‹ Étude sur le Pneumothorax ArtificielChapitre 9 sur 48 · RARE PR · texte numérisé non relu

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de la ponction plus simple, plus pratique et sans danger. Nous n’insisterons pas davantage sur les procédés et les appareils employés par chaque auteur désirant arriver de suite à la description de l'appareil de Küss dont nous nous sommes toujours servis.

(Les techniques de Forlanini de Saugmann et de Brauer ont élé parfaitement décrites dans la thèse de Fourcous (Parts,

Fig. 2. — Canule pour la première injection d'azote dans la plèvre (Grandeur naturelle). :

La canule à un diamètre de 1 millim. 1/2: près de son orifice terminal, elle présente un œil latéral.

Le lrocart acéré à 1 millim. 4 de diamètre.

Le mandrin mousse obture com plètement l'extrémité de Ja canule, mais sur presque toute sa longueur il présente un méplat qui forme, avec la canule, un petit canal faisant Communiquer l'œil latéral de La canule avec l'ajutage apportant l’azote. En tournant le mandrin d’un demi-tour sur lui-même, on ferme la communication de ce canal avec l'œil de la canule.

L'ajulage luléral en verre recoit le tube d’azote 4 de la figure 3. Quand le robinet de la canule est fermé, et que l'extrémité de l'instrument est dans la paroi thoracique, il est facile de convertir cet index de verre en « seringue de sûreté » de Forlanini, en établissant une dépression de 10 à 45 centimètres dans le tube b du manomètre : qu'il vienne du Sang ou de l'air, on en serai immédiatement averti: ce dispositif a sur la seringue de sûreté de Forlanin l'avantage de ne nécessiter de la part de l'opérateur aucun mouvement pour Taspiralion d'essai ; la manœuvre est faite entièrement par un aide, et l'opérateur évite à coup sûr de déplacer l'extrémité de l'instrument en faisant un effort. Enfin on peut être averti qu'on est entré dans un vaisseau ou dans le parenchyme pulmonaire par l’arrivée du sang dans l'index même sans avoir fait la moindre aspiration.

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Fig. 3. — Appareil de Küss pour les injections intra-pleurales d'azote.

C, sac de caoutchouc de 5 litres, qu'on remplit au préalable d'azote.

F et EF’. Flacons en communication l’un avec l’autre par un large tube de caoutchouc. Le flacon F fixe est gradué (de 0 à 550 centimètres cubes, une division tous les 25 centimètres cubes et sert de flacon mesureur. Le flacon En mobile, de 1 litre de capacité, sert à refouler par déplacement d’eau (solution de sublimé de 1/1000) l'azote contenu en F en ouvrant le Robinet R ou à faire pénétrer dans le flacon F l'azote du sac C en ouvrant la pince P’ el en fermant R.

f. Filtre stérilisé de coton pour filtrer l'azote.

t. Tube de caoutchouc, stérilisé à chaque injection, solidement fixé soit à un ajutage à robinet À qui porte l'aiguille, soit au trocart spécial. Un support de cuivre (non représenté), stérilisable, permet de fixer l’ajutage en attendant la ponction.

M. Manomètre à eau, permettant de mesurer toutes les pressions négalives

HÉODES

qui peuvent se produire ou des pressions positives allant jusqu'à 48 centimètres d'eau : l’une des branches est munie de deux boules de sûreté b, pour em” pêcher les projections du liquide, l’autre branche, d’un entonnoir e pour le remplissage du manomètre jusqu’au zéro : une fenêtre est ménagée le long de la grande branche du manomètre, de sorte que les lectures manométriques peuvent être faites à la fois par l'opérateur placé en face de l'appareil, et par l'aide qui est placé de l'autre côté de l'appareil.

R. Quand le robinet R est fermé, l'aiguille n'est en communication qu'avec le manomètre, et on peut alors remplir à nouveau le flacon F d’azote, tout en observant les variations extrêmes de la pression intra-pleurale. Quand le robinet R est ouvert, l'aiguille est en communication à la fois avec le manomètre et avec le flacon F.

T. Treuil permettant d'élever le flacon F à la hauteur voulue par petits déplacements successifs,et de le ramener ensuite d'un seul coup au bas dela course.

(Figures extraites du livre de L. BERNARD, Pneumothorax artificiel).

1910) ; l'appareil de Lyonnet et le trocart de Courmont dans la thèse de LesourDEeLLès (Lyon, 1911).

Technique de Küss. — Le docteur Küss, directeur du sanatorium d’Angicourt, a construit un appareil inspiré de celui de Forlanini, mais très profondément modifié. Cet appareil, dont nous nous servons constamment, est d’une simplicité remarquable et nous pensons avec M. Léon Bernard qu’il est préférable aux autres en raison des garanties qu'il fournit à la réussite et à la sécurité de l'opération.

Au lieu d’une simple aiguille, comme Forlanini, le D' Küss emploie une canule spéciale munie d'un trocart acéré, d’un mandrin mousse et d’un index de verre. « Nous ne voyons, dit cet auteur, aucun avantage d’aucune sorte à faire la première injection gazeuse à l’aide d’une aiguille, ce qui rend l’opération moins méthodique, plus aléatoire, et parfois dangereuse.

À notre avis le gros avantage de cet appareil c’est la sup-. pression de la soufflerie de Richardson. Tandis que les appareils de Forlanini et de Saugmann ne peuvent donner que des pressions positives et fortement positives d’ailleurs, avec Pappareil de Küss, en abaissant plus ou moins le flacon F,on peut donner foutes les pressions négatives utiles ce qui permet,dit

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lautecr, de toujours laisser le malade aspirer l'azote par ses mouvements respiratoires.

Ici pas de coup de pression brusque : en élevant régulièrement et lentement le flacon F', de façon à ce que la pression en Fsoit toujours légèrement supérieure à la pression intrapleurale moyenne, l'injection se faitsans à-coup, très régulièrerement, seulement pendant les phases inspiratoires.

Grâce au dispositif ingénieux adopté par Küss, au début de lopération, lorsque la ponction a été faite la plèvre est en communication avec le manomètre à eau et seulement avec le manomètre. Or ainsi que l’a montré Muralt(r), les indications données par ce dernier sont capitales et ce sont elles qui vont nous permettre de faire l’insufflation.

La ponction terminée, si l’aiguille est bien dans la cavité pleurale, nous voyons immédiatement apparaître des escillations manométriques amples, rythmées par la respiration. Nous pouvons alors sans aucune crainte ouvrir la pince P et mettre ainsi l'aiguille en communication avec le récipient de gaz; le manomètre accusant une pression négative pendant l’inspiration, l’azote pénétrera d’abord de lui-même par aspiration pulmonaire,puis on complétera l’insufflation par légère pression.

Si nous ne voyons pas apparaître d’oscillations ou des oscillations peu amples, non rythmées par la respiration, plusieurs alternatives sont possibles : il arrive fréquemment qu'une goutte de sang ou un petit lambeau de tissu vienne obstruer la canule ; dans ces conditions, le manomètre ne donne aucune oscillation et il est impossible d’injecter du gaz même sous une forte pression.

Assez souvent la plèvre épaissie ne se laisse pas déchirer immédiatement par le mandrin; alors qu’on croit avoir pénétré dans la cavité pleurale on est encore dans la parot et il

(1) Beilräge zur Klinik der Tuberkulose, 1911, Bd. X VIII.

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