BOTANIQUE
Le Ricin, AÆicinus communis L., appartient à la famille des Euphorbiacées, tribu des Ricinées.
Caractères du genre Ricnvus. — Feuilles alternes, peltéespalmées, avec des stipules. Fleurs régulières, monoïques, accompagnées de bractées, en grappe. Périgone simple, à : 3 ou 5 parties. Etamines (très nombreuses, anthères libres arrondies. Ovaire triloculaire, style court, 3 stigmates profondément divisés et filiformes. Fruit, capsule sèche se divisant en 3 coques, chacune d'elles étant uniséminée, et
s’ouvrant élastiquement en 2 valves. Cotylédons de l’embryon foliacés et plans.
Caractères lu Ricinvs communis. — Le Ricinus communis croît dans les Indes Orientales, dans les îles de la Sonde, à Panama, au cap de Bonne-Espérance, äans le Nord de l'Afrique et en Grèce ; mais il est vraisemblablement originaire du Sud de l’Asie Dans les pays chauds, il fleurit, d'après Roxburgh, pendant la saison sèche. Dans nos pays, il donne des fleurs du commencement de res au commencement de l’hiver.
Sa taille est variable selon les climats : 1.50 à 2 mètres
en Europe, 5-6 mètres en Afrique, 10-12 mètres et plus en
Amérique, où il est arborescent et ligneux. L'opinion de Wildenow, d’après lequel le ricin annuel ne devient jamais vivace et, réciproquement, le ricin vivace ne devient jamais annuel, est controuvée. Les auteurs sont unanimes à dire que suivant le climat sons lequel on cultive le ricin, cette plante devient où non vivace.
Le ricin à une racine pivotante simple, quelquefois divisée ; mais, dans ce Cas, les ramifications sont peu nombreuses et dire ou moins Hénifiées
La tige est fistuleuse dans les pays aie, pleine dans les pays chauds. Elle est nue ou blanchâtre et recouverte d’une exsudation cireuse.
Les branches et les rameaux sont glabres, cannelés, vertbrunâtres ou rougeâtres, nus ou recouverts de la même exsudation cireuse que la tige, portant des cicatrices annulaires laissées par les stipules. Les feuilles sont alternes, grandes, à très longs pétioles excentriquement fixés sur le limbe. Elles sont palmatilobées à 7-11 lobes (d’où le nom de Palma-Christi donné aussi à cette plante), glabres, bril-
lantes, vertes ou brunâtres, plus pâles en dessous. Les jeunes feuilles sont irrégulièrement plissées.
Les lobes sont inégaux, les antérieurs étant les plus gros, oblongs ou oblongs-lancéolés, acuminés, à une seule nervure médiane, irrégulièrement et souvent doublement dentés sur les bords, avec des dents glanduleuses et recourbées vers le sommet.
Le pétiole est cylindrique, creux à l’intérieur, légèrement creusé en gouttière à la base, semblable aux rameaux comme couleur et comme revêtement, pourvu au sommet, et souvent aussi, au-delà du milieu et vers la base, de glandes en forme de godets souvent dédoublés.…
Stipules concrescentes avec l’axe, soudées entre elles en un cornet ouvert en avant, largement oviforme, pointu au sommet, à bords entiers membraneux, pourvu de nombreuses nervures et embrassant.
Les fleurs sont en grappe atteignant la longueur de 30 centimètres et plus, terminale d’abord, àfleursserrées. Plus tard, cette grappe devient oppositifoliée par suite du développement du bourgeon qui se trouve à l’aisselle de la feuille supérieure. À ce moment, elle devient plus lâche. Les fleurs mâles sont en bas, les fleurs femelles en haut.
La grappe est quelquefois composée en grande partie de fleurs mâles ; quelquefois aussi, les fleurs femelles sont en nombre supérieur, avec très peu de fleurs mâles. Cette inflorescence est accompagnée de bractées membraneuses, transparentes, concaves, acaminées au sommet, pourvues de nervures parallèles, dentées, glanduleuses sur les bords et caduques.
Les fleurs sont groupées en glomérules pourvus d’une glande de chaque côté de leur base. Ces glomérules sont unisexués, et exceptionnellement bisexués.
Les fleurs mâles proviennent de boutons arrondis, ovifor-