‹ Étude sur le Pneumothorax ArtificielChapitre 23 sur 48 · ST · texte numérisé non relu

ST

aperçoit dans la région de la piqûre une bulle de 5 ou 6 cent. de haut et de 1 cent. d'épaisseur.

2° insufflation. — Pression initiale — 2. Quantité injectée z000 cmc. (125 d’O 875 d’Az.). Durée 42 minutes. Pression terminale + 6.

Nouvelexamen radioscopique après insufflation. — Le malade va à la radioscopie sans qu'on soit obligé de l’y porter. Il existe une zone de décollement sur la partie externe du poumon droit. Cette zone commence en bas à 3 travers de doigt du bord externe du thorax. On la perd de vue vers la partie moyenne de l’hémithorax. A la partie supérieure en dehors rien n’est décollé. En dedans au contraire il existe une bande claire déjà signalée avant la 2e insufflation.

Dans la position oblique antérieure droite le bord du décollement remonte Jusqu'au niveau du bord du lobe supérieur droit.

Du côté du pneumothorax, les côtes jouent moins bien que de l’autre et la partie droite du diaphragme est immobile, tandis que la partie gauche est très mobile. Le bord droit du cœur est en dedans du bord de la colonne vertébrale.

11 Juin 1912. — On entend le murmure vésiculaire sans souffle.

L'examen du sang pratiqué avant la 3e insufflation a donné hier une formule analogue à celle du 1°° examen. :

Manonucléaines 20 el 18,66 0/0 Lymphocytes. ..,....... PS ETS 8,33 0/0 Polynucléaires neutrophiles. ...... 72 o/o — éosinophiles.,..,., 1 0/0

3° insufflation. —- Pression initiale + 1. Quantité injectée 700

cmc. Durée 24 minutes. Pression terminale + 8.

Pendant tout l'après-midi le malade a été fatigué. Dyspnée et douleurs. Pas de température. La nuit a été meilleure.

12 Juin. Examen radioscopique. — En bas et en arrière le poumon est très rétracté. La cavité gazeuse a considérablement aug-

menté de volume. Phénomène de Kitenboeck très net. Pas de déplacement respiratoire du médiastin.

Voici résumées sous forme de tableau les insufflations successives pratiquées chez ce malade.

Nos RES PRESSION — pe PRESSION à NT AR INITIALE BONE QUANTITÉ TERMINALE minutes cmce. 1 7-VI-12 — À 47 750 + 5 2 8-VI-12 — 2 42 4:195 5 3 41-VI-12 + 2) 24 700 1e 8 4 17-VI-12 6 33 700 —— 9 5 20-VI-12 ss 6 57 475 —+ -8 6 25-VI-12 + 6 59 800 +10 ! 28-VI-12 —+ 12 47 500 + 1 8 4-VII-12 + 8 80 1.100 +17 9 17-VII-12 —+ 10 80 1.000 LS 10 23-VII-12 + 41 49 450 jy +44 11 30-VII-12 + 12 58 700 + 17 42 13-VIII-12 + 8 34 825 AS 13 28-VIII-12 ‘+ 14 31 800 — 18 14 19-IX-12 + 15 LORS 450 147 15 7-X-12 + 8 45 1.100 + 45 16 19-X-12 + 7 39 600 —+- 12,5 Ai 28-X-12 + #4 47 1.200 —+ 22 18 7-XI-12 + 11 3 .. 700 22 19 19-XI-12 — 18 Hs) 6090 19 20 29-X1-12 20 16 600 22 DA. 11-XI1-12 48 416 600 + 21 22 6-1-13 + A0 45 500 45 923 22-1-13 + 12 35 659 19

Le 21 juin 1912,aprèsla 5° injection, le poumon, qui semble adhérer fortement au diaphragme,se trouve plus refoulé. Ceci explique que le cœur se soit déplacé plus à gauche.

Ce déplacement du cœur augmentera encore et aujourd’hui (janvier 1913) il persiste toujours.

rer juillet. — Le malade se sent très bien. Après chaque injection il est légèrement dyspnéique pendant quelques heures, mais ceci ne dure pas.

On note chez lui une diminution notable de l'expectoration et de la toux. La température ne paraît pas modifiée par l’établissement du pneumothorax et malgré le bon appétit du malade on note une diminution légère du poids (83 kilogr. au lieu de 83 kilogr. 500).

L'examen du sang montre une éosinophilie assez marquée : 3,33 d’éosinophiles 0/0. Pas de signes amphoriques.

4 juillet. — Après la huitième insufflation on note l'apparition d’une bande claire entre le diaphragme et le bord inférieur du poumon. Les adhérences qui retenaient le poumon au diaphragme ont enfin cédé.

17 Juillet — On note pour la première fois l'apparition à l'auscultation des signes classiques du pneumothorax. Souffle amphorique. Toux et voix amphorique. Signe du son très net. Pas

pen ne

Fig. 5.— Radiographie de R..0bs.1 après l'établissement du pneumothorax. Le poumon droit malade a été fortement refoulé par le gaz. Adhérent au sommet, il est retenu au diaphragme par une bride très visible {1}.

de tintement métallique. Le malade a passé un mois d’août et de

septembre excellent.

19 octobre (16€ insufflation). — L'image radiographique est à peu près la même que celle du mois de juillet :

À G., le poumon est toujours indemne ;

A D., Dans les josses sus et Sous-épineuses on note de la matité. Respiration conservée avec signes de caverne très nets ; dans la mouilié inférieure, au contraire, on a du tympanisme. Silence respiraioire. Voix et toux amphorique.

(1) Les radiographies qui figurent dans ce travail sont extraites du livre de notre maïlre Léon BerNarp : le Pneumothorax artificiel, 1913,

L’expectoration est tarie au point qu'on ne peut plus faire l'examen des crachats. Pas de dyspnée.

Très bon état général.

29 octobre.— Le malade, légèrement fatigué par l'insufflation de la veille, rentre à la salle Chomel où il reste 3 jours. Pas de fièvre.

Depuis cette époque, R...

a toujours été très bien ; nous n'avons pu obtenir chez lui qu’un pneumothorax partiel mais nous espérons malgré tout que la compression du poumon sera suffisante pour amener une guérison complète.

Etat actuel (janvier 1913). — La Température, qui n'avait pas élé modi fiée au début, est revenue tout à fait normale à l'heure actuelle.

nn PA a LA

QUIIAANN

L| ï HT

AA

LA | h 1]

us

Ce malade, qui avait maigri dans les premiers mois du traitement, a repris le poids qu’il avait en juin.

L’auscullation du pou- EE een de CEE mon droit révèle l'existence ne He sun d'un syndrôme amphorique complet. Les signes caverneux du sommet ont à peu près complètement disparu.

A gauche le poumon paraît toujours indemne.

L'ampliation thoracique est semblable des deux côtés.

Roger : 6

(obs. I).

Fig. 6. — Suite de la courbe de température et de poids de R...

CRD

L'examen radioscopique montre un poumon droit très comprimé, LT EmeRs adhérent au sommet, décollé au niveau de la base, mais retenu à la paroi par une adhérence épaisse. Le cœur est toujours fortement repoussé à gauche. 1

L’éosinophilie constatée dans les premiers examens de sang persiste encore mais très diminuée. Nous ne trouvons plus que 2 ou 2,5 éosinophiles 0/0.

Nous sommes aujourd’hui à la 23° insufflation et depuis le 7 juin 1912 nous avons injecté à ce malade 1 6 litres 625 d’Azote.

L'état général est excellent : disparition complète de la toux et de l’expectoration. Très bon appétit.

Observation Il.

Résumé. — Tuberculose ulcéro-caséeuse chronique unilatérale, gauche. Pneumothorax à peu près total. 19 insufflations. Disparition de la toux et de l’expectoration. Départ de la malade pour la campagne.

P... Ernestine, 22 ans, femme de chambre.

A. H.— Père et mère morts bacillaires à 31 et à 29 ans. Une sœur bacillaire. Un frère bien portant.

A. P. — Pas mariée, pas d’enfants. Ni rougeole, ni coqueluche. Pas de syphilis. Pneumonie à 2 ans. Pas d'autre maladie infectieuse.

Conditions générales. — Avant d’être femme de chambre, cette malade a travaillé plusieurs mois comme couturière. Depuis 2 ans elle se surmenait beaucoup. À vécu avec ses parents jusqu'à leur mort.

Début. — En 1910, toussant et maigrissant un peu, elle entre au sanatorium de Saint-Quentin. Pendant son séjour elle a 4 hémoptysies, Se trouvant mieux elle vient à Paris. Nouvelle hémoptysie qui l'oblige à entrer à l'hôpital Laënnec, le 29 juillet 1911, Se Quesnay (Prof. Landouzy).

Après un amaigrissement assez marqué, la malade, sous l'influence : du repos et du cacodylate de soude, voit sa température baisser et son état général devenir meilleur.

Mais en juin elle fait une nouvelle poussée : la température remonte et devant cet état de choses le Professeur Landouzy propose à M. Léon Bernard de la prendre dans son service.

Elle passe salle Piorry, le 12 juillet 1912. — Examen à l’entrée. Son facies est assez coloré. Bon état général. Hippocratisme

Ref e eu

unguéal. Pas de camptodactylie. Pas d'acroasphyxie. P. 51 k. 500. Pesait 57 k. 500 à son arrivée à Paris. T. oscillaut entre 37° et 380 depuis le mois de juin.Sueurs nocturnes assez abondantes. Cutiréaction positive moyenne.

App. digestif. — Assez bon appétit. Digestions parfois difficiles. Lors de son séjour, salle Quesnay, la malade a eu pendant 4 mois des vomissements survenant immédiatement après les repas. Constipation légère. Foie normal.

App. génito-urinaire. — Urines peu abondantes ne contenant ni sucre, ni albumine. Réglée à 11 ans. Jusqu'en 1910 ses règles ont été très irrégulières. À cette époque elles ont cessé et sont réapparues en janvier 1912.

Syslème nerveux : normal.

App. circulatoire. — Cœur normal. Pointe dans le 4° espace intercostal gauche un peu en dehors de la ligne mamelonnaire. Pouls 80. T. A. 138 (Pachon.)

Symptômes fonctionnels. — Toux et expecioration assez marquées. Bacilles dans les crachats. Pas de dyspnée.

Symptômes physiques. Poumon D. normal.

A G.en avant. Atrophie musculaire. Sensibilité à la pression. Submatité. Souffle caverneux. Gargouillements. Pectoriloquie aphone.

En arrière, fosse sus-épineuse.—Submatité. Râlessous-crépitants après la toux. Retentissement de la toux et de la voix. Diminution de la respiration dans tout le poumon.

Examen radioscopique :

A droite. — Léger voile sur les premiers espaces intercostaux. Le reste du poumon paraît assez clair. On voit l'ombre de la bronche droite inférieure qui descend jusqu’au diaphragme. Sinus costo-diaphragmatique normal.

A gauche. — Les premiers espaces intercostaux sont obscurs. Au milieu de l'obscurité générale on distingue une petite zone claire à contours circulaires très nettement limitée. Le sinus costo-diaphragmatique est libre. Le diaphragme joue assez bien. Le cœur est en position gauche.

15 juillet. — Tentative de pneumothorax infructueuse. Pas d’oscillations.

20 juillet. — 1°° insufflation. La ponction a été faite à 2 travers de doigt sous la pointe de l'omoplate gauche. Cette fois oscillations très belles allant de — 24 à + 24 cm.

En pes

Pression initiale — 7. Quantité de gaz injectée 875 cmc. (125 O, 750 Az.). Durée 58’. Pression terminale + 2.

Immédiatement après l'insufflation, la malade se lève et va sans difficulté à la salle de radioscopie. Peu de dyspnée.

Le poumon nous apparaît fortement décollé en bas et sur le côté maïs encore retenu à la partie supérieure.

22 juillet. — Depuis la r”* insufflation, la malade va bien. Peu de dyspnée. Elle s’est plainte les r°15 jours de douleurs dans l'épaule gauche dues vraisemblablement à des ruptures d’adhérences.

A l’auscultation, on note au sommet gauche, en avant et en arrière, des râles sous-crépitants fins après la toux. Dans tout le reste du poumon gauche murmure vésiculaire presque aboli. Souffle amphorique. Toux et voix amphorique. Signe du sou

positif.

24 juillet. — 2° injection. Pression initiale — 9. Quantité 850 cmc: Durée 66’. Pression terminale + 4. |

27 juillet. — Diminution de l’expectoration. Température

régularisée mais non abaissée.

À la radioscopie le diaphragme paraît très déformé. Le cœur est déplacé à droite. Le poumon, libre en bas, a une tendance à être

refoulé en haut.

Insuiflations successives.

à “x ES cent. (eau) miattes Lu cons 1 20-VIT-12 FAO 5) T5 2 24-VII-12 — 9 ; D vit Zen AC MES à ÿ 20-VII-12 M 19 Ho oi :

6 28-VIII-1?2 — À 24 DD y 1 10-IX-12 0 20 300 8 8 19-IX-12 — À 10 300 5 9 X-A2 Tai 7 300 5 10 14-X-12 — À 44 625 8 11 ne + al 29 600 9 12 2-XI-12 3 41 600 AA 13 6-X1-12 3 39 700 16 e 23-KI-12 + 5 25 600 413

Page 1