OBSERVATION IV
Med. chir. transact., vol. XLVI, p. H5. Waters.
po“^riî admis 4 i ’ h6 i ,itai du N ° rd ’ à Liver '
bord de son navire "il fut f “ ? arfa “ e “““ lors ï ue ’ travaiHant à
barre de cabestan I » 1 f Ppe a “ coté gauche de la face P ar une
cabestan. Le coup le renversa, et il tomba sur le dos. Il fut
• r ' l’hôpital, où M. Hakes m’appela à le voir. Yoici les sym- P°f e a \ é F g üar m. Hakes et par moi : Le malade était bien conptômes no ^ gonlit sur i e dos; il avait toute son intelligence stitue erp . tement à toutes i es questions, bien que cependant
t TL* aes mots ne fût pas tout à fait parfaite * 11 se plaignait
ViLn tournoiements de tête et d’un peu d’engourdissement du Mé droit de la face, ainsi que du bras et de la jambe droite. Il ne .oit avaler et avait un hoquet constant. La face était sombre, la SÏ*, et le pouls régulier, 100 pulsations La langue était poussée en avant en ligne droite ; mais la luette, a 1 examen de
la bouche, était dirigée vers le côté gauche de la gorge
Il y avait perte partielle de force du côté droit de la face, ainsi que
du bras et de la jambe du côté droit.
H p 0UV ait ouvrir et fermer les yeux a volonté ; les pupilles étaient plus dilatées qu’à l’état normal, elles fonctionnaient irrégulièrement, et les prunelles étaient constamment en oscillation. Il ne se plaignait d’aucune affection soit de la vue, soit de l’ouïe.
Le côté droit de la face, le bras et la jambe droite, étaient d’une température bien plus élevée que les mêmes parties du côté opposé. La sensibilité, quoique un peu moins parfaite du côté droit que du côté gauche, était conservée d’ailleurs des deux côtés.
Le malade était incapable d’avaler, et ayant été privé de nourriture pendant plusieurs heures, on lui introduisit dans l’estomac un peu de bouillon, qui fut aussitôt rejeté. Il resta ainsi, sans changement^ matériel, pendant environ cinq heures, et alors, ayant demandé de 1 eau, il se souleva et essaya de l’avaler, mais sans y réussir. A ce moment, il se renversa dans son lit, et mourut presque subitement, ayant survécu trente-quatre heures à l’accident.
L’autopsie fut faite trente heures après la mort. Il n’y avait aucune fracture des os du crâne ni des vertèbres. La substance cérébrale était parfaitement saine et aucun épanchement ne fut trouvé. Les cavités étaient libres d’effusion fluide, et les nerfs partant de la base du cerveau, sauf l’exception mentionnée plus bas, étaient sans lésion. Il y avait une grande quantité d’humeur légèrement colorée à la base du crâne et dans le canal médullaire. Les sinus veineux de la tête étaient très-engorgés de sang, qui coulait très-librement lorsque ces vaisseaux étaient ouverts.
La base du crâne, le cerveau, avec la moelle allongée, ainsi qu une partie de la moelle épinière, furent retirés avec soin. L’hémisphère droit du cerveau fut trouvé légèrement déchiré à sa face supérieure ;
cette déchirure était très-superficielle. La moelle allongée, à sa f ace postérieure et du côté droit, était le siège d’une extravasation de sangs’étendant au dehors de la pie-mère et dans la substance de la moelle L’épanchement s’étendait, mais non continuellement, d’environ 1 pouce et quart versle bas; il était dû à deux déchirures de la substance nerveuse. Ces parties furent mises dans l’alcool et réservées pour un autre examen.
Lorsque la substance célébrale fut un peu durcie, on la soumit à un nouvel examen. On trouva que la première des déchirures produites intéressaitle corps restiforme droit, lequel fut divisé transversalement par le milieu. La déchirure s’étendait intérieurement jusqu’à une très-faible distance du sillon médian du quatrième ventricule Extérieurement, elle s’étendait jusqu’à l’origine de la huitième paire de nerfs cérébraux. Le sang était Répandu entre les parties déchirées et la substance nerveuse adjacente en était infiltrée. Autant qu’il est possible d’en juger, cette déchirure enveloppait la totalité ou la presque totalité des fibres du corps restiforme et une partie de la substance grise se trouvant à la base du quatrième ventricule.
Aucune des racines de la huitième paire de nerfs n’était déchirée, mais la déchirure s’étendait jusqu’à l’origine superficielle du nerf glosso-pharyngien et des nerfs vagues et sans doute enveloppait leurs fibres profondes.
La deuxième déchirure était située juste au-dessous et'à droite du bec du calamus scriptorius et à un peu plusd’un demi-pouce au-dessous de la première déchirure. Elle avait divisé cette partie de la moelle qui est connue sous le nom de pyramide postérieure, qui est la continuation de la colonne postérieure de la moelle épinière. La déchirure s étendait jusqu a un sixième de pouce dans la substance nerveuse. Elle s arrêtait intérieurement à la {fissure médiane et extérieurement a la ligne d’attache des racines postérieures des nerfs spinaux. Le sang était épanché au niveau de cette déchirure, mais en beaucoup moindre quantité que -dans la première. La lésion était aussi moins
Ces deux déchirures principales étaient reliées par une autre verûcale, qui était aussi le siège d’une effusion de sang.
les wwiaà 'u - eS f 0Unt0Ils ^ urent examinés. Le premier était sain ; enx .aucune dif»ren™ P ^ de Sang très -“ oir ct m présentaient entre
§ 2. Dégénérescence de la moelle.
On sait combien, dans ces derniers temps, la pathologie des centres nerveux s’est enrichie de faits nouveaux, depuis que les études des anatomo-pathologistes se sont dirigées sur les lésions de la moelle épinière. Les affections connues sous le nom de myélite chronique, de tabes dorsalis, d’ataxie locomotrice, de paralysis agitans, différentes variétés de troubles musculaires rangés autrefois dans la classe des chorées, ont été presque toutes rapportées à des dégénérescences de la moelle, constituées surtout par une hypertrophie du tissu conjonctif avec atrophie des éléments nerveux, processus désigné maintenant avec MM. Charcot et Yulpian sous le nom de sclérose en plaques.
Dans cette maladie, comme dans celles de l’encéphale, le nvstagmus, sans être extrêmement fréquent, n’est point rare, nous n’en doutons pas; seulement il est resté méconnu à côté d’autres signes dont le rôle capital atout d’abord éclaté aux regards des observateurs, et à juste titre. Car le tremblement des yeux est un phénomène secondaire à côté du tremblement des membres et des douleurs en ceinture ; son apparition n’est même pas constante. Mais il y aurait pourtant quelque utilité à établir les conditions de son existence si on pouvait les rattacher à une cause anatomique déterminée. Cette tentative ne nous semble pas désespérée.
Dans un article publié en 1862 dans les Archives de Virchow Friedreich(l)rapporte plusieurs observations de dégénérescence de la substance blanche des colonnes postérieures de la moelle. Cet auteur a noté deux fois (obs. 3 et 4 de son mémoire) le nystagmus. Ces observations, trop longues pour que nous les rapportions ici, contiennent des détails indispensables sans doute, mais minutieux et qui n’ont trait à notre sujet en aucune façon.
(i i Ueber degenerative Atrophie (1er spinalen Hinterstrange, Friedreich. Virchow’s Archiv, 26 e vol., 1862, p. 391.
Les malades en question présentaient du tremblement oculaire lors de leur entrée à l'hôpital. Ils n’en avaient aucunement conscience, et ne pouvaient par conséquent fournir aucun détail sur la date de son apparition. C’est ce qui arrive dans la plupart des cas, et c’est encore un des motifs pour lesquels ce symptôme n’a pas été étudié.
Quoi qu’il en soit, on trouve quand on analyse les observations de Friedreich que le nystagmus existait manifestement sur les deux yeux. Il était constitué par des contractions rapides et alternantes des muscles internes et externes et se présentait surtout lorsqu’on forçait les malades à fixer un point immobile devant eux. Cela n’empêchait point les mouvements volontaires du globe de l’œil de s’effectuer librement dans toutes les directions.
Pour ce qui est des autres signes de la maladie, la description de l’auteur allemand ressemble exactement à celle que l’on pourra lire dans l’observation que nous donnons plus bas. On y trouve signalée, comme dans cette dernière, la sensation de vertige qu’éprouvent les malades quand ils ont regardé un objet pendant un certain temps. Mais on ne saurait prétendre que le nystagmus est la cause de cette sensation, puisque le vertige se rencontre comme l’un des symptômes les plus nets dans l’observation 2 de Friedreich, cas où pourtant il n’y avait pas la moindre trace de nystagmus, tandis qu’au contraire il manque dans la 4 e observation, où l’on rencontre du tremblement oculaire .
Dans toutes ces observations, on ne trouve que très-peu de troubles dans les fonctions des appareils sensoriaux. Les pupilles étaient égales des deux côtés, et réagissaient de même contre les impressions lumineuses. Le malade de l’observation 4 faisait seul exception. Dans ce cas, la pupille droite, lorsque le patient fixait les objets un peu éloignés, se dilatait un peu plus que la gauche.
Dans tous ces cas, l’autopsie a été faite, et l’auteur signale
comme coïncidant avec le nystagmus outre la méningite étendue à toute la portion des méninges contiguë aux cordons postérieurs de la moelle, une coloration d’un gris brunâtre de la le-mère cervicale, coloration causée, ainsi que l’a démontré l’examen microscopique, par l’infiltration et le gonflement des corpuscules du tissu conjonctif par des grannulations pigmentaires brunes.
Les cordons postérieurs étaient diminués de volume dans tous ces cas, indurés (obs. 4), ramollis (obs. 3).
Dans le 3 e cas, on pouvait étudier d’une façon bien nette les premiers degrés de la dégénération de la moelle dans sa partie supérieure. Les parties placées près du sillon postérieur et les plus superficielles ainsi que la portion des cordons latéraux voisins des postérieurs étaient envahies par le processus pathologique. Le microscope y démontrait la présence des lésions habituelles de la sclérose des cordons postérieurs.
Ces faits, indiqués par Friedreich, nous paraissent suffisamment concluants. Nous pouvons en rapprocher une observation consignée dans la thèse d’Ordenstein (1).