédiction ignorée d'ailleurs par Lancelot, aucun nom n'est prononcé, car le savant clerc avoue lui-même ne pas le connaître. Il n'y est pas question de la lignée de Lancelot dont doit descendre le bon chevalier, mais il est dit déjà que celui-ci sera chaste et vierge et qu'il surpassera son père en chevalerie comme le lion surpasse le léopard (voir Sommer, IV, 25-7). Pour l'achèvement de l'aventure sur la tombe de Siméon, voir la Quête du Graal, éd. Sommer (VI, 185-6) : dès que Galaad s'approche de la tombe du malheureux Siméon, les flammes s'éteignent, car il n'y avait en lui « nul vil péché », et la voix de l'ancêtre se fait entendre, rendant grâce à Dieu de la fin de son martyre et remerciant le jeune héros qui lui apporte la délivrance. Mais Siméon ne parle pas au fils de la visite manquée de son père, peut-être par délicatesse, pour ne pas avoir à flétrir le feu de « luxure » qui brûle en Lancelot.

i u CI

l piaod nt n'ont ri»

■ .u. i mm le petit -li 1 1, i ,- . - 1 1 1 1 . I in< elol el la dem< >i nlle qui nom

Or vous pri iou 1.1 1 1 il par la i

ne le die u nullui uroi eaploil ié de m i que itc ou bien ou m i H m «• i | . m cheti il jou li- « — f.ui elle que |-'U m- le dirai qu «il on ,nis>i bien der l 01 li t b en qui elle <■ i el i imim aprèi lui par la proiere de la di '.

I /intérêt se i . 1 !-\ e m moment de l'an ivée d de Gorre, ou plus exactement devant le Pont de II lont

Chrétien de Troyes noua (l«>nnc une description que nous t> vons développée ailleurs dans le roman en prose Le | montre les chevaliers qui aocompagnent I incelot tremblant peur pour lui et le suppliant de renoncer a sa Folle enti En riant, toujours Impavide, il leur répond qu'il n et qu'il préfère « mourir que retorner I i d< ïsus il s sur la passerelle tranchante s garant dolor genous et ses mains sont en sang, mais

Mes toi le rass* >age el sainne Amors qui le conduit et mainne, Si U est tôt a b< »frir doui

Des fenêtres dune tour, sur la rive opposé* Baudemagn et Méléaguant . animés par des sentiments bien différents, surveillent la traversée périlleuse de l'inconnu. Ici se place, dans le poème de Chrétien, le portrait qu'il esquisse de Méléaguant, le traître * qui avoit un cuer de fust . Le père s'efforce en vain de décider son fils intraitable à rendre sa belle prisonnière au « miaudre

1. Sommer, IV, 177-8. Rapprochons ce p ss g de celui du vol. IIL p. 152, où une autre demoiselle, qui suivait également Laurel.. t sans le connaître, apprend son nom quasi de la même manière, quand il soulèv< Lame sur la tombe où il trouve L'inscription du vainqueur de la I>ouloui Garde. C'est là une confirmation îles rapports existant entre ces Jeux épisodes qui se font pendant dans le Gklehaut et la Charrtt

2. Dans la partie qui précède la Charrette propre Sommer, I\ . I -♦" .

Page 1