‹ Étude sur le régime financier du MarocChapitre 52 sur 71 · TOTAUX · texte numérisé non relu

TOTAUX

Guerre.| 6.380.732131.627.503|13.050.182| 9.865.659154.734.8971130.771.102|246.430 .065

Marine.| 4.448.406| 7.333.962| 2.423.508| 1.690.732| 3.116.954] 3.115.611| 22.129.173

Affaires étrang. 750.000 599.994 747.872| 1.084.536 979.311 1.256.700 5.418.413

soit au total un peu moins de 274 millions jusqu'au 31 décembre 1912.

1. D’après un tableau publié au Journal Officiel du 1°‘ janvier 1914

en exécution de l’article 10 de la loi du 28 juin 1913.

Îl faut y ajouter pour 1943, laissant de côté les dépenses désormais insignifiantes de la Marine et des Affaires étrangères, 260 millions dont 34 sur fonds budgétaires, le resle sur crédits supplémentaires.

Pour 1914, 234 millions sont prévus qui seront aumentés inévitablement de crédits additionnels. A des effectifs supérieurs à ceux de 1913 correspondra nécessairement un chiffre de dépenses plus considérable.

Ce n’est pas sans appréhension qu'on voit ces charges croître de jour en jour. Notre budget est déjà très alourdi de dépenses ; nos recettes n’ont plus assez d’élasticité pour les couvrir ; pour 1914 on ne sait comment assurer l'équilibre et l’année prochaine, il est probable que la même question se posera. Dans ces conditions 250 millions au moins de dépenses supplémentaires annuelles sont un lourd fardeau. Et il menace de peser sur nos finances encore un certain nombre d'années.

Sans doute une partie de cet effort devrait en tout état de cause être fait ; il correspond à des troupes dont l'entretien doit toujours être assuré que ce soit en France, en Algérie ou au Maroc. D'autre part une portion des frais déjà faits est remboursable en vertu de l’accord financier du 21 mars 1910. Mais nous avons consenti à différer ce remboursement. Le budget du protectorat aura bien de la peine à suffire à ses dépenses civiles. Il est difficile d’entrevoir à quel

moment on pourra lui faire supporter le remboursement des dépenses militaires passées ou le fardeau

annuel des mèmes dépenses futures.

SECTION Ill

L'organisation administrative et les services publics.

Nous avons étudié successivement les dépenses résultant du service de la Dette qui sont obligatoires, les dépenses militaires qui sont à la charge du budget français. Nous en venons à celles où peut se marquer l’initiative des pouvoirs publics de l'empire, spécialement des autorités françaises du protectorat ; ce sont toutes les autres dépenses courantes.

Il s’agira d'examiner les besoins et de faire un choix entre eux. Pour ceux qui auront été retenus on restaurera et on réorganisera les rouages existants et s’il n’y en a point on en créera de nouveaux de toutes pièces. Et on distribuera entre les différents organismes les ressources disponibles au mieux des intérêts généraux.

Les services à doter seront de deux ordres. Les uns assurent l’administration générale dans l’ensemble du pays ou dans une région déterminée, les autres pourvoient à des besoins spéciaux. Pour les premiers il se trouve déjà une organisation indigène, organisation rudimentaire il est vrai, mais disposant

Colomb 15

de toute l’autorité maghzénienne. Il ne lui manque que de l’activité, de la régularité et de la probité. Cela nous pouvons l'obtenir en juxtaposant à cette administration indigène une administration française qui lui donne l’impulsion, collabore avec elle et contrôle tous ses actes. Pour les services spéciaux presque tout est à créer. 1l y a bien des besoins d'ordre matériel, intellectuel et moral que l’ancien Maghzen ignorait complètement et auxquels il faut cependant pourvoir si nous voulons remplir notre mission civilisatrice. Ici un personnel ne suffira pas ; pour fonctionner ces services exigeront encore des bâtiments administratifs et un outillage économique qui feront

l’objet de dépenses extraordinaires.

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