US
une réelle différence entre les faits expérimentaux et les faits cliniques. La question est encore à l'étude.
Les voies respiratoires dont l’obstruction à la suite de la pénétration d'aliments, de sang, de pus, etc., aura causé la syncopé, pourront, par leur impossibilité d'assurer l’hématose, s'opposer à tout retour à la vie.
Enfin, l'état du sang, dont la coagulation suit souvent de lrès près la mort par asphyxie, constituera, du fait de sa coagulation, rendant impossibles la circulation et l’'hématose, une cause fatale et suffisante d’insuccès.
Le principal obstacle réside toutefois dans les TRÉMULATIONS FIBRILLAIRES. On désigne sous ce nom une sorte de tremblement du myocarde, dont les fibres paraissent se contracter d’une façon irrégulière, et indépendamment les unes des autres, s’opposant ainsi à tout rythme et créant une véritable fole cardiaque.
La cause de la production physiologique des trémulations fibrillaires est encore mal connue ; elles paraissent toutefois se rattacher à un phénomène d’excitation nerveuse, et l’ischémie qu'on leur avait attribuée comme cause paraît devoir être mise de côlé, puisqu'un cœur exsangue et détaché du corps, s'arrête au bout d’un certain temps sans être entré en trémulabon fibrillare. Expérimentalement, elles sont produites — en même temps que le cœur est arrêté — par l'application d'un courant alternatif sur la région précordiale.
Un courant induit de faible intensité, appliqué le long de la branche descendante de l'artère coronaire antérieure, au niveau de l'union des deux liers inférieurs avec le tiers supérieur (point de Kronecker et Schmey ) (1), ou même une simple piqûre en ce point, donne un résultat identique.
(1) Kronecker et Schmey, Sitzungsberichte der Berliner Académie, 1884,
Les courants de 80 à 120 volts provoquent la trémulation du cœur : les courants de 1200 à 4000 volts ne les provoquent pas, mais arrêtent les mouvements respiratoires. Dans ce second cas, il suffit, pour conserver l'animal en expérience, dont le cœur continue à battre, de pratiquer sur lui la respiration arlficielle.
La production des {rémulations fibrillaires survient assez fréquemment à la place des contractions rythmées, au cours du massage du cœur. Comme on peut poser en principe qu'un cœur qui trémule ne reprend jamais spontanément son rythme normal, leur apparition comporte le pronostic le plus sombre.
Les divers moyens préconisés pour prévenir les trémulaüons fibrillaires, et basés sur la chloralisation ou l'influence de l'alimentation — ce dernier moyen à titre purement expérimental, et sans possibilité d'applications cliniques — n'ont pas donné Jusqu'à ce jour de résultats concluants.
Il existe toutefois un moyen de les combattre, et c'est Batelli qui nous en donne la technique, basée sur l’action des courants électriques, action essentiellement variable suivant leur intensité
Une électrode est placée dans le rectum, tandis qu'une autre, constituée par deux tout petits disques est appliquée directement sur chaque ventricule. On commence alors le massage, combiné avec la respiration artificielle : la pression intra-vasculaire fait pénétrer du sang oxygéné dans les coronaires et le cœur entre en trémulations fibrillaires ; c'est alors qu'on lance pendant une ou deux secondes un courant qui ne doit pas être inférieur à 240 volts. Ces courants sont plus faciles à localiser que les décharges électriques, et moins dangereux pour l'opérateur que les courants à haute fréquence.
Des expériences faites par d'Halluin au moyen de l'injection intravasculaire de sels de potassium font espérer de bon résultats.
ROSE api
Signalons enfin comme causes d'insuccès du massage du
cœur l'insuffisance de la tension Sanguine à laquelle on peut.
remédier soit par l’mjection de sérum qui augmente directe-
ment cette tension, soit par l'emploi prudent du chlorhydrate
d'adrénaline qui Par Sa Vaso-contriction énergique produit le même résultat en diminuant la capacité vasculaire.