‹ Étude sur le marché monétaire de Changhaï: au début du XXe siècleChapitre 33 sur 115 · taëls à laquelle chaque banque verse au · texte numérisé non relu

taëls à laquelle chaque banque verse au

(96) Yang Yin-pou. Chang-hüi-kin-yong-tsou-lcheu-kai-yao, pp. 143-144.

(97) Ibd. n. 144.

(98) Articles IV, V, X du Règlement de réserves publiques du

Syndicat des Banques de Chang-haï.

moins 10.000 laëls. Si une crise apparaît, chaque membre peut demander au Syndicat de lui prêter sur nantissement (98). Cette réserve est très utile aux membres pour leur éviter les crises du marché, puisqu'il n'existe pas de banque centrale assez puissante*pour remplir cette fonction. En outre, le Syndicat a constitué une Comrission chargée de fixer les cours de change de toutes les sortes de monnaies. Cette fonction a été remplie par le Syndicat des Banques indigènes. Le Syndicat des Banques modernes chinoises à donc constitué cette commission pour maintenir ce service. Quoi qu'il n’ait pu réussir encore, dans l'avenir, par suite du développement de ses opérations, il aboutira certainement.

Deuxièmement : des consorliums de banquiers ont été organisées. Pour faciliter l’industrie et les établissements gouvernementaux, les banquiers chinois de Changhaï ont, depuis 1920, organisé trois fois des consortiums pour prêter de l'argent : 1. Consortium des banquiers pour prêter de l'argent à l'Hôtel de la Monnaie de Changhaï, en 1921 (99); 2. pour permettre au Ministère des Communications d'acheter des trains, en 1921 (100) ; 3. pour l'émission d'obligations de cinq compagnies de défrichement de Toung-Tai, en 1921 (101). Le total des prêts de ces trois consortiums a atteint : 13.500.000 dol-

(99) Chang-haï-ying-hang-kong-houei-che-yi-che (stoire de l'Assccialion des Banques de Chang-haï), p. 87.

(100) Ibd. p. 125.

(xo1) Ibd. p. 10b.

(io) Ying-hang-lcheou-pao : (The Bankers'weckly) N° 53%,

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lars. Depuis que le gouvernement central à été établi à Nankin, le montant des bons gouvernementaux souscrits a atteint plus de g.760.000 dollars (102) dont la plus grande partie a été souscrite par les banquiers de Changhaï. C’est aussi un,phénomène trè important de l’évolution de ce marché.

En outre, il n'ÿ a pas de Chambre de Compensation des banques modernes chinoises. Cette fonction est remplie par celle des banques indigènes. En 1922, le Syndicat avait proposé d'en établir une et organisé une Commission spéciale pour la préparer. À cause des habitudes commerciales, cette Chambre n’a pu être encore réalisée quoique cette proposition ait été reprise en 1925 et 1926 (103).

Grâce à leur coopération, les banques modernes chinoises peuvent d'une part, développer peu à peu leurs opérations et, d'autre part, maintenir leur position parmi

les banques étrangères et indigènes.

(103) Tchou Ping-yuen. Houo-pi-ying-hang-hio, pp. 193-196.

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