‹ Étude sur le Ptérygion: Pathogénie - TraitementChapitre 14 sur 18 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

(Personnelle.) Prise dans le service de M. le professeur Gayet.

M... François, âgé de 52 ans, employé à la gare de Saint- Etienne, entre à la Clinique le 6 janvier 1893, avec le diagnostic de: conjonctivite chronique, blépharite glandulociliaire, et ptérygion double bi-latéral.

En 1885, le malade s’aperçut que ses yeux étaient sujets, de temps en temps, à des poussées de conjonctivite, débutant toujours par O D. D’après son dire, la cause de ces conjonetivites à répétition, serait en rapport avec le contact des poussières irritantes auquel l’expose sa profession. Il est en effet, employé à démolir de vieux wagons, et très souvent, ses yeux sont atteints par des éclats de rouille et des poussières de toute espèce,

- Ces poussées inflammatoires ayant abouti, vers le 20 juillet 1890, à des troubles visuels assez prononcés, le malade vint à l'Hôtel-Dieu et entra à la Clinique le 9 août 1890.

À ce moment, on porta le diagnostic de conjonctivite et de ptérygion double de O D,

Le 11 août, l’excision de ces derniers est pratiquée, et suivie de suture et de cautérisation au thermo-cautère. Aussitôt, le malade remarqua que sa vue était devenue meilleure, Son séjour à l'hôpital, prit fin au commencement du mois d’août, et le 10 septembre, il se remettait à son travail.

Tout allait pour ls mieux, lorsque, fin mai 1891, survient une conjectivite intense, binoculaire. Un nouveau séjour à l'hôpital étant devenu nécessaire, le malade rentre. àla Clinique le 30 juin 1891. DE k

À cette date, on note une rougeur extrême des paupières et des conjonctives. Cercle périkératique, très accentué. Pas d'augmentation de la tension oculaire, douleurs ciliaires ct périorbitaires, peu marquées. :

O D. Petite tache à la partie supérieure et externe de la cornée. Ptérygion léger. é

0 G. Double ptérygion.

Les milieux sont transparents. à

Le ?5 juillet 1891, la conjonctive a repris sa teinte normale, Mais les ptérygions ont un peu augmenté,

Il y a un mois, le 11 décembre 1892, les deux yeux sont de nouveau malades, surtout. le. droit. La vue baisse de ce côté, même après cessation des phénomènes inflammatoires. Le médecin de la Compagnie constate alors sur cet œil, la présence d'un ptérygion, et engage le malade à rester à l'hôpital. a

Le 6 janvier 1893, nous observons ce quisuit :

O D: Ptérygion externe, mince, dont la base mesure 4 centimètre. Les vaisseaux forment des mailles assez lâches, empiétant sur la cornée, dans une étendue de 4 millimètres environ. L’onglet, très flou, arrive jusqu’au centre de la pupille, |

TE

À l'angle interne, un autre ptérygion, dont l'onglet n’empiète sur la cornée que de 3 millimètres.

O G. Angle interne : ptérygion large, celluleux, voilant la : moitié du champ pupillaire. |

Angle externe : ptérygion, dont l'onglet s’avance à 2 millimètres du champ pupillaire. ce

Le 10 janvier 1893, après -cocainisation, on ee l'œil pan: che de ses 2 ptérygions. :

Le 8 février, lorsque le malade on de î Ho la conjonctive est un peu villeuse et tomenteuse, mais le lambeau a bien pris, et se confond parfaitement avec les parties avoisinantes. De plus, l’astigmatisme est moins prononcé, l’acuité visuelle meilleure : 1/3 au lieu de 1/4.

Le 14 novembre 1883, le malade nous fait parvenir de ses nouvelles, grâce à l’obligeance ‘de son médecin. Sur l'œil droit, les ptérygions, opérés par excision, il y a 2 ans, ont récidivés, ainsi que nous l’avions déjà noté au commencement de 1893.

Sur l'œil gauche, les ptérygions n’ont pas progressé depuis l'opération. La constatation de ce fait nous est fournie par M. le professeur Gayet lui-même, ie malade s'étant montré à la Clinique, vers la fin du mois de novembre.

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