LE PROFESSEUR GOSSELIN
Chirurgien de la Charité,
Je prie M. le professeur Yulpian ainsi que MM. les docteu II. Trélat, Bucquôy, Ad. Richard, Després, Tabnier,Brique, u Simon, S. Duplay, Cocteau et Javal d agréer tous mes reme ments pour les sar antes leçons que j’ai reçues d euA.
avant-propos
Les sujets les plus restreints et les plus arides deviennent, dès qu’on les remue, fertiles en faits inattendus, riches en solutions inespérées. De ce nombre est peut-être le Nystagmus.
Comment se fait-il qu’au milieu des progrès accomplis en ophthalmologie depuis une vingtaine d’années, seule cette maladie soit restée méconnue? Pourquoi les auteurs s’emparant de tant d’autres parties, ont-ils dédaigné ce petit coin sur lequel semble inscrit pour toujours : simple curiosité pathologique, indications thérapeutiques milles?
C’est que la science n’est jamais cultivée que par morceauxj Après les questions capitales, on épuise, faute de mieux, les questions secondaires. Et puis, il faut bien le dire, il manque encore à l’ophthalmologie pour qu’elle entre définitivement dans le domaine de la médecine générale, après avoir sous la vigoureuse impulsion d’Helmholtz et de ses émules, abandonné l’enceinte trop étroite de la spécialité, il manque quelques points de rapprochement que l’histoire comparée des maladies peut seule fournir. La fusion sera entière, une fois ce desideratum rempli.
1869. — Gadaud. 1
Heureux nous serions, s’il nous était donné d’y contribuer pour une part, si minime qu’elle fût. C’est vers ce but qu’ont tendu nos efforts, c’est dans cet esprit que nous avons étudié le nystagmus, non pas en spécialiste, mais en pathologiste désireux de compléter un des cadres inachevés de la nosologie.