‹ Étude sur le Ptérygion: Pathogénie - TraitementChapitre 13 sur 18 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

(Service de M. Gayet)

G... François, 46 ans, exerçant à Bletterans (Jura), la profession de cantonnier, entre à la Clinique le 19 juillet1892, pour un ptérygion interne, siégeant sur l'œil gauche.

Au dire du malade, l’affection n'aurait envahi le limbe scléro-cornéen que depuis 3 semaines ; la gêne de la vision ne s’est bien fait sentir que depuis 15 jours seulement.

Le ptérygion ‘présente une base: très élargie, peu vasculaire, indurée ; sur la cornée, la tête est représentée par

une sorte de petit pompon, d'aspect nacré, surplombant la cornée.

L'œil gauche Ft un. astigmatisme irrégulier. Les ima-. ges sont déformées. 4 D.

Où opère ce malade le 21 juillet, par la méthode de M. le professeur Gayet,. .

Le 24 novembre 1893, nous recevons des nouvelles du malade, grâce à l’obligeance de M. le docteur Desbiez, de Bletterans.

L'opéré est très content de son opération: la vue de O G. n’est pas parfaite, mais s’est beaucoup améliorée à la suite de l'opération, aveu précieux à enregistrer, les malades n'étant pas-enclins, d'ordinaire, à exagérer les succès opératoires. Le corps du ptérygion existe toujours, bien entendu, mais ne gène pas le malade, ni au point de vue des mouvements imprimés à son œil, ni comme cause de phénomènes inflammatoires. La partie de la cornée cautérisée, la tête du ptérygion, est toujours opaque, mais cette opacité n’a aucune tendance à s'étendre vers la pupille.

Page 1