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tre un poumon D. toujours indemne, à G. dans toute la hauteur signes de pneumothorax. Dans la partie interne de la fosse susépineuse on note des râles sous-crépitants et un souffle caverneux.
L'examen radioscopique montre un poumon entièrement décollé à la partie inférieure. Le long de la colonne vertébrale, tout à fait à la partie interne, il existe une zone adhérente. Le poumon est encore adhérent à la partie supérieure. Le cœur est fortement repoussé à droite. Déplacement inspiratoire du médiastin. Phénomène de Kienbœck très net.
17 octobre. — Depuis quelques jours on note une légère élévation de T.
La malade ressent des douleurs au sommet gauche.
Chez elle les examens successifs de sang n’ont pas montré d’éosinophilie très nette jusqu’à ce jour.
Avant la 1"6 insufflation (12 juillet) 0,66 éosinophile 0/0.
4 octobre 1, 5o 0/0. 15 octobre 1, 66 0/0.
18 oclobre.— Dyspnée : 28 R. par minute. Mauvaise nuit, reprise de la toux et de l’expectoration. Pouls 96.
L'auscultation révèle des râles de bronchite à droite.
À gauche mêmes signes que les jours pécédents. Les vibrations sout perçues seulement au sommet. Pas d’immobilité thoracique ; tympanisme à la base.
La malade a eu la sensation nette du déplacement progressif de son cœur : aujourd'hui la pointe bat dans le 3° espace intercoslal droit à 1 travers de doigt en dedans de laligne mamelonnaire.
28 octobre (11° insufflation). — Le bord gauche du cœur se trouve en dedans du bord droit de la colonne vertébrale pendant les fortes inspirations.
Dans la soirée apparition d'emphysème sous-cutané dans toute la région lombaire gauche. Celui-ci dure J Jours sans fièvre mais gêne la malade et est douloureux à la pression.
4 novembre (12e insufflation), — Pas d'emphysème sous-cutané. Cuti-réaction positive forte alors qu’elle était moyenne le 15 juin et le 25 août.
7 tt 8 novembre. — Après la 13e insufflation, la malade a été très fatiguée pendant 2 jours. D'yspnée et point de côté. Nous avons
attribué ce malaise à la pression terminale de l'insufflation assez forte : + 16 cent,
14 novembre. — La gêne éprouvée par la malade a complètement disparu.
A l’auscultation, les signes cavitaires du sommet G sont très atténués et les signes amphoriques, par contre, de plus en plus nets.
L'examen radioscopique montre que le poumon se trouve complètement refoulé à la partie supérieure de la cage thoracique. Le pneumothorax est à peu de choses près total. Le cœur est de plus en plus rejeté à droite. Ge n’est plus seulement dans les fortes inspirations, mais même à l'expiration, que son bord gauche se trouve en dedans du bord droit de la colonne vertébrale.
Il a comme toujours dans ce cas la forme d’une virguleà grosse extrémité inférieure, à petite extrémité supérieure. Le phénomène paradoxal de Kienboeck existe toujours très net.
Un examen de sang pratiqué le 18 novembre nous montre une éosinophilie plus marquée.
Ÿ LE, f R h & À $ R \ AE AE Al LR er — à ; eme à se re s :
& = et si J CURE % +—+ nes a ———— S se 5 Siis
Fig. 8. — Suite de la courbe de température de P. (Obs. IL.).
Mofichucléaires.;.24: 44.0. 17,79 0/0 Lymphae ttes Tree rt MERE 7 0/0 Polynucléaires neutrophiles....:..... 72,50 0/0 —- éosinophiles, .:,.,,.. 2,79 0/0
2 décembre. — La malade se sent beaucoup mieux, toussant
peu et ne crachant pour ainsi dire plus du tout (1 crachat tous les 5 ou 6 jours). D'ailleurs pas de bacilles par la méthode direcle et pas non plus par la méthode de l’antiformine. Elle à maigri de kg. depuis le début du traitement. L'auscultation pratiquée avant l’insufflation montre un poumon D. absolument normal.
À G: en avant: tympanisme, diminution des vibrations. Toux et voix amphoriques. Signe du sou positif.
, En arrière : fosse sus-épineuse, submatité, signes amphoriques lointains.
Plus bas : tympanisme, signes amphoriques très nets. La pointe du cœur bat dans le 3° espace intercostal droit sur La ligne mamelonnaïre et cette dextrocardie est admirablement supportée par la malade.
P... part pour Brévannes le 2 décembre 1912.
Le 18 décembre, après la 10° insufflation, de l’emphysème souscutané est apparu. Ilest disparu 3 jours après, ayant seulement Occasionné à la malade quelques légères douleurs.
Depuis son départ pour la campagne nous avons revu la malade L fois. « Jamais dit-elle, elle ne s’est sentie aussi bien ».La Jièvre a êté très modifiée. Alors qu'avant le pneumothorax la température était rarement au-dessous de 37°, nousla voyons maintenant tous les matins à 360,3-360,4 et le soir à 37°,4-370,5. L'amaigrissement du début semble terminé et le poids reste stationnaire.
L'auscultation montre à gauche des signes très nets de pneumothorax sans aucun bruit surajouté.
Le poumon droit paraît toujours indemne. A Ja radioscopie le poumon g., fortement comprimé à la partie supérieure, reste adhérent à ce niveau. Dans le reste de son étendue, la cavité pleurale est entièrement libre.
Le cœur, fortement repoussé à droite, bat dans le 3° espace inter-.
costal droit sur la ligne mamelonnaire.
ET
RG CAR
Etat géneral excellent. Disparition complète de la toux et de l'expectoration. Plus de dyspnée. | En somme très bon résultat qui fait que la malade a l'intention
de reprendre son travail d’ici peu.
Observation III
Résumé. — Tuberculose ulcéro-caséuse chronique unilatérale. Pnreumothorax partiel. 14 insufflations.Diminution de la toux et de l'expectoration. Meilleur état général.
T... Maria, 43 ans, lingère.
A. 1. — Père mort de tuberculose pulmonaire à 33 ans. Mère morte d’une maladie de foie à 57 ans. 12 frères et sœurs. 4 morts ;, les 8 autres vivants, bien portants.
A. P. — Veuve. Son mari est mort d’une méningite tuberculeuse survenue au cours d'une tuberculose pulmonaire évoluant depuis 2 ans. Pas d’enfants. Pas de fausses couches, Pas de syphilis. Pas d'éthylisme, Rougeole et coqueluche à 5 ans. 2 pleurésies. La première à l’âge de 8 ans, la seconde en 1911. Pas d’adénopathies.
Poussée de rhumatismes articulaires aigus généralisés en 1905, ayant duré 9 mois.
À cette époque on a constaté à plusieurs reprises l'existence d’albumine dans ses urines. Crise de coliques hépatiques en 1907 suivies d’ictère.
Conditions générales. — Lingère, métier assez fatigant nécessitant des veillées fréquentes. Beaucoup de surmenage et de privations au moment de la maladie de son mari (1907-1909). Contamination conjugale possible. |
Début. — En octobre 1910 elle commence à tousser et à cracher surtout le matin. Dyspnée d’effort considérable. En janvier et en février 1911 chaque matin crachats striés de sang. Progressivement la malade maigrit et perdses forces. Sueurs nocturnes abondantes.
En septembre 1911 elle cesse son métier. À la suite d’hallucinations visuelles qui ont duré près d’un mois,la malade entre à l'H6pital Laënnec,salle Piorry,le 2 août 1972.
Examen à l'entrée. — Malade très amaigrie. Son facies est ter-