Arrêt de la frappe des dollars aux Hôtels de la Monnaie
La principale voie de sortie des sycees et des barres d'argent est celle des Hôtels de la Monnaie où sont frappés des dollars.” Aussi dans les moments de resserrement du marché, cet arrêt de la frappe est-il l’un des principaux moyens de renforcer les encaisses des sycees ou des barres d'argent. Au moment du resserrement du marché du mois d'octobre 1921 et du mois de novembre 1923, pour remédier aux deux crises Les banquiers demandèrent au gouvernement d’'ordonner aux Hôtels de la Monnaie de Nankin et de Hang-tcheou, la suspension de la frappe afin d'arrêter la sortie des sycees et des barres d'argent de Changhaï (25). Ë
B) Limitation du taux d'intérêt local. — Au mois d'octobre 1921, période de crise du marché monétaire de Changhaï, les banques indigènes avaient fait une convention entre elles en ce qui concerne le taux d'intérêt local : Premièrement, le maximum du taux d'intérêt local ne pouvait dépasser 0,7 taël; deuxièmement, les transactions secrètes à un taux plus élevé étaient inter-
dites (26). La hausse du taux d'intérêt est un signe très
(25) Ming-kouo-che-gnien-chang-haï-kin-yong-tehe-houei-kouo (Mémoire sur le Marché monétaire de Changhaï, la dixième année de la République) (1921), « The Bankers'weekly », N°9 232 ; et Ming-kouo-che-eul-gnäen-chang-haï-kin-yong-tche-kin-ko ; ( Le Marché monétaire de Changhaï, la douzième année de la République) (1923), « The Bankers'weekly », N° 357.
(26) Ma Ying-tsou, lehong-houa-ying-hang-liun, (Traité des Ban-
ques de la Chine), p. 227,
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important du resserrement du marché monétaire, Par la méthode de limitation, on peut au moins diminuer une crise psychologique, et en même temps atténuer en partic la crise résultant de la hausse du taux d'intérêt.
C) Coopéralion des banques, surtout des banques indigènes. — Puisqu'il n’y a pas de banque centrale assez puissante pour appuyer le marché monétaire dans les moments de resserrement, les banques sont obligées de coopérer entre elles pour vaincre les obstacles. Au mois d'août 1924, par suite de la situation politique, une crise monétaire éclata (27). Des banques indigènes avaient fait faillite. Le Syndicat des banques indigènes fixa un règlement précisant que, si une banque indigène manquait d'argent, elle pouvait recourir au Syndicat. Ce dernier pouvait ordonner aux autres banques de lui consentir des avances ou coopérer avec elles pour cela.
D) Disposilion des réserves publiques. — Depuis la fin de 1918, le Syndicat des Banques modernes chinoises disposait d’une réserve publique de 300.000 taëls pour prévenir toutes les crises. Plus tard, par suite de l’augmentation du nombre des membres de cet organe, le montant de cette réserve augmenta aussi. Tout cela a été expliqué en détail plus haut. Mais à cause du peu d'importance de celte réserve, ce remède ne peut avoir beaucoup d’effica-
cité.
(27) Ming-kouo-che-chan-gnien-chang-haï kin-vong-tche-kin-ko. (Le marché monétaire de Changhaï, la treizième année de la Répu-
blique) (1924), « The Bankers'weekly, N° 38%,
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En tous cas, le marché monétaire de Changhaï se développe de plus en plus et les méthodes pour prévenir les crises deviennent bien nécessaires. Rien de ce que nous avons énuméré ci-dessus ne constitue une méthode fondamentale. Notre but doit être de réorganiser Le marché monétaire. D'abord, il faut avoir une banque centrale assez puissante pour faire face aux demandes du marché. Ensuite, il nous faut avoir un Hôtel de Ja Monnaie, surtout sur un marché comme Changhaï où la circulation métallique occupe une position prépondérante. Enfin, il faut chercher le moyen de développer le marché d'escompte et en même temps de comp'éter l’organe de réescompte. C'est le moyen le plus banal et le plus nécessaire pour rendre un marché monétaire un peu plus sain, et surtout pour prévenir des crises monétaires. Faute de quoi, il ne peut y avoir de politique du marché monétaire ! La condition du marché de Changhaï, nous le voyons, laisse encore beaucoup à
désirer.