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quantité de liquide beaucoup plus considérable que dans les exàmens précédents. À l’auscultation, persistance jusqu'à la base des signes amphoriques. Pas d’œgophonie, pas de pectoriloquie aphone. Par contre la succession hippocratique est des plus nettes.
État actuel (29 Janvier 1913). — Début du traitement, 31 octo-
Fig. 12. — Pneumothorax droit de G. (obs. IV).
Le poumon droit fortement comprimé est réduit à l’état d’une lame accolée contre le médiastin.
bre 1912. Bon état général. Disparition de la toux. Diminution considérable de l’expectoration (1 ou 2 crachats par jour et disparition complète des bacilles dans les crachats). Plus de sueurs nocturnes. Lègère perte de poids. Pas de dyspnée. Aucune douleur. Le malade se sent très bien et a un bon appétit. L’auscultation montre la disparition des râles signalés précédemment à gauche.
A droite le murmure vésiculaire est aboli et on perçoit seulement
les signes amphoriques du pneumothorax. L'examen radioscopique montre le poumon droit rétracté sous forme d’une bande très étroite adhérente au diaphragme et au sommet. Le liquide signalé dans le sinus costo-diaphragmatique persiste,mais jusqu’à ce jour le malade l'a parfaitement toléré. La température, assez élevée au début, a été heureusement influencée et ne dépasse plus 3704-3705 le soir.
Observation V.
Résumé. — Tuberculose ulcéro-caséeuse unilatérale gauche. Lésion très localisée. Pneumothorax artificiel. 12 insufflations. Reprise du travail. Le malade cesse le traitement.
D..., 21 ans, épicier.
A. H. — Parents en bonne santé. 6 frères et sœurs bien portants. Un frère mort en bas âge.
A. P, — Pas marié. Pas d'enfants. Ni syphilis, ni alcoolisme. Aucune maladie dans l'enfance,
Conditions générales.— Garçon épicier. Métier assez fatigant. Il habitait à Paris une chambre bien aérée. Pas de contagion connue.
Début. — La maladie actuelle a débuté brusquement en juin
1911 par une hémoptyste sans fièvre. A ce moment, il ne toussait, ni ne crachait.
Depuis cette époque, le malade a fréquemment craché du sang. Chaque fois l’hémoptysie dure de 4 à 5 jours, plus abondante le soir.
2° hémoptysie novembre 1911, 4 jours.
3 — février 1912, 5 jours.
Le — 11 mai 1912, 5 jours.
pe — 25 avril 1912.
Malgré tout, le malade a toujours continué à travailler. Pas d’amaigrissement. Pas de sueurs nocturnes.
. Il entre à l'hôpital Laënnec, salle Grisolle (prof. Éd le 25 mai, à la suite d'ane nouvelle hémoptysie plus abondante que les précédentes.
Le 2/4 juin il est transféré dans le service de M. Léon Bernard, salle Chomel. |
C’est un malade qui ne paraît pas avoir maigri. Très bon état général. Pas de sueurs nocturnes. Température le jour de l’entrée :
—— AOL —-
37°3-3706. Pas d’hippocratisme unguéal. Pas de camptodactylie, Pas d’acroasphyxie.
App. digestif. — Bon appétit. Foie normal.
App. génito-urinaire. Normal. Urines ne contenant ni sucre, ni albumine.
Syst. nerveux normal.
App. circulatoire. — Cœur normal. Pointe dans le 4° espace intercostal gauche un peu en dehors de la ligne mamelonnaire, Pouls régulier 76. T.A. 15-8 (Pachon).
Symptômes fonctionnels respiratoires. — Légère dyspnée d'effort. Expectoration peu abondante, muco-purulente. Bacilles dans les crachats.
Symptômes physiques.
Poumon droit normal.
A gauche. — En avant : fosse sous-claviculaire. Submatité, Diminution des vibrations. Gros râles sous-crépitants. Plus bas, quelques craquements.
En arrière : fosse sus-épineuse. — Légère diminution des vibrations. Respiration à timbre cavitaire. Gros râles sous-crépitants. Pectoriloquie aphone.
Fosse sous-épineuse. — Submatité. Quelques râles sous-crépitants après la toux.
Examen radioscopique.— Toute la partie supérieure du champ pulmonaire gauche est diminuée de transparence. Au milieu de ce sommet sombre on aperçoit une zone plus claire nettement limitée par une ligne circulaire (caverne).
La base est assez transparente. Le sinus costo-diaphragmatique clair. Le diaphragme ne se déforme pas à l'inspiration.
À Droite. — Le lobe supérieur est diminué de transparence dans l’ensemble, mais moins cependant que l'homologue du côté gauche. Cette diminution de transparence est homogène. Au hile on aperçoit les ombres de la bronche droite supérieure qui viennent se réunir dans une masse mal limitée formée de taches allongées. Le diapbragme se fesionne doucement à l'inspiration. Le sinus costo- -diaphragmatique est clair et profond.
En position oblique antérieure droite l’espace clair médian, clair à sa partie inférieure, est obscurci dans le reste de son étendue.
Dans l'examen postérieur, la partie supérieure de l’hémithorax droit paraît plus transparente que dans l’examen antérieur.