‹ Etude sur le Précipito-Diagnostic du Kyste HydatiqueChapitre 7 sur 10 · PE A · texte numérisé non relu

PE A

ple la quantité de sérum, la quantité de liquide restant invariable, la précipitation se manifestait de plus en plus tardivement et de moins en moins abondamment, ainsi que le montre cette expérience :

Expérience (27 février 1907)

Tube 1:2 ec. liq. hydatique + IT goultes sérum d'échinococcique. Eluve

Tube 2:2? ce. liq. hydatique + IV gouttes sérum. à 40-42° Tube 3: 2 ce. liq. hydalique + VIIT gouttessérum. | à 4 heures Tube 4: 2? ce. liq. hydatique + XIV goultessérum. |

A5h.5,rien dans les tubes 1 et ?, alors que dans 3 et 4 on constate l'existence d'un précipité floconneux dont quelques éléments sont déjà agglomérés au fond du tube. À 6 heures 30, dans le tube 2, on observe l'apparition très nette d'un précipité, mais moins abondant que les précédents. Il faut attendre Jusqu'à 9 h. 15° pour voir la réaction de manifester dans le tube |, peu intense, mais cependant nettement appréciable.

Dans celle expérience, il n'y avail aucun intérél à se servir de doses de sérum dépassant XIT à XIV qoulles, car à partir de celle proportion la réaction ne gagnail ni en rapidité nt en intensilé.

Les conclusions de cette expérience ne sont cependant pas à généraliser et à appliquer de façon définitive à la technique du séro-diagnostic de lPéchinococcose en général.

Welsh et Chapman ont en effet remarqué qu'en opérant avec une quantité de liquide hydatique moitié moindre que celle-qu’avaient indiquée Fleig et Lisbonne (1 cc.

au lieu de ? cc.), la réaction était plus apparente. Cette remarque est bien fondée et la seconde série d'expériences de Fleig et Lisbonne la corrobore. Mais il ne faut cependant pas accepter cette proportion de 1 ec. de liquide pour XIT gouttes de sérum comme devant être toujours adoplée.

Tous les liquides hydatiques ne sont point identiques, ainsi que le prononcent Welsh et Chapman eux-mêmes, et ne renferment point tous les mêmes quantités de protéiques. |

Nous pensons donc que, pour ne pas risquer de méconnaïtre une réaction positive, ilest utile de pratiquer avec le méme sérum et le méme liquide plusieurs essais à des proportions différentes el que par exemple, pour une quantité fixe de XIT qoutles de sérum, til fault simullanément opérer avec O cc. 5, 1 ce. el 2 cc. de liquide hydatique.

Au point de vue de la rapidilé de la réaction, la durée de 1 heure paraît êlre la durée minima au boutde laquelle elle peut se produire; mais c'est ordinairement entre 7 et 12 heures que la précipitation se produit, avee des minima de 4 heures environ et des maxima de 16 heures environ. Il est donc à noter que cette réaction est lente à se produire par rapport au temps nécessaire à un sérum actif pour précipiter lovalbumine, ete. Cette remarque est aussi faite par Welsh et Chapman, qui ne constatent l'apparition du précipité qu'après 18 à 20 heures ; celte différence de chiffre d'avec ceux de Fleig et

Lisbonne s'explique d'ailleurs par ce fait que les auteurs

LoÛE anglais ont opéré à la température du laboratoire. On sait, en effet, que les réactions précipitantes se produisent à Lous les degrés de l'échelle thermométrique compris entre 0° et 56°, le volume du précipité étant à peu près le même et la vitesse seule étant influencée.

On peut encore vérifier avec la précipitine du sérum humain que le chauffage préalable du sérum jusqu’à 68° pendant 20° à 30° ne détruit en rien l'anticorps précipitant, résultat d'accord avec la plupart des travaux effectués sur cette question, d'après laquelle les précipitines sont, de tous les anticorps, ceux qui résistent le mieux à des températures élevées.

Par contre on constate que le chauffage préalable du liquide à 60°-62° pendant le même temps empêche Lotalement la réaction.

Un des points importants de cette étude, à la fois au point de vue de la pathologie générale et au point de vue pratique, est celui de la disparition de la réaction après l'ablation du kyste. Fleig et Lisbonne ont pu suivre le pouvoir précipitant du sérum après une opération complète d'ablation de kyste du foie: le résultat a été si netet du reste si conforme à ce que l’on pouvait penser à priori qu'il paraît pouvoir être généralisé.

Expérience. — Après ablalion totale d'un volumineux kyste hydalique simple du foie chez un enfant par le prof. Estor, marsupialisation et drainage, le jour mème de l'opération on constate que :

Le 2 février, 1'cc. de liq. hydatique + VITT gouttes de sérum : précipitation au bout de 2 heures.

Le 27 février, 2 ce. de liq. hydatique + VII gouttes de sérum : précipitation au bout de 4 h. 5’.

Le 2? mars, 2 cc. de liq. hydatique + VIII gouttes de sérum : précipitation au bout de 2 heures.

DT os Le 5 mars, ? ce. de liq. hydatique + VIII gouttes de sérum : précipitation au bout de 2 h. 10.

Le 15 mars, 1 cc. de liq. hydatique + VII gouttes de sérum : la précipilation ne se produit plus.

Quant au liquide lui-même employé dans cette expérience, il a parfaitement conservé la propriété d’être précipité, comme le prouvent les expériences faites ultérieurement avec lui. L'enfant opéré était revenu à la santé complète et lon ne peut invoquer un mauvais état général pour expliquer la disparition du pouvoir précipitant dans le sérum.

On peut donc conclure de cette expérience à la perte rapide du pouvoir précipitant après lablalion Lotale du kyste. Welsh et Chapman n’acceptent pas celte proposition dans sa valeur absolue, mais les expériences sur lesquelles ils se basent ne sont pas coneluantes, ainsi que nous le verrons plus loin.

Oueslion de la précipilabililé des différents liquides. — Un point capital pour l'application clinique du précipitodiagnostic était de rechercher si les divers liquides hydatiques présentaient la même facilité de précipiter sous l'influence des sérums actifs.

L'expérience prouve que tous précipitent, mais avec une intensité et une rapidité inégales : tous les liquides ne jouissent pas de la propriété d'être également préci-

pilés.

| ET Ee Expériences

1° 2 ce. de liquide hydatique n° 2 + XII gouttes sérum aclif d’un individu opéré la veille : précipitation entre 7 et 9 heures. ivdalique n°1 + XII gouttes du même sérum :

2 2 ce. de liquide 3 h. 30’ el 4 heures.

précipilalion en're

Question du pouvoir précipitant des sérums des divers malades porteurs de kystes hydatiques. — Ce que nous venons de dire suffit à montrer lutilité qu'il y a à se pourvoir d'un « stock » de liquides hydatiques d'activité déjà éprouvée pour pratiquer la séro-réaction dans les meilleures conditions de réussite.

Il ne faut cependant pas ne considérer dans cette réaction, comme le font Welsh et Chapman, que la qualité du liquide, mais aussi celle du sérum : un liquide précipitant très faiblement avec le sérum du porteur du kyste dont il provenait précipitait au contraire très énergiquement et très rapidement avec le sérum d'un autre individu échinococcique, et cela après quinze mois de conservation.

Spécificité de la séro-précipitalion.—L'étude de la précipitation faite comparativement avec des sérums d'individus échinococciques et des sérums d'individus sains ou atteints de maladies diverses montre que la séro-précipi-

Page 1