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En dehors de la Banque de Chine, et de la Banque des Communications, sur le marché monétaire de Changhaï, les banques commerciales indiquées sur le tableau ci-dessus sont les plus prospères des banques modernes chinoises. La « Commercial Bank of China » est la plus vieille banque commerciale de Chine, établie en 1897 (77). Au début, une partie des actions appartenait au gouvernement. Plus tard, elle devint une banque commerciale par actions. La « Shanghaï Commercial and Savings Bank » s'établit en 1914. Au commencement, le capital n’était que de 100.000 dollars chinois. En raison du développement de ses opérations, le capital a été porté à 2.500.000 dollars. Vers la fin de l’année 1930, le montant de ses dépôts atteignait 83.282.260 dollars. C’est le chiffre le plus élevé des banques modernes chinoises sur ce marché en dehors de celui de la Banque de Chine et de celui de la Banque des Communications. La « Chekiang Industriel Bank « et la « National Industrial Bank » portent le titre d’industrielles. Mais parce que l’industrie est peu développée en Chine elles se consacrent à des opérations commerciales. En outre, sur le marché monétaire de Changhaï, les opérations commerciales et d'émission sont combinées dans treize banques (78) la « China and South sea Bank », la « National Commercial Bank », la « Ningpo Commercial Bank », la « Indus-
trial and Commercial Bank », la « Industrial Develop-
(75) Siu Ki-king. Chang-haï-king-yong-che, 9° édit,, p. 95.
(7) Yang Ying-pou. Yang-lchou-lchong-kouo-kin-yong-liun
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ment Bank », la « Commercial Bank of China », la «National Industrial Bank », la « Agricultural and Industrial Bank of China » et la « National Commercial and Savings Bank », auxquelles il faut ajouter les trois banques officielles et semi-officielles indiquées plus haut. D'autre part, les banques commerciales font en même temps lesopérations des caisses d'épargne. Depuis vingt ans, cette opération se développe rapidement. À presque la moitié des banques commerciales chinoises à Changhaï sont rattachées des caisses spéciales d'épargne. Au début, le capital de cette opération était généralement compris dans le capital général de la Banque (79). Depuis six ans, la condition s’est beaucoup améliorée. Les caisses d'épargne des banques commerciales, comme la « National Commercial Bank », la « Shanghaï Commercial and Savings Bank », la « Chekiang Industrial Bank », la « National Industrial Bank of China » et la « Kiangsu Bank », etc., ont leurs capitaux indépendants. Quant aux « China and South Sea Bank », « Continental Bank », « Kincheng Banking Corporation » et « Yien yieh Commercial Bank », elles ont constitué ensemble une caisse d'épargne au capital d'un million (8o).
in revanche, il est intéressant de regarder Ia prospérité des banques purement chinoises opérant suivant
les méthodes étrangères, mais adaptées aux conditions
(79) Yang Ying-pou. Yang-lchou-tchong-kouo-kin-yong-liun. DR2 011
(So) Siu Ki-kiag. Ghang-haï-kin-yong-che, p. 72.
commerciales et écohomiques de la Chine. « La Banque de Canton, pour l’année se terminant le 31 décembre 1929, sur les bénéfices de $ 1.396.39b,70 (somme qui comprend un report de l'exercice précédent de & 15.992,26), après avoir mis $ 1bo.000 au fonds de réserve et $ 500.000 à celui'des créances douteuses, déprécié le compte mobilier de $ 1.941.,15, le compte fournitures de bureau de $ 11.741,33, et celui de l’organisation des agences de $ 86.006,50, déclara un dividende de $ 2,40 par action sur le capital versé, plus un bonus aux employés et directeurs de $ 86.060,50 et, finalement, reporta $ 106.843,22 en compte nouveau » (81).
La même année, la « Chekiang Industrial Bank » annonça un bénéfice de $ 681.813,45, soit près de 38 % du capital versé, $ 1.800.000 (en 1929); après diverses dépréciations se montant à $ 260.273,o1 et laissant une balance de $ 41.540,44, la Banque a déclaré un dividende de 12 % absorbant $ 216.000, ajouté $ 100.000 à divers fonds de réserves, distribué $ 103.461,32 en gratifications aux directeurs, employés, etc... et reporté $ 46.179,30 au compte nouveau (82). Quant à la « Sanghaï Commercial and Savings Bank », sur un capital versé de $ 2.500.000, elle a réalisé $ 272.641,46 de bénéfices pendant le premier semestre 1929 et $ 313.482,09 pendant le second. En outre, elle à payé un dividende intérimaire, sur le premier semestre, de
n % et à la mi-année placé $ 80.000 à divers fonds de
(81) La Revue Nationale Chinoise, 14 avril 1930, N° r1, p. 596.
(82) Compte-rendu de cette banque de 1929.
réserve (83). Toutes les autres banques commerciales réalisent des bénéfices à peu près semblables
Au cours des vingt années où la puissance des banque modernes chinoises a pénétré dans le marché de Changhaï, les Banques commerciales dnt pris peu à peu la position occupée par les banques étrangères, d’une part, et les banques indigènes, d’autre part. C’est un phénomène extraordinaire de cette évolution.
En dehors des banques énumérées ci-dessus, il existe une banque provinciale, la « Kiangsu Bank », et quelques banques à caractère spécial, comme la « Kiangsu pawnbrokers Bank», la «Frontier Bank», la «Bank of Labour and Agriculture of Shanghaï and Paoshan », et la « Chekiang Pawnbrokers Bank », etc... Mais la majeure partie de leurs opérations est encore consacrée aux affaires commerciales, par suite du faible développement de l’industrie dans notre pays. La banque provinciale « Kiangsu Bank » offre une particularité : elle reçoit les fonds du trésor du gouvernement provincial de Kiangsu (84). Ainsi, actuellement, sur le marché monétaire de Changhaï, les banques ayant un caractère spécial, en dehors
des trois catégories dont nous venons de parler, n’ont pas
une grande influence.