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Quant à l’action sur place, sur le myocarde même, de l’ondée sanguine, elle est incontestable. Nous avons mentionné d'autre part l'expérience de Gilis et Hédon sur un cœur de supplicié : la seule injection par l'aorte de sang défibriné venant ainsi remplir les coronaires, fit entrer en contraction pendant 23 minutes un cœur qui, depuis trois quarts d'heure, ne battait plus.
La pression inira-arlérielle joue ici un grand rôle ; en ellet, plus grande sera la pression, au niveau de la naissance des coronaires, el mieux le myocarde sera irrigué. Un obstacle dans l'arbre vasculaire augmentant la pression de toute la partie située en amont de lui, la compression de l'aorte abdominale, facile à réaliser, ne pourra que favoriser ce phénomène. Hédon et Arrous ont justement insisté sur ce point et ont appuyé leurs communications d'expériences concluan- Les.
La vaso-constriclion, en augmentant la tension sanguine, devrait, théoriquement, produire les mêmes effets. On s'est adressé dans ce but aux injections de solutions de chlorhydrate d'adrénaline, et les résultats obtenus dans des expériences encore trop peu nombreuses viennent à l’appui de cette hypothèse.