‹ Étude Sur Le Massage Du Cœur Expérimental Et CliniqueChapitre 6 sur 17 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

(Thèse d'Halluin, p. 136)

Chien chloralisé jusqu'à l'anéantissement des fonctions bulbaires, vers midi. On l'entretient en vie par l'insufflation pulmonaire jusqu'à 3 heures 36. La température rectale marque 273, et comme le bulbe est redevenu excitable, on provoque l’asphyxie en liant la trachée. Le cœur s'arrête après 16 minutes. Le massage, exécuté 3 minutes plus tard, le fait trémuler; il est 3 heures 59 A ce moment, les pupilles sont dilatées.

4 heures 15. — Arrêt du massage et de la respiration arbficielle; les oreillettes battent avec énergie, les trémulations fibrillaires agitent les ventricules. Les pupilles, qui étaient devenues punctiformes, se dilatent, lanimal fait des eflorts pour respirer. Le massage est repris en même temps que la respiration artificielle. De temps en temps, on arrête le soufflet et l'on cesse le massage : chaque fois l'on constate les mêmes phénomènes avec la même netteté. On prolonge l'observation durant une heure : on s'arrête alors, considérant le résultat comme suffisamment démonstratif.

La circulation artificiellement provoquée agit sur les centres nerveux et directement sur le myocarde.

Dans certains cas, l'injection de sang défibriné dans la substance cérébrale de l’animal a pu à elle seule faire reprendre les battements du cœur arrêté. (Cyon, Société de biologie, 1900). L'irrigation par une carotide a produit les mêmes ef-

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