CONCLUSIONS
1° Le massage du cœur a donné des résultats expérimenlaux très satisfaisants ; l'étude remarquable de d'Halluin en a fourni la preuve.
2° C'est Niehaus qui en 1889 a eu le premier l’idée de l’appliquer à l’homme en état de syncope chloroformique, mais ce cas ne fut point publié, et la première communication est celle de Tuffier en 1898.
3° Les insuccès sont malheureusement la règle à peu près absolue, puisque le seul succès connu est celui de Starting.
4° Le cas inédit de M. Jeanbrau est un succès partiel : le blessé était épuisé par une abondante hémorragie intrathoracique, et présentait une lésion du cœur qui troublait son fonctionnement.
o° Les indications du massage du cœur sont les mêmes que celles de la respiration artificielle ; mais il ne doit être employé que comme suprême ressource, sauf dans le cas où l'ouverture est déjà faite —- du fait de l'opération en cours —
Et S e pour l'introduction de la main. En dehors de ces cas, on donnera la préférence au procédé sous-diaphragmatique.
6° Le massage du cœur doit être associé aux autres manœuvres déjà connues facilitant la circulation et la respira- Lion : respiration artificielle, position déclive, injection de sérum artificiel, compression de l'aorte abdominale, insufflation directe, injections hypodermiques de stimulants.