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chez ces animaux. Aussi les longicornes comptent-ils parmi les coléoptères les plus inoffensifs ; très peu possèdent des sécrétions odorantes et tous sont exclusivement herbivores. De plus la singularité de leurs formes, la lonsueur de leurs antennes, leur taille assez considérable, la mollesse relative des téguments d'un grand nombre d’entr'eux, les désigne tout naturellement aux animaux insectivores et augmente beaucoup leurs chances de destruction. Aussi la mimique leur est-elle d'une grande utilité.
Nous en dirons autant au sujet des Volucelles, .qui vivent des sucs des fleurs et qui sont, dans nos pays tout au moins, les plus gros des diptères et parmi ceux qui ont les plus vives cou-
leurs, et des Psithyres, qui, par une exception, rare chez les
Hyménoptères, sont dépourvus d’aiguillon. De même, dans la classe des oiseaux, les espèces imitantes appartiennent aussi à l’ordre le plus inoffensif, celui des Passereaux baccivores et sans défense.
Chez les reptiles, c’est toujours également parmi les serpents non venimeux qu'on à observé des cas analogues. Il est donc absolument hors de doute que c’est parmi les animaux les plus exposés aux chances de destruction que nous trouvons les cas de mimique les plus parfaits et les plus nombreux.
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