‹ Étude sur le Pronostic des Pneumothorax SpontanésChapitre 6 sur 21 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis la première description du pneumothorax par Itard, en 1803, puis par Laënnec, dans son Traité de l’auscultation médiate, l’essentiel de nos connaissances sembla être fixé sur cette maladie. Il y a bien eu des discussions pendant tout le siècle dernier sur le mécanisme des accidents, sur l'opportunité de la ponction et sur la nature exacte de la cause du pneumothorax, mais en réalité, il a fallu l’extension de la pratique du pneumothorax artificiel pour remettre tous les problèmes irrésolus à l’ordre du jour. Il nous a semblé que la question des facteurs du pronostic des pneumothorax spontanés est fixée à l’heure actuelle et permet une vue d’ensemble des principaux problèmes pathogéniques qui se sont posés depuis le début. Il nous a été permis de voir, pendant notre séjour comme interne au sanatorium d'Avon, un certain nombre de pneumothorax spontanés dont nous publions l’observation à la fin de notre travail.

Nous ne pouvons, au cours de ce modeste exposé, toucher à tous les points importants de la question des pneumothorax spontanés. Aussi avons-nous résolu de n'envisager tout le problème que du point de vue du pronostic. Des points de la plus haute importance comme l’état du poumon, comme les épanchements liquidiens accompagnant l'épanchement gazeux, comme l'étiologie et le trai-

tement des pneumothorax, ne seront envisagées dans notre travail qu’en tant qu'ils seront en rapport avec son pronostic.

Si nous avons choisi ce point particulier, c’est parce qu'il nous a semblé le problème central du pneumothorax. Quoi de plus décevant, quoi de plus imprévisible que l’évolution d’un pneumothorax ? Depuis la mort rapide au milieu de phénomènes dramatiques jusqu'à la guérison complète, sans aucune séquelle, tous les intermédiaires sont possibles. Sans compter la fréquente influence favorable que le pneumothorax peut exercer sur les lésions du poumon qu'il comprime. |

Si la question semble ardue, c’est parce qu’il y a une multiplicité de facteurs qui interviennent dans le pronostic, facteurs qui s’intriguent plus ou moins, pouvant réaliser tous les degrés de gravitéi Pour schématiser la question, en vue de l’exposer le plus clairement possible, nous nous sommes proposés de commencer par faire une . étude analytique de tous les facteurs du pronostic. Ainsi, dans une première partie, de beaucoup la plus importante de notre travail, nous envisageons successivement la perforation pulmonaire génératrice du pneumothorax; l’épanchement gazeux étudié à l’aide de la pression intra-pleurale; le poumon opposé; le refoulement du médiastin: l’'épanchement liquide; la cause du pneumothorax; son traitement, chacun de ces points étant envisagé uniquement comme facteur de pronostic.

Dans une deuxième partie de notre thèse, les facteurs du pronostic ayant été analysés, nous pouvons faire une étude générale du pronostic, en divisant cette étude en

trois paragraphes : le pronostic immédiat, le pronostic éloigné du pneumothorax seul, enfin le pronostic des tuberculeux pulmonaires atteints de pneumothorax. Cet ex-

posé synthétique ne constitue en somme qu'un résumé des es notions exposées en détail dans la première partie. PS Enfin nous produisons trois observations inédites et = | + de pneumothorax spontané.

ns Poursuivant un but essentiellement pratique, nous nous he = | sommes abstenus de discuter des points théoriques qui ne = semblent plus avoir qu'un intérêt doctrinal et parfois = seulement historique. Nous avons voulu montrer simple- = ment sur quelles données on peut se baser, en présence

mesure l'évolution.

d’un pneumothorax, pour en prévoir dans une certaine

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