‹ Étude sur le Ptérygion: Pathogénie - TraitementChapitre 5 sur 18 · FRA HUM · texte numérisé non relu

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de notre thèse : nous le prions d'accepter toules nos excuses, si, pour la clarté el la compréhension du sujet, nous l’avons contraint de réduire son talent de dessinateur émérite, aux proportions d’un dessin qui, pour être plus simple qu’il ne l’eût voulu, ne réussit pas, cependant, à voiler la finesse de son crayon.

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Historique, — Etiologie.

Que d’encre déjà répandue sur ce petit département de la Pathologie oculaire ! Et cependant, l’ère des discussions n’est pas près d’être close,

Singulière affection, aussi, que cette petile tumeur conjonctivale, de forme si caractéristique; malgré son exiguité et sa délicatesse, elle semble se jouer, dans bien des cas, des nombreux traitements institués pour la faire périr: elle renaît de ses cendres, aussi nocive que par le passé.

Ces particularités n'avaient pas été sans préoccuper vivement les chirurgiens de l’antiquité : Grecs et Romains s'étendent complaisamment sur la description et le traitement du ptérygion. Peut-être avaient-ils l’occasion d’en faire l'observation fréquente, étant placés dans des conditions climatériques qui, comme nous le verrons ultérieurement, ne sont pas sans influence sur le développement de l'onglet.

Plus près de nous, Ambroise Paré consacre, dans scs œuvres de chirurgie, un chapitre assez important au traitement et à l'histoire «de cette excroissance de

, chair membraneuse ».

L'Ecole de Lyon semble avoir eu une prédilection marquée pour l'étude de cette affection : au XVI° siècle, Franco, dans un de ses ouvrages, consacre à l’onglet un chapitre spécial. Plus tard, Pétrequin en fait une étude magistrale, au point de vue clinique et anatomo-pathologique : le D' Olivet, ajoute, en 1844, son complément d'observations, au travail de son maître.

Scarpa, Fano, Arlt, Manuhardt, Füchs et les ophtalmologistes français contemporains ont encore enrichi la littérature chirurgicale de nombreux travaux sur le même sujet.

Tous ces auteurs, depuis les anciens jusqu’à nos contemporains, se sont demandés avec persistance, sous l'influence de quelles causes se developpait le ptérygion. Il semble que son développement soit lié à une irritation de la muqueuse conjonctivale, persistante et continue.

Cette irritation a trait à des agents d’ordre bien différent, quoique tendant au même résultat.

Contrairement à l'opinion de Beer, le ptérygion peut se développer à la suite de phlegmasies conjonctivales. Les traumatismes de la conjonctive semblent particulièrement favorables à son développement. On l’a vu succéder maintes fois à des brûlures de l’œil, à des corps étrangers de toute espèce, tels que fragments de fer, de pierre, poussière de chaux.

Indépendamment de ces agents, qui se limitent au seul individu avec lequel ils sont aux prises, il en est d’autres d'ordre plus général, agissant à la fois sur un grand nombre d'individus de la même région. Depuis longtemps, en effet, on a remarqué que la fréquence du

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