‹ Étude sur le Pneumothorax ArtificielChapitre 33 sur 48 · PRESSION INITIALE QUANTITÉ DURÉE PRESSION TERMINALE · texte numérisé non relu

PRESSION INITIALE QUANTITÉ DURÉE PRESSION TERMINALE

— 3 700 cmc. 55m. + 3

L'examen du sang pratiqué le 18 juillet nous montre une éosinophilie assez marquée.

MONODUCIÉAIFOS AT MER Nr. 15,33 0/0 LYMPHOCYTES RU 6a 10222070 Polynucléaires neutrophiles..... 69 0/0

= éosinophiles..... 5,66 0/0

Avant l'établissement du. pneumothorax, nous avions 1,5 éosinophile 0/0.

1Q Juillet : Examen radioscopique. — Le poumon s’est légèrement décollé au niveau du diaphragme. Toujours adhérent au sommet il est cependant plus refoulé qu'après la 2° insufflation. Maïs le cœur à été reporté encore plus à droite.

Le moignon pulmonaire est animé de battements synchrones aux battements cardiaques. Le liquide existe toujours.

Apparition du phénomène de Kienboeck.

L'état général du malade est excellent. Bon appétit. Pas de dyspnée. Légère diminution de l'expectoration contenant toujours des bacilles. Pas de modi fication de la température.

Le malade part pour Brévannes. Tous les quinze jours environ, il revient se faire insuffler.

cme. minutes 30-VII-12 4 — ? 800 73 4,5 43-VITI-12 5 0 600 32 : 5 26-VIIT-12 6 + 2 500 25 5 10-IX-12 . 0 500 25 € n 27-IX-12 8 0 900 40 5

L'examen radioscopique pratiqué le 27 septembre avant l’insufflation montre la persistance du liquide dans le sinus costo-diaphragmatique. Le cœur est toujours déplacé à droite.

Depuis son séjour à Brévannes le malade n’a plus de fièvre. Son état général, toujours très bon, lui permet de circuler librement dans le parc.

Persistance des bacilles dans les crachats. — Son poids, qui était de 62 k. 500 le 20 juillet, s’est élevé à 63 k. le 28 août et à la date actuelle il est revenu à 62 k. 500.

11 octobre. Examen radioscopique avant l’insufflation. — Le liquide contenu dans le sinus costo-diaphragmatique n’a pas augmenté. Le cœur paraît avoir repris sa position initiale, Le poumon droit est toujours indemne. Le sommet du poumon gauche s’est légérement décollé et la bulle gazeuse est certainement beaucoup plus grande qu’au début.

A l’auscultation on ne trouve plus de signes de caverne à gauche. Le murmure vésiculaire est très diminué, mais il n'existe pas un seul signe de pneumothorax (8° insufflation).

P.63 k. L'examen du sang donne 4,50 d’éosinophiles 0/0. Au

Fig. 13. — Pneumothorax gauche de D. (Obs. V).

Le poumon gauche apparaît sous forme d’une bande adhérente au sommet. Le cœur est fortement refoulé à droite.

point où la radioscopie montrait du liquide, nous avons fait une ponction exploratrice qui est restée blanche.

9° tnsufflalion. — Pression initiale L 2, Quantité 900 eme. Durée, 55 minutes. Pression terminale + 5,5.

26 octobre. — Depuis le 15 octobre le malade a quitté Brévannes.

I travaille comme jardinier dans un château et ne se sent pas fatigué.

Pas de fièvre. Expectoration très sensiblement diminuée contenant

toujours des bacilles. Le malade a engraissé. P. 64 k. à Examen du sang :

Mononucléaires..,..,,..... RCE 17 0/0 DYMPROCYTESSAEMANNRNENSAUTS A1 0/0 Polynucléaires neutrophiles..... 68,66 0/0 — éosinophiles...... 3,66 0/0 PRESSION PRESSION DATES N°' INITIALE QUANTITÉ DURÉE TERMINALE cmc. minutes.

26-X-12 10 + 2,5 1000 32 + 11 9-XI-12 11 + 4 700 25 9 23-X1-12 12 + 4 850 19 de Al

À la date du 23 novembre, nous avons vu aux rayons Roentgen que le poumon refoulé vers la partie supérieure adhérait toujours à ce niveau. Le liquide découvert dans le sinus costo-diaphragmatique n’a pas augmenté et n’incommode nullement le malade.

Le cœur est assez fortement repoussé à droite. Peu ou pas de dyspnée.

Disparition à peu près complète de la toux : diminution de l’expectoration avec persistance des bacilles dans les crachats. Très bon appétit. Augmentation notable du poids: 65 k. 50e. La fièvre a complètement disparu.

En somme, résultat excellent, puisque, depuis plus d’un mois, le malade a pu reprendre son travail, qu'il avait cessé 5 mois avant son entrée à l'Hôpital.

Malheureusement, se considérant comme guéri, D... a cessé de venir se faire faire des insufflations.

Observation VI.

Résumé. — Tuberculose ulcéro-caséeuse unilatérale droite. Pneumothorax artificiel. 3 insufflations. Beau décollement. Méningite tuberculeuse. Mort.

A..., garçon de bureau, 26 ans.

A. H. — Parents morts d’affections indéterminées. Un frère etune sœur bien portants.

A. P. — Pas marié. Aucune maladie infectieuse dans son enfance. Pas d’alcoolisme, pas de syphilis. Pas de pleurésie. Pas de manifestations de tuberculose osseuse ou articulaire.

Conditions générales. Jusqu’à son service militaire il vivait à la

campagne. Depuis sa libération il est employé de bureau à Passy. Gagnait bien sa vie. Pas de contagion connue. |

Début. — En janvier 1911 le malade a commencé à se sentir fatigué. Le 13 juillet il est pris d’un céphalée intense avec rachialgie. Après un mois de repos il reprend son travail qu'il quitte définitivement en mars 1912. Pendant toute cette période il a des sueurs nocturnes fréquentes. Toux et expectoration assez abondantes. Dyspnée d'effort. Pas d’amaigrissement. Pas d’hémoptysie.

Toussant et crachant davantage r! entre à l'Hôpital Laënnec, salle Chomel, le 2 décembre 1912. C'est un malade paraissant peu amaigri. Poids 56 k. 400 (pesait 59 k. au régiment). Facies assez coloré. Bon état général. Pas d’asthénie. Hippocratisme unguéal peu marqué. Pas de camptodactylie. La température à l'entrée oscille autour de 37° 5. Cuti-réaction positive moyenne. Voix légèrement voilée- Larynx normal,

Olite catarrhale gauche survenue il y a 2'mois. Depuis cette époque le malade n'entend plus de cette oreille. Ecoulement continuel d’un liquide jaune verdâtre fétide.

App. digestif. — Bon appétit. Foie normal.

Urines normales, ni albumine ni sucre.

Syst. nerveux normal.

Appareil circulatoire. — Cœur normal. Pouls à 80 bien frappé T. A. 14-9 (Pachon).

Symptômes fonctionnels respiratoires. — Pas de dyspnée.

Toux assez fréquente. Crachats nummulaires contenant des bacilles.

Symptômes physiques.

Le poumon gauche paraît absolument indemne.

A droite en arrière et en avant, au sommet. .— Matité, souffle caverneux. Gargouillements. Plus bas craquements surtout en arrière. <

Examen radioscopique. — Le champ pulmonaire droit est gris dans toute la partie supérieure, Sous la clavicule on notela présence de petites taches claires arrondies à contours bien nets (cavernes). Clarté plus marquée que normalement à la base : emphysème.

A Gauche. — Quelques taches au sommet, sinus normal. 4 décembre 1912. 1*° insufflation.— La ponction est faite sur la ligne axillaire postérieure dans Je 8° espace intercostal droit.

Pression intrapleurale initiale-3. Durée 34 minutes. Quantité injectée 1000 cmc. de gaz (20 d'O. et 950 d'Ag.). Pression termi-

nale + r. Les 300 derniers centimètres cubes ont été insufflés sous cette pression.

5 décembre.— Petite plaque d'emphysème sous-cutané légèrement douloureuse.

6 décembre. — On constate à la radioscopie l'existence d’un refoulement assez considérable du poumon.La malade se sent très bien, tousseet crache un peu moins, dit-il. La température est de 3702.

Alors qu'avant l'insufflation elle oscillait autour de 3705, 3707, à partir du 6 décembre elle va rester ainsi à 3702 3703 jusqu'au g décembre, date de la 2° insufflation.Celle-ci,qui aduré 26 minutes, a commencé sous une pression intra-pleurale de —- 4 et s’est terminée avec une pression de + 2. On a injecté 800 cmc. d'Az.

Le soir : température 3705.

10 décembre : température matin 370.

L'examen radioscopique montre une bulle gazeuse beaucoup plus grande que la première, On constate l'existence d’une petite bride accolée à la paroi thoracique.

A partir du 12 décembre la température s'élève et l’état général du malade change. Température matin 3793 soir 380.

13 décembre. — Température matin 3707, soir 3804.

14 décembre. — Température matin 3708. — 3e insufflation. Pression initiale — 2. Durée 25 minutes. Quantité 850 cmc. Pression terminale + 4.

16 décembre.— L'image radioscopique est un peu différente de la précédente. Le poumon, toujours retenu à la paroi par une petite bride, est plus refoulé que lors de la 2° insufflation.

En somme ces 3 premières insufflations s'étaient passées d’une façon remarquable. Le poumon paraissait libre de toute adhérence. Avec des pressions peu élevées nous insufflions en un temps relativement court des quantités de gaz assez considérables. Aussi espérions-nous arriver à un très beau résultat chez ce malade.

Malheureusement une complication inattendue allait survenir.

16 et 17 décembre. — Température autour de 380. Le malade paraît un peuamaigri ; le teintest cireux.En même temps depuis quelques je on note chez ce malade une tendance continuelle au sommeil.

18 décembre.— Température du soir 300.

19 décembre. — 3803 le matin, 3808 le soir.

20 décembre. — 3803 le matin, 39°1 le soir.

Le malade aceuse une céphalée intense sans cause apparente. Pas

d'augmentation de la toux et de l’expectoration, pas de dyspnée. À l’auscultation signes de pneumothorax discrets.

24 décembre. — Même état. Température toujours élevée 3902.

26 décembre. — Amaigrissement très marqué. Teint terreux. Céphalée intense. L’écoulement d’oreille continue. Pas de point douloureux derrière la mastoïde. Pas de Kernig. Pas de vomissements. Légère raideur de la nuque. Constipation.

Dans le service d’oto-rhino-laryngologie on ne trouve rien de spécial du côté de la mastoïde.

27 décembre. — Même état. La radioscopie ne montre aucune modification à droite. Pas de liquide.

A Gäuche.— Les taches du sommet signalées lors du premier examen persistent.

28 décembre. — Baisse légère de la température, matin 37°5,soir 38°: À

29, 30, 31 décembre. — La température continue à baisser ; le 31, en particulier température du matin 368, le soir 375. Pas de signes nets de méningite. Malade toujours obnubilé.

2 Janvier. — Le malade répond d’une façon indistincte. Il semble comprendre ce qu’on lui dit mais profère des mots incompréhensibles (paraphasie). Il ne peut pas lire le journal. Signes légers de méningile. Pas de vomissements. Ponction lombaire. Liquide peu hypertendu. Disque d'albumine très important. Lymphocytose très marquée. Plus de 150 lymphocytes par mme. Disparition du sucre dans le liquide. Aussitôt après la ponction le malade a répondu d’une façon distincte,

3 Janvier. — Le malade a été passé hier soir dans le service du D' Lombard (oto-rhino-laryngologie). Pouls à 76. Pas de raideur de la nuque. Pas de Kernig.

Ponction lombaire, liquide très hypertendu. Polynucléose tendant à remplacer la lymphocytose de la veille. Le malade parle toujours d’une façon distincte. Comme il présente un syndrome labyrinthique assez net, le Dr Lombard intervient.

1® temps de l'opération. — Trépanation de l’antre. On ne trouve pas de pus. Mais toute la mastoïde présente une teinte grisätre. L’os est friable et montre des lésions ressemblant à de l’ostéite tuberculeuse. Pas de cholestéatome dans l’antre. Pas de cellules mastoïdiennes prises. Evidement de la mastoïde.

2° temps. — Trépanation du labyrinthe. Ouverture du conduit

auditif interne. Il ne sort pas beaucoup de liquide céphalorachidien. Suites opératoires normales. Pas de shock, pas de vomissements.

4 janvier. — Le malade parle et lit, pas de température. — Ponction lombaire. Pas d’hypertension.

5 janvier. — Bonne nuit et bonne journée.

6 janvier. — Depuis hier soir le malade ne parle plus. Il dort à peu près constamment. Carphologie. Pas de température.

7 janvier. — Ouverture de la dure-mère. Issue de liquide céphalo-

rachidien. On ne trouve pas d’abcès.

8 janvier. — Le malade n’a pas parlé depuis le 6. L'état général est plus mauvais. Pertes involontaires des matières et de l'urine. Quelques périodes d’excitation.

9 Janvier. — Le malade, dans le coma depuis la veille, meurt à 7 b. du soir. L'autopsie a été refusée.

Il: Grours.— 3 cas dans lesquels le pneumothorax a dû être abandonné au cours du traitement.

Observation VII

Résumé. — Tuberculose ulcéro-caséeuse chronique unilatérale droite. Bon état général. Etablissement d'un pneumothorax artificiel.Des adhérences pleurales empêchent la continuation du traitement.

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