‹ Étude sur le rein des urinairesChapitre 21 sur 39 · MARS · texte numérisé non relu

MARS

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Infection simple par le bacterium pyogenes.

Ce qui précède nous enseigne que toutes les variétés d'infection peuvent ou non être fébriles, et cela de par la virulence du micro-organisme causal ; mais en comparant les courbes des différentes variétés on observe quelques particularités. C'est ainsi que sur onze malades à infection simple par le bacterium pyogenes, six ont de la fièvre et cinq n'en ont pas.

La proportion est à peu près la même pour les infections combinées, où nous trouvons quatre fébricitants sur sept

I IÈVRE ET SUPPURATION

malades. Dans les deux cas d'infection pure par le streptocoque, la fièvre a existé et nous la trouvons encore dans le seul cas d'infection combinée avec ce microbe que nous avons observé : chez ce dernier malade la fièvre ne dure qu'un jour, le malade étant trop épuisé par un cancer de la vessie.

L'infection par le streptocoque paraît donc plus constamment fébrile, elle se rapproche plutôt de l'infection chirurgicale ordinaire que de l'infection par le bacterium pyogenes, mais elle subit quand même l'influence du terrain, puisque dans un cas la pénétration des chaînettes dans le sang n'a pu produire qu'une élévation ultime de 3()0.

(b) Le malade. — La question de virulence est toujours là pour empêcher de tirer des conclusions trop absolues, mais de l'analyse des observations citées, il ressort avec la dernière évidence que la réaction de l'organisme varie suivant les conditions particulières de l'individu, la virulence des microbes restant la même.

Prenons deux exemples pour la bactérie pyogène. Le malade de lobs. VIII meurt sans fièvre; le bacille est retrouvé pur dans le sang et se montre très virulent dans les expériences sur les animaux. Un autre malade, celui de Tobs. XII, présente des phénomènes fébriles intenses, le bacille pris dans le sang est, comme celui du cas précédent, très virulent pour les animaux.

On peut donc observer avec des virulences analogues des effets dissemblables. Expérimentalement on sait que pour les organismes pathogènes, à virulence égale, l'animal le plus jeune présente une intoxication plus intense.

L'urinaire est presque toujours un vieillard, et si Ton étudie en détail chaque observation, on verra que l'âge joue un grand rôle dans les manifestations fébriles.

Tous les malades cités ici et qui n'ont pas eu de fièvre

FIEVRE ET SUPPURATION

étaient âgés de soixante-huit ans et au-dessus. Deux d'entre eux n'avaient que cinquante-neuf et soixante-deux

(Obs. XVII)

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