‹ Étude sur le mécanisme des fractures du rocherChapitre 9 sur 23 · N NN RNA NS NS · texte numérisé non relu

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FiG. IT!, —Le crane et ses arcs-boutants /norma occipilalis).

1, pièce sincipitale. — 2-3-7, arc-boutant médian posltrieur. — 6-7-6, arc-boutant mastoïdo-inio-mastoïdien. — 4, lambda. — 5, branche lambdo-mastoïdienne. — 7 à 6, branche inio-mas+ toïdienne, et 6, pied de l'arc-boutant en Ÿ postérieur,

1 Cette figure et les similaires ont été établies sous la direction du professeur Lucien Mayet à l'aide du dioptographe Martin dans le laboratoire d'anthropologie de la Faculté des Sciences de Lyon.

tale jusqu’à la pièce sincipitale. À remarquer que cet arc-boutant s’est bifurqué, puis ressoudé pour eirconscrire le trou occipital et que sa fourche présente un point faible en arrière de chacun des deux condyles destinés à l’appui de la tête sur l’atlas.

Arc-boutant en Y postérieur à branche supérieure lambdo-mastoïdienne el branche inférieure inio-mastoïdienne. — Tandis que par le sommet les deux pyramides reposent sur le pied d’un même arcboutant, la base de chacune d’elles est supportée par l'extrémité antéro-inférieure d’un arc-boutant particulier, l’un droit, l’autre gauche. Ce pied de l’arcboutant (fo. I1-5-6 et7, fig. II1-7-9 et 8) est constitué par la portion de la mastoïde qui, anatomiquement, est fusionnée avec la partie postérieure de la base même du rocher. Sur la face extérieure de la base du crâne, ce pied de l’arc-boutant embrasse la saillie de la mastoïde, se prolongeant sur la face externe de sa base et en dedans, empruntant de chaque côté de la suture occipito-mastoïdienne le tissu compact de la gouttère digastrique et de l’apophyse jugulaire de l’occipital jusqu'aux trous stylo-mastoïdien et déchiré postérieur. Vue par l’intérieur du crâne, la ligne de soudure de l’ac-boutant suit la gouttière caverneuse, depuis le bord supérieur du rocher jusqu’au trou déchiré postérieur, au-devant duquel la pyramide porte à faux entre ses deux supports basilaire et mastoïdien. | |

En se portant en arrière, l’are-boutant se bifurque en Y sur le pôle postérieur du crâne.

L'une de ses branches court (fig. IIT-8) horizontale à hauteur de la gouttière latérale de l’oceipital, vient buter à l’imion contre l’arc-boutant médian postérieur sus-visé et au delà se continue par sa congénère jusqu’au rocher du côté opposé. Autrement dit, ces deux branches inio-mastoidiennes droite et

Le gauche peuvent encore être envisagées comme con-

stituant un arc-boutant horizontal mastoïdo-iniomastoidien (fig. I1-6-7-6) jeté entre les deux pyra-

F16. TT, — Le crâne et ses ares-boutants /norma laleralis ).

1, pièce sincipitale. — 2, arc-boutant médian postérieur. — 3, arcboutant pariéto-masloïdien, — 4, 5, arc-boutant médian antérieur. — 6, arc-boulant latéro-antérieur. — 7, branche lamhbdo-mastoïdienne. — 8, branche iniomastoïdienne. — 9, pied de l'arc-boutant en Y postérieur. — 10, branche profonde. — 11, branche superficielle de l'are-boutant en YŸ antérieur, — 12° massif facial, socle du trépied frontal,

1 Voir note, fig. 2; p. 23:

mides ainsi solidarisées par la base comme nous les avons vues solidarisées au sommet par leur appui de chaque côté de l’apophyse basilaire.

L'autre branche (fig. ITI-7) de Parc-boutant en Y postérieur mérite le nom de /ambdo-mastoïdienne.

En effet, le long de l’épaisse suture pariéto-oecipitale, elle remonte de la mastoïde au lambda où elle rencontre sa congénère et forme avec elle un angle à sinus inférieur, angle coupé à la manière d’une bissectrice par la portion inférieure de Pareboutant médian postérieur, ou autrement angle à sommet prolongé vers le vertèx à la manière du manche d’une fourche, par la portion supérieure du même arc-boutant. Ainsi done, un effort Imprimé sur le lambda sera transmis par la voie médiane à l’apo— physe basilaire et au sommet des deux rochers et par chacune des deux voies latérales lambdo-mastoidiennes à la base du rocher correspondant.

Arc-boutant latéral ou parièlo—-mastoidien (fig. III-3). — Ainsi soutenu comme il vient d’être dit, le rocher à son tour supporte le pied de l’arcboutant qui, du vertex, vient se souder avec la mastoïde à la base pétreuse. Get arc-boulant parietomasloidien, tracé sur le pariétal quelque peu en arrière de sa suture avec le frontal, comporte en bas la portion épaissie sus-mastoïdienne de l’écaille du temporal et en haut, à travers la pièce sincipitale, il se continue avec son congénère, constituant ainsi un arceau dont les deux pieds-droits reposent sur la base de la pyramide correspondante et cet arceau, par suite, transmet à ces deux bases toute violence que lui-même peut accidentellement subir,

Sans beaucoup forcer les analogies, il est permis de “rapprocher le rôle de cette vote mastoïdo-sincipitomasloidienne de celui que joue le maxillaire inférieur comme agent de transmission à la paroi antérieure

nr des deux conduits auditifs externes des chocs portés sur le menton.

Arc-boutant en Y antérieur à branche superficelle zygomalo-malaire el branche profonde +ygomatlo-sphéno-mavillaire. — Destiné à relier au massif facial le bord antérieur du rocher en dehors du trou déchiré antérieur, lare-boutant en Y antérieur pro- Jette en avant ses deux bras suivant un plan horizontal (tandis que son similaire postérieur se trouve placé dans un plan vertical}. Constitué en arrière par les racines du zygoma et l’épme du sphénoïde, il a comme bras superficiel l’apophyse zygomatique et le malaire que nous retrouverons tout à l’heure dans un arc-boutant frontal : c’est le bras zygomatomalaire (üig. H-11). L'autre bras, profond, en avant de la racme transverse du zygoma, est formé par la grande aile du sphénoïde et Papophyse ptérygoïde qui se soudent, la première à l’arc-boutant frontal latéral, l’autre au massif facial, pied du fronto-médian. Cest le bras zygomato-sphéno-maxillaire (fig. III-10). Il est à remarquer que cet arc-boutant en Y antérieur transmet au rocher des violences moimdres que celles transmises par les voies ci-dessus décrites.

Bien que les rochers ne contractent que des rapports éloignés avec les trois ares-boutants antérieurs du crâne, cependant la connaissance du trépied frontal ne nous est pas tout à fait mdifiérente. Nous allons done en tracer lPesquisse et sommairement décrire Parc-boulant médian antérieur ow fronto-nasomaæillaire etles deux arcs-boutants latéro-antérieurs ou fronto-malaires,

ro

Arc-boutant médian antérieur ow fronto-nasomasæillaire, (fig. I-5, fig. IV-4). — I descend de l’extrémité antérieure de la pièce sincipitale suivant

F1G. IV, — Le crâne et ses ares-boutants /norma facialis). 1, pièce sincipitale. — 2, trépied frontal. — 3, sa branche frontomalaire — 4, sa branche fronto-naso-maxillaire, — 5-5, socle du

trépied frontal.

1 Voir note; fig. 2, p. 23.

l’épaississement médian du frontal jusqu’au squelette du nez. À ce niveau il ne prend pas point d’appui sur la base du crâne représentée par la partie antérieure de lPethmoïde, mais 1! s'implante dans le massif facial : son pied en effet se bifurque suivant les deux apo-

physes montantes orbitaires et chacune de ces branches s’élargit d’avant en arrière, suivant la paroi externe maxillo-palatine de la fosse nasale correspon-

De

Fic. V!, — Le crâne et ses arcs-boulants (norma superior).

1, pièce sincipilale.— 2, arc-boulant médian postérieur. — 3, arcboutant pariéto-mastoïdien, — 4, trépied frontal. — 5, sa branche médiane ou arc-boulant fronto-naso-maxillaire, — 6-6, ses branches latérales ou arc-boutant fronto-malaire, — 7, bregma.

1 Voir note, fig. 2, p. 29.

dante pour donner latéralement appui, comme nous allons le voir, à Parc-boutant fronto-sphéno-malaire voisin, puis lui-même il se fusionne en bas avec son congénère grâce à la voûte palatine.

no

La base cranienne par Pethmoïde s’appuie sur l’extrémité fourchue de l’arc-boutant fronto-nasal. Or, l’ethmoïde et aussi le bloc maxillo-palatin (qui sont reliés à l’apophyse basilaire), grâce au revêtement fibro-séreux ou fibro-muqueux des minces lamelles osseuses qui les constituent Pun et l’autre, grâce aussi à la complication même et à la fragilité de ces multiples lamelles, présentent une heureuse disposition pour épuiser l'effort d’une violence qu’ils éteignent au lieu de la transmettre.

Are-boutant latéro-anterieur ou fronto-malaire (fig. IV-3, fig. V-6). — Constitué par l’épaississement de la ligne temporale du frontal, son apophyse orbitaire externe et le malaire, il contracte des rapports complexes avec la base cranienne. Un segment de celle-ci (portion du bras profond de Parc-boutant en Y antérieur), la grande aile du sphénoïde, se soude à lui et le relle non seulement au rocher mais aussi au bloc médian basilaire. Par le malaire il donne appui au zy2g0oma, c’est-à-dire à la branche superficielle de l’areboutant en Y antérieur du rocher et par ce même malaire, comme il a été dit plus haut, il s'implante sur le pied de l’arc-boutant fronto-nasal, véritable socle du trépied frontal.

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Fc. VI. — Le rocher ct ses rapports avec les arcs-boulants craniens. (Base du crâne, face externe.)

1, pied de l'arc-boutant en Y antérieur. — 2, branche superfcielle de l’arc-boutant en Y antérieur. — 3, branche profonde de l’are-boutant en Y anttrieur. — 4, socle du trépied frontal. — 5, apophyse ptérygoïde. — 6, scissure de Glaser. — 7, apophyse mastoïde. — 8-9, pied de l’arc-boulant en Y postérieur. — 10, branche inio-mastoïdienne de l’arc-boutant en Y postérieur. — 11, inion. — 12, segment lambdo-inien. — 13, segment inio-basilaire, — 14, segment basilaire de l'arc-boutant médian postérieur, — 15, trou déchiré antérieur, — 16, trou déchiré postérieur.

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