Vérification du service
douanier chinois de 1895.,,....... » = JUDO » 3. Évaluation de H. B. Morse .....… le 10 D OU k. Évaluation de M. Bouleau........ Die — 04 000 5e > LENS pallier D — 15091040 »
D’après les variations du taël de Tsao-ping (104), indiquées ci-dessus, nous pouvons l’évaluer en taëls de
Changhaï suivant ces Variations (105) :
(102) The China Year Book, 1931, p. 396.
(103) Yang Yin-pou. Yang-lchou-tchong-kouo-kin-yong-liun, p.
(104) Tchang Kia-siang. Tchong-houa-pi-tehé-che, 9° édition, p. 68.
(105) Yang Yin-pou. Yang-lchou-tchong-kouo-kin-yong-liun p.
1] 069.690 XX. 916.666 — 518.555 grains 2 009-0910 XX 01916.-666.: = 518.501 »
3°) HO OCDE 0916666 2— 518.512 »
Telles sont donc les variations du taël de Changhaï. Quel est le poids exact du taël de Changhaï ? Jusqu'alors, nous ne le savons pas. Sur un marché monétaire aussi important que celui de Changhaï, il n’y a pas de monnaie de compte ou légale ayant un titre ou un poids exact. N'est-ce pas dangereux ?
D'une part, l’étalon argent ne peut maintenir sa position, et la Chine ne peut éviter les pertes résultant de la dépréciation de son prix. D'autre part, le taël de Changhaï à de nombreux défauts que nous venons d'indiquer. Comment ce taël peut-il désormais mainte-
pir sa puissance sur le marché monétaire de cette ville.
VIT. — Mouvement en faveur de l’abandon du taël
et les difficultés qu'il rencontre
Depuis des années, la question de l'abandon du taël est posée. On sait que c’est le premier pas pour aboutir à une réforme révolutionnaire de la monnaie en Chine. « Si le taël n’est pas abandonné, les dollars d’argent ne peuvent éviter d’être une sorte de marchandises, parce qu'il y a un cours de change fluctuant autour du taël sur lequel l'Hôtel de la Monnaie fait des opérations réalise des profits et les commerçants étrangers spéculent. Chaque fois que le cours de change du taël avec
les dollars monte, le marché monétaire subit une crise
sévère. Le taël est, en tout cas, un grand mal pour le système financier de nos pays » (106) ; c'est pourquoi quelques villes importantes de la Chine l’ont déjà aban donné. Ce furent d’abord quelques villes de la province de Kiang-si (107) ; ensuite, Amoy, Ningpo, Moukden et Swatow (108). Depuis dix-sept ans, ce mouvement produit un grand cffet sur Ja réforme monétaire de la Chine. La sixième année de la République chinoise (1917), un membre de Ja Chambre de Commerce de Chang-haï, M. KSou, avait proposé de fixer le dollar d'argent comme monnaie principale de ce marché (r09). En 1921, l'Association des Banques de la Chine adressa au (souvernement une pétition pour demander l’abandon de tous les taëls de Chine (110). Au mois de mars 1928, le gouvernement provincial de Tche-kiang le demandait aussi au Gouvernement central. L'année dernière (1931), notre Gouvernement avait projeté d’unifier le système monétaire de la Chine et d'abandonner tous les comptes en taëls (111). D'autre part, des
professeurs et des experts propagent ce mouvement.
(106) Pétilion de l'Association des Banques de Tien-tsin au gouvernement pour demander l'abandon du taël. Voir « Fei-liang-kaiyuên-wen-ti », p. 1.
(107) Fei-liang-kai-yuên-wéên-ti, p. ho.
(roS)Mibd An'197,
(109) Kin Kouo-pao. Tchong-kouo-pi-tché-wen-ti, p. 20.
(110) Fei-liang-kai-yuên-wén-li ; p. x.
(ir1) Ying-hang-lcheou-pao ; n° 703 ; Enseignement économi-
que intérieur. p. 1.
te
Mais jusqu'alors ce plan n'a pu être appliqué, parce qu'il rencontre deux grandes difficultés.
a) Difficulté résullant de l'opposition du service
douanier maritime.
La septième année (1918) la Commission de réforme des droits des douanes maritimes avait proposé de percevoir les droits en dollars ; mais l’Inspecteur géné ral de la Douane maritime refusa son adhésion, déclarant qu'il fallait attendre la réforme monétaire de la Chine. À moment-là, deux raisons s’y opposaient encore : d'abord, pour percevoir des droits des douanes maritimes, il faut l’assentiment des étran gers, mais les gouvernements étrangers doivént, au préalable, obtenir la permission des banques étrangères, parce qu'elles font des opérations de dépôts des droits de douane pour garantir les dettes étrangères (112). Ensuite, pour l’abandonner, il faut pouvoir prouver exactement que des droits perçus en dollars sont plus forts que ceux perçus en taëls. « L'année dernière (1931), le Ministère des Finances du gouvernement chinois comptait employer les dollars pour la perception des droits des douanes maritimes ; et l’Inspecteur général des douanes maritimes S'y opposa encore et donna deux raisons pour maintenir le système du taël
Premièrement : « Le titre des dollars d'argent est multiple et les comptes sont généralement basés sur
celui des monnaies secondaires d'argent, ou sur les dol-
(112) Kin Kouo-pao ; Tchong-kouo-pi-tché-wén-ti, p. 222.
lars proprement dits. Quelquefois, le dollar est évalué audessus de sa valeur réelle.
Les douanes maritimes perçoivent des droits d’après les dollars de chaque port. il en résultera une grande perte. Mais s'ils sont perçus d’après les dollars fixés par la loi, il y aura Ià d’autres difficultés. »
Deuxièmement : « La perception des droits en taëls est très juste pour les deux parties : percepteur et payeur. Les dollars auront été convertis en taëls au moment du compte ; et cela n’empêche nullement l’unification des dollars chinois d'argent » (113).
Ces raisons énumérées, pour maintenir le système du taël, ne sont que des prétextes, pour garder un système qui laisse sans doute des profits ; nous ne voulons pas les critiquer ici.
b) — Opposilion des banques indigènes
Chaque fois que les Banques modernes chinoises proposaient d'abandonner le système du taël de Changbaï, ce sont des banques indigènes qui, les premières, sy sont opposées parce qu'elles ne veulent pas perdre les profits résultant des cours de change entre le taël et le dollar, d’une part, et les intérêts résultant des dépôts de taëls, d'autre part (11/4). « D'après l'habitude commerciale de Changhaï, l'intérêt n’est donné que
pour les dépôts de taëls et rien pour ceux de dollars. Si
(118) Ying-hang-lchéou-pao 3; (The bankers’weekly), Ensecignement économique intérieur, n° 703 Dee
(114) Ma Ying-tsou, Kiang-yen-tsi, vol, », 5° édition, p. 116,
CÉRRISre
nous déposons 10.000 dollars dans les banques indigènes, il nous faut d'abord les convertir en taëls d’après Île cours du changé. Si le cours du change est de 0.734125 taël pour un dollar, 10.000 dollars égalent 7341.25 taëls de Changhaï. Généralement, les trois derniers chiffres (125) sont négligés et, sur le “compte de ce dépôt, on n'inscrit que 7.340 taëls de Changhaï ; par conséquent, la Banque indigène peut gagner 125 taëls sur ce compte. « Quand le client retire son dépôt de 10.000 dollars, en réalité, 7.340 taëls de Changhaï, et que le cours du change est encore de 0.734.125 taël, le client ne peut retirer que 9.998 dollars, au lieu de 10.000 de dépôt originel. C’est le compte des changes entre les banques indigènes et les clients habituels. Si le client est nouveau, sa perte sera encore plus forte. Est-il curieux, après cela, que les banques indigènes ne veuillent pas abandonner le système du taël de Changhaï ? » (115).
Mais, depuis des années, le gouvernement a l’intention sincère d'entreprendre la réforme monétaire et prépare activement l’abandon du taël. L'Hôtel de Ja Monnaie de Changhaï a été établi et prévoyait la frappe de dollars d'argent à partir du 5 janvier de cette année (1932) (116), mais n’a pu encore le réaliser, en raison des événements politiques. C’est le premier pas vers
l'abandon du taël.
(115) Kin Kou-pao, Tchong-kouo-pi-lché-wén-ti, p. 24. (116) Ying-hang-lcheou-pao ; (The Bankers’weckly), n° 927,
marché monétaire, p. 3.