TURIN
ARCHIVES d’ÉTAT.
M’étant adressé à M. le chevalier V. Promis, directeur de la Bibliothèque particulière de S. M. le roi d’Italie à Turin, pour savoir si la collection confiée à ses soins ne renfermait pas l’un ou l’autre des manuscrits offerts par Grimaldi au duc de Savoie, j’ai reçu de lui la lettre qu’on lira ci-dessous. Je ne saurais mieux faire que de la reproduire en entier, en exprimant publiquement à ce savant distingué ma vive gratitude pour la parfaite obligeance avec laquelle il a répondu à ma demande , ainsi que pour la précision de ses renseignements :
« Dans la bibliothèque de S. M. ne se trouve aucun ouvrage de Jacques Grimaldi. J’ai pourtant eu connaissance d’un manuscrit de cet auteur qui est conservé aux archives d’Etat de Turin, et dont je vous donne ci-joint la description et le titre. G’est un volume petit in-folio, relié en parchemin, avec fleurons en or. Les deux premiers feuillets sont blancs, le troisième porte l’écusson colorié de notre cardinal Maurice de Savoie, fils du duc G. Emmanuel Ier, et le titre rouge et noir que voici :
» De Garola Lusignana regina, Ludovici de Sabaudia, llierusalem, Gypri, et Armeniæ regis carissima conjuge, in Vaticana
RECHERCHES
basilica sepulta , nonnullæ mémorisé, ad serenissimum principem et reverendissimum dominum dominum Mauritium de Sabaudia, sancti Eustachii diaconum cardinalem amplissimum. Romæ. Anno MDCXXI.
» Après deux autres feuillets blancs vient une lettre de Grimaldi, adressée au cardinal et commençant ainsi : « Serenissime princeps etc. Jacobus Grimaldus Yaticanæ basilicæ humilis clericus salutem plurimamque felicitatem. » Cette lettre est datée de Rome, 1er mai 1621. L’auteur y expose qu’ayant promis en 1620 au prince Thomas, son frère, de réunir quelques notices sur Charlotte de Chypre, il lui dédie à présent son ouvrage. A cette lettre succède la table des matières, puis un autre feuillet blanc, et enfin le texte, qui occupe les feuillets numérotés 1 à 13. Au f° 6 on voit le dessin d’un tableau de l’hôpital du Saint-Esprit, représentant la reine aux pieds du pape Sixte IV. Au fol. 8 se trouve le portrait en couleur delà princesse, d’après le même tableau,
» Voilà, Monsieur, tout ce que j’ai pu trouver sur Grimaldi. Si ce n’est pas beaucoup, vous y verrez du moins la preuve de ma bonne volonté. »