V. — LE pH DES CHEVAUX FIÉVREUX
Le sang possède normalement un pH d'environ 7,3. Ce pH ne subit presqu'aucune variation du fait de l'apport d'acides ou de bases, alimentaires ou médica-
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menteux, à cause des substances tampons qu’il contient, “phosphates, bicarbonates...
Ce point est très digne de remarque et très important en physiologie. Dès que pour une raison quelconque, cet équilibre est rompu, le pH diminue (acidose) ou au contraire augmente (alcalose). Toutes ces variations sont en réalité conditionnées par la teneur du sang “ën ‘CO? ou en bicarbonate, ce sel réagissant comme tampon contre l'introduction des substances acides dans le Sang! ‘
J'ai observé sur la totalité des essais faits avec le sérums de chevaux fiévreux (états morbides divers), une diminution constante du pH qui a pu descendre chez certains sujets gravement atteints, à 6,0. Cette chute du pH semble fonction de l'intensité de la fièvre. Si le pH de 6,0 ne se relève pas et que l'état d’acidose persiste deux à trois jours, la mort survient presqu'invariablement, quelle que soit l'affection qui est en Édasei dr PE CL
Dans Les cas de fièvre, chez le cheval, il y a donc un degré‘d'aäcidose notable du sérum, qui n'est pas toujours en rapport avec l'élévation de température.
Le rapport, établi par Henderson, entre le taux de l'acide carbonique du sang et celui des bicarbonates se trouve augmenté.
Cet état d’acidose semble dois brusquement avec le début de la fièvre, au moins il paraît en être ainsi, et se maintient tel ou avec de très faibles oscillations pendant la durée de la période fébrile pour diminuer progressivement et revenir au pH normal dès que cette