‹ Étude sur le mécanisme des fractures du rocherChapitre 8 sur 23 · FRAGILITÉ TOPOGRAPHIQUE DU ROCHER · texte numérisé non relu

FRAGILITÉ TOPOGRAPHIQUE DU ROCHER

« Lorsqu'on examine avec attention la base d’un crane desséché, on peut voir une portion du temporal, celle qu’on nomme rocher, qui, complètement privée de toute espèce de suture par engrenage avec les os qui l'entourent, représente, pour me servir d’une expression qui rend parfaitement ma pensée, une sorte de presqu’ile ne tenant au reste de la boite osseuse que par sa base. Depuis le golfe de la veine jugulaire jusqu’au trou déchiré antérieur, et depuis ce dernier jusqu’à la scissure de Glaser, partout elle est isolée, soit de l’occipital, soit du sphénoïde, et à l’état frais ce sillon anfractueux qui la contourne est comblé, en arrière par la veme jugulaire et les différents nerfs qui l’accompagnent, partout ailleurs par une membrane suturale épaisse où un fibro-cartilage qui ne s’ossifient jamais. »

De ces considérations topographiques que nous empruntons à Richet (Traité d’Anatomie médicochirurgicale, 5° édition, 1877, p. 365), il convient tout d’abord de retenir que, à l’inverse des autres os qui constituent l’ovoïde cranien, le rocher est susceptible d’éprouver un certain déplacement en masse.

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Dans cette coque osseuse qu'est le crane, le rocher parait être la pièce qui, par sa possibilité relative de déplacement, semble destinée à venir en aide à Pélasticité générale de l’ovoide pour lui permettre de supporter sans dommage un certain degré de déformation.

Le rocher, dans une certaine mesure, obéit à l'effort qui lui est transmis jusqu’à ce que les résistances opposées à son déplacement, en l’immobilisant, favorisent sa rupture.

Dans le bâti osseux, qui constitue la charpente de la boite cranienne, le rocher joue le rôle d’une jambe de force posée entre la paroi latérale du crâne et le massif central de sa base, jambe de force quelque peu mobile, avons-nous dit, jambe de force placée cauchement en raison de la direction oblique en avant et en dedans de son grand axe, par rapport aux deux diamètres antéro-postérieur et transverse de l’ovoïde cranien. De plus, nous pouvons résumer ainsi ses rapports avec les divers arcs-boutants de la voûte cranienne. Son sommet appuie sur le bloc basilaire, pied de l’arc-boutant médian postérieur; sa base est soutenue par le pied de l’arc-boutant en Y postérieur et reliée au massif facial par l’arc-boutant en Y antérieur, puis, sur elle, prend appui l’arc-boutant latéral. Enfin, quoique moins imtimes, les rapports du rocher avec les ares-boutants antérieurs méritent aussi d’être esquissés.

Arc-boulant médian. postérieur ow lambdo-iniobasilaire (fig. 11-2-3 et 7, fig. IIT-2). — Par son sommet entre les deux trous déchirés, antérieur et postérieur, le rocher s'appuie sur la partie latérale de

l’apophyse basilaire. Or, celle-ci peut être tenue pour: le pied dun arc-boutant qui, suivant l’épaississement de la crête médiane de l’occipital, par l’inion et le lambda, se prolonge par l’épaississement de la suture biparié-

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