CHAPITRE II
DU NYSTAGMUS DANS- LES LESIONS DE LA PROTUBERANCE ET DU BULBE RACHIDIEN.
§ I. — Lésions traumatiques.
C’est encore une observation de lésion traumatique qui nous a mis sur la trace du nystagmus dans les affections de la protubérance et du bulbe rachidien, et qui nous a fait songer à l’importance de ce symptôme pour le diagnostic du siège de la
lésion. L’auteur a constaté, il est vrai, les oscillations des y eux * mais il a passé outre sans soupçonner le moindre rapport entré le signe fonctionnel et le point blessé.
L’histoire de ce malade, remarquable à plus d’un titre, nous offre l’exemple d’un nystagmus 'permanent dû à une lésion du bulbe rachidien. En effet, la contusion superficielle du cerveau est trop insignifiante pour avoir eu une influence quelconque sur les troubles signalés. Du reste, les symptômes médullaires y sont au complet, rien n’est en désaccord avec les notions les plus exactes de la physiologie.
L’hémiplégie est du même côté que la lésion. Il y a eu en même temps une élévation de température dans le côté paralysé, et la mort a été trop rapide pour que l’abaissement ait pu se montrer.
L’hémiplégie faciale était due à 1a. paralysie limitée au nerf facial ; carie malade n’a présenté ni strabisme, ni autres troubles de la vue qu’une dilatation exagérée des pupilles.
Enfin les troubles de la déglutition s’expliquent très-bien par la considération du siège de la lésion au niveau du point d’émergence du nerf pneumogastrique.
Nous ferons remarquer que les déchirures sont limitées au plancher du premier ventricule, qu’elles s’étendent transversalement sans pénétrer toutefois jusqu’au niveau du sillon médian. On peut voir plus loin toute la ressemblance qu’elles présentent avec les blessures faites parM. Vulpian sur les chiens qui ont été l’objet des expériences dont nous parlerons bientôt.
\oiei cette observation qui nous parait des plus intéressantes.