FRÉQUENCE DU NYSTAGMUS IDIOPATHIQUE
On peut se demander pourquoi le nystagmus idiophatique est si peu connu et si peu étudié.
Sans doute, le peu d’importance qu’on lui attribue pour l’état de là vision, le peu d’indications thérapeutiques qu’il semble présenter et sa réputation d’incurabilité n’ont pas peu contribué à le faire laisser dans le plus profond oubli. En outre, les malades porteurs de cette affection n’en sont pas la plupart du temps directement incommodés et ce n’est pas elle qui les conduit vers le médecin. Enfin, raison suffisante, cette maladie est loin d’être fréquente.
Ainsi, à la clinique de M. le D r Wecker (1), la proportion des cas de nystagmus est d’environ 2 pour 950 maladies des yeux.
M. Jules Meunier, chirurgien des hôpitaux, nous a dit en avoir rencontré au service ophthalmologique du Bureau central, lorsqu’il était interne de Follin, à peu près 2 sur 1000.
D après M. Desmarres (2), on observerait le nystagmus dans la proportion de 3 pour 1000 malades vus dans l’espace d’une année, pour l’ensemble des affections oculaires.
Cette rareté des cas explique le petit nombre d’observations consignées dans la science. Il nous a été possible cependant d en réunir un certain nombre que nous allons grouper dans
^ ec ^ er a bien voulu mettre entre nos mains son registre d’obment UDe ex * r ^ me obligeance dont nous le remercions vive-
12) Communication écrite de M. le docteur de M. Desmarres.
Camuset, chef de clinique
premier chapitre, d’après la classification présentée plus *ts un deuxième chapitre, nous exposerons la symptoma-
^mécanisme du nys tagmus, l’explication de ses causes et
de s! nature feront l’objet d’un troisième.
Enfin, dans le dernier, nous nous occuperons du diagnostic,
du pronostic et du traitement.