‹ Étude sur le marché monétaire de Changhaï: au début du XXe siècleChapitre 28 sur 115 · DÉPOTS · texte numérisé non relu

DÉPOTS

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(65) Revue franco-chinoise, 4° trimestre, 1931, p. 306.

La régression des dépôts et des avances pour le compte du Gouvernement entre 1929 et 1930 est le résuitat du changement de son caractère.

>. — Banque des Communicalions. — La Banque des Communications fut créée et organisée par la charte du gouvernement de la dynastie Tsing (1644-1911), le & décembre 1907, au capital de 5 millions &e taëls, dont le gouvernement possédait les deux cinquièmes (66). Le but de cette institution était le financement des travaux entrepris pour l’amélioration des moyens de communication existants et la création des réseaux projetés (67). Cærte charte de 1907 fut modifiée en 1914 à la suite du changement de régime, et c'est à ce moment que le capital autorisé fut porté à 10 millions de taëls (68). Elle fut durement éprouvée par la Révolution de 1911, et la déclaration du cours forcé de 1916. Mais sa succursale de Changhaï pouvait se maintenir parmi tous les troubles politiques. Les années qui s’écoulèrent ensuite jusqu'à la réorganisation du 17 novembre 1928 furent marquées principalement par une lutte avec la Banque de Chine, chacun des deux Etablissements prétendant également recevoir,

à l'exclusion de l'autre, les fonds du Trésor. Les difficul-

(66) Tchong-kouo-gnien-Kien. (The China year Book), N° I, P. 791.

(67) Voir la pétition du Ministère des Communications à l’Empereur au mois de novembre 1907, pour établir la Banque des Communications.

(68) Heon Héon-pei. Tchong-kouo-kin-Tai-king-lsi-fa-tchen-che,

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tés inhérentes à cette dualité furent résolues par la création de la Banque centrale de Chine.

Actuellement, la Banque des Communications est constituée d’après la charte du 16 novembre 1928 qui la réorganise avec le caractère d'une banque industrielle (69) ; le capital de 10 millions de dollars est divisé en 100.000 actions dont les deux cinquièmes appartiennent au gouvernement (Art. Il), et le solde a été placé par émission dans le public. Débarrassée de toute influence politique, la Banque des Communications se consacre au développement industriel aussi bien qu’à celui des transports. Le chiffre des dépôts dépasse sensiblement celui de la Banque Centrale de Chine, D’après l’article VI de la Charte de 1928, elle peut encore recevoir ou financer une partie des fonds du Trésor. Le privilège d’émission est aussi conservé (70). Son organisation ressemble en général à celle de la Banque de Chine. Mais le système de couverture des billets de Banque est un peu différent. Depuis 1923, la Chine entière est divisée par elle en cinq districts d'émissions dont chacun dispose au centre commercial d’une caisse centrale de réserve des billets émis, dans le but de les rembourser dans chaque district respectif. Ce sont les caisses de

réserves de Tien-tsin, de Changhaï, de Hankéou, de

(69) Article I de la Charte de la Banque des Communications de (70) Article VII de la Charte de la Banque des Communications

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Moukden et de Harbine (71). D'après le rapport du Comité des Censeurs chargés de contrôler les réserves métalliques et de garantie de la Banque des Communications au 19 septembre 1931, le montant des billets émis par elle dans le district de Changhaï a atteint 44.826.269 dollars (72).

Une fraction du capital de la Banque de Chine et de la Banque des Communications, au caractère semi-officiel, est retenue par le gouvernement, tandis que la Banque Centrale de Chine est un véritable Institut officiel ou « Gouvernement Bank », non seulement complètement sous le contrôle du Gouvernement, mais en fait sa propriété. Viennent ensuite les banques dont une partie du capital a été fournie par un Ministère, par exemple, ia Manufactures Bank, qui se trouve sous le parrainage du Ministre de l'Industrie, du Commerce et du Travail. Dans la même catégorie d'établissements, on envisage la création de Banques Nationales pour la navigation et pour l’agriculture.

C. Banques Commerciales. — «Le banquier du commerce est un intermédiaire entre les capitaux qui cherchent un placement et le travail qui cherche des

capitaux, ou comme nous l'avons dit ailleurs, un mar-

(71) Tchang Kià-siang. Tehong-houa-pi-tché-che ; (Histoire du Système Monétaire de la Chine), 2° édition, pp. 145-146. (72) Ying-hang-lcheou-pao ; (The Bankers’weekly) N° 919, appen-

dice, n. t.

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chand de crédit (73) ». Îl est très nécessaire pour faciliter le commerce. Depuis l'ouverture du port de Changhaï, ce marché se développe rapidement et les banques étrangères se sont établies successivement, tandis que notre mécanisme monétaife n'avait encore d’autre banque que les indigènes, comme nous l'avons dit plus haut. Vers la fin de la dynastie Ts’ing, quoique quelques banques commerciales chinoises existassent déjà, elles étaient loin d'être suffisantes pour faire face aux demandes du marché. C’est pendant les vingt dernières années que les banques modernes chinoises ont pris un développement énorme. Actuellement, d’après le recensement de 1925, il y en à près de quatre-vingts, dont treize y ont leur siège social et n'ont de succursale dans aucune autre ville ; huit y ont leur siège social et des succursales dans d’autres villes, et les autres sont les succursales de banques qui ont leur siège social dans d’autres villes (74). Parmi eiles, il y en a qui font des opérations générales de banques commerciales, comme la « Tung Lai Bank », la « Yung Heng Banking Corporation », la « National Commercial Bank », la « Commercial Bank of China ». etc. Les autres, comme la « Bank of Canton », la « Bank of East Asia », la « Industrial and Commercial Bank », lo « China and South Sea Bank », la « Chung Foo Union

Bank », etc., considèrent le change extérieur et intérieur

(73) J. G. Courcelle-Seneuil. Les opérations de Banque, 13° édition, p. 168.

(74) Yang ying-pou. Chang-haï-kin-yong-lsou-tcheu-kai-yao ;

pp. 10 et Tr7.

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comme leur principale opération. En même temps, il n°y manque pas de banques commerciales qui font aussi les opérations d'une Compagnie de consignation et de la Caisse d'épargne. Nous faisons ci-après un tableau des principales banques commerciales *à Changhaï et envisageons leurs conditions générales en 1930 (75) : Bo at D de de es EUR Mann bdd nd Dépôts (76) | Réserves

(en doll.)

Capitaux ver-

Banques î sés (en &j)

(en dollars)

The National Commercial

Bale: re rte 2.500.000 | 56.579.744 1.904.027 Chekiang Industrial Bank 2.000.000 | 37.333.945 1.900.000

Shangaï Commercial and Savings Bank ar 2.500.000 83.282.260 2.000.000

Ningpo commercial Bank.

Yien Yieh commerc. Bank

WW 1 = NN S =

Chung Foo Union Bank...

Kincheng Banking Corpo-

TATION ANT NE 7.000.000 67.387.262 2.210.000 The National Industrial

BankrofChinameett 3.507.400 | 34.475.098 828.204 China and South Sea Bank 7.500.000 | 65.797.243 1.250.000 Ho Hong Bank.......... 4.000.000 | 16.363.158 | 1.000.000 Kiangeueban ke PE EE Eee 1.000.000 8.047.427 126.479 Ban RofPast AR ere 5.000.000 | 17.879.736 = l'unptlaiiBain KE Eee 3.000.000 | 10.620.537 261.000 Thé Commercial Bank of

China ECS ER a 2.500.000%! 11.676.972* —

= L = > —— < #2 Le =

(*) en taëls de Changhaï.

(75) D'après leurs bilans respectifs au 31 décembre 1930. (76) Les chiffres indiqués comprennent les dépôts à échéances

fixes les comptes-courants créditeurs et les dépôts sur demande.

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