TENDUE
Précipilé entre dix et douze heures. Mais l'expérience témoin pratiquée avec le sérum d’un individu sain donne le même résultat.
Quelques cas où le précipito-diagnostic a infirmé avec succès le diagnostic clinique
1.— Le 2 mars 1907, M.le professeur Imbert, de Marseille, envoie du sang d'un individu de 35 ans, présentant la symptomatologie d'un kyste hydalique du foie.
Le séro-diagnostic est par deux fois négalif.
L'opéralion, pratiquée quelques jours après, montre un cancer primilif du foie chez un individu de 35 ans.
2. — Le 6 juin, le D: Pluyelte, de Marseille, envoie du sang provenant d'un malade dont le diagnostic porté par plusieurs de ses confrères est kyste hydatique de la rate.
Le séro-diagnostic est négatif.
L'opération montre une tumeur solide de la rate, probablement sarcome, mais dont l'examen microscopique n'a point été fail ; en tous les cas il ne s'agissait sûrement pas d'echinococcose.
8. — En septembre 1907, le professeur agrégé Gaussel fait examiner le sang d'une femme présentant une zone de matilé dans la parie latérale droite du thorax, avec élat général excellent.
Diagnostic incerlain de kyste hydalique du poumon.
Le séro-diagnostic est négatif.
Dans la suite on ponctionne la plèvre et l'on constale l'existence d'une pleurésie enkystée.
4. — En novembre 1908, examen du sang d'un homme de 45 ans présentant une hypertrophie du foie. Elat général excellent. Le diagnoslic clinique de kyste hydatique du foie est porté par M. le professeur Tédenal.
Le séro-diagnostic est négatif.
L'opération montre une cirrhose hypertrophique du foie.
| Observations de Fleig et Lisbonne chez l'animal. —
7 Nous ne faisons que les rappeler sommairement, notre étude se bornant à ce qui intéresse le séro-diagnostie chez l'homme.
Les auteurs, en pratiquant chez l'animal des injections successives intra-péritonéales de produits hydaliques d'origine humaine, ont provoqué dans le sérum lPapparition de précipitines qu'on met en évidence de la même manière qu'avec le sérum humain.
Les résultats ont été positifs par exemple pour le sérum d’un lapin qui avait reçu, en 3 injections espacées de 6 en 6 jours, 130 ec. de liquide d’un kyste hydalique, et pour celui d’un canard préparé par une série de À injections du liquide d'un autre kyste hydatique (à raison de 100-120 ce. chaque fois, soit 440 ec. en 17 jours); de
, même pour le sérum d'un lapin auquel ils avaient injecté en 3 fois 40 grammes de macération de membrane hydatique dans l’eau salée fau cinquième).
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Etude des propriétés des précipitines du sérum chez l’homme porteur de kyste hydatique
[Il n'a été question jusqu'ici que d'observations faites dans les conditions oplima de proportions, de température et de temps. L'étude des propriétés des précipitines chez l’homme atteint d'échinococcose d’abord et des précipitines du sérum d'animaux immunisés ensuile ont permis d'étudier l'influence de ces divers facteurs sur les variations du pouvoir précipilant du sérum. Nous nous en tiendrons ici à l'étude des propriétés des précipitines du sérum humain, des propriétés identiques se retrouvant d’ailleurs dans les sérums actifs des animaux.
La proportion de VII à XII gouttes de sérum pour 2 ce. de liquide hydatique avait paru primitivement à Fleig et Lisbonne la plus favorable à lobtention d'une précipitation rapide et abondante. C'est ainsi que dans ces conditions, lors de leur première expérience effectuée sur le sérum d'un enfant échinococcique, ils l'avaient vue apparaitre en | heure 5’. Si l'on diminuait par exem-