‹ Étude sur le Lancelot en proseChapitre 86 sur 326 · I -lof . qui · texte numérisé non relu

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Il Paul rapprocher de cette prière Les recommandations touchant Lionel et Bohorl faites par Léonce d< Pai me à la Dame du I

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Bavons par lo tesmoign des Bscriptures qu'ele et r sont

cendn del haut lignage au haut roi Davi, ne nos ne Bavons 1 com grant chose il porroient ancores monter, eu- ce savons nos bien qu an la Grant Bretaigne atandent tuit a estre délivré des merooilles et des aventures </ui i avienent p;ir un qui sera <Icl lignage a la mer< anfanz. Por ce porroient encor tenir <v greignor choit que Van ne cuide -.

l\r. Si, à deux reprises, apparaît le nom du roi Pelles descendant de Joseph d'Arimathie, el celui de son 01$ Galaad, croit-on que ce soit sans arrière-pensée?

•V. Enfin, n'est-il pas de tonte évidence que, si, des la S1' ligne de la l"' page l, on nous dit que le vrai nom de Lancelot, s

1. Éd. Gerhard Brfiuner dans les Marburger Beitrigel fasc. II, 19, -20; éd. Sommer. 111. 13, 1. i. et J0, 1. 33.

2. Éd. Heinrich Bubinger dans le« Marburger Beitrige, fa>c. VIII, 3i; éd. Sommer, III, 88, 1. t-12.

3. Sommer, III, 3. Cf. IV, 176 : u Ne tu n'as mie a non Lancelot en bap- « tesme, mais Galaad, car tes pères te fi s t ensi apeler après son père qui ensi'

a voit a non » (cf. V, 243, note 2 .

nom de baptême* était Galaad ', on a une intention? Il n'est pas besoin de sorcellerie pour deviner que ce nom de baptême, qu'il ne mérite pas de porter 2 (Galaad étant certainement un nom mystique :j), un autre le gardera jusqu'au bout, son fils.

Toutefois, il ne demeure pas moins certain que, en un passage tout au moins, le même tome Ier nous donne Perceval comme celui qui mènera à fin les aventures, qui s'assoiera au siège périlleux et fera la conquête du Graal 4.

Gomment sortir d'une contradiction aussi flagrante?

Il y a un moyen à la portée du premier critique venu, moyen qui consiste à admettre qu'il existe une première rédaction où le Graal n'apparaissait pas ou bien avait pour héros Perceval. Un interpolateur aurait ensuite semé après coup quelques passages destinés à préparer le changement de protagoniste pour raccorder ce tome Ier aux suivants.

Je me suis interdit ce procédé commode. L'application à l'histoire littéraire de l'adage politique « débarrassons-nous de ce qui nous gêne » me paraît horriblement dangereux, quand il n'est pas autorisé par la comparaison très prudente des mss., de la langue, de l'esprit.

Autrement on risque de substituer aux textes que nous voulons pénétrer des constructions de notre fantaisie. L'explication à jet continu des difficultés par le système des interpolations c'est la porte ouverte à toutes les chimères. On enfourche l'hippogriffe qui vous entraîne dans les régions éthérées des « textes

1. Le nom de Galaad se rencontre à plusieurs reprises dans la Bible. Laissant de côté les passages où il s'entend d'une contrée, il est impossible de ne pas remarquer que dans les Nombres (xxvi, 30-33) et les Paralipomènes (I, vu, 15-17) paraît un Galaad, fils de Machie, petit-fils de Joseph.

L'étymologie celtique de Rhys (Arthurian legend, 166, 169; ne vaut même pas l'honneur d'une réfutation.

2. Lancelot a perdu le nom de Galaad « par escaufîement de luxure ». Ce nom sera « recouvré par cestui [son fils] par abstinence de char » (V, 114).

3. L'auteur, qui est un ecclésiastique à coup sûr, ne peut pas ne pas avoir lu le chap. xxxi de la Genèse où « Galaad » est expliqué par « monceau du témoignage » (et s'oppose à « pierre de scandale »), et a pour équivalent Miçpa « parce qu'il est dit : l'Eternel sera présent entre nous (Jacob et Laban) alors que nous serions cachés l'un à l'autre». Mais on ne voit pas comment l'auteur a pu tirer de là que Galaad doit être le nom du pur des purs.

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