XI. SUBJONCTIF PLUS-QUE-PARFAIT
Ce temps est employé en français au sens de l’imparfait du subjonctif ; il se forme, comme en latin, du parfait de l’indicatif, mais il faut bien se souvenir que c’est de la
(1) Voy. l’art, de M. Baudry dans la Rev. de l' instruction publique.
7 janv. 1858.
2' personne ; les formes presisse, mesisse, deüsse viennent de presis, fesis, deüs, deuxièmes personnes de pris, mis, dui (voy. plus haut), et ne doivent pas par conséquent faire conclure à des parfaits faibles. Elles ont subi la synérèse, comme les formes qui les avaient engendrées, et sont devenues prisse, fisse, dusse.
Toutes les langues romanes déplacent, dans ce temps, l’accent latin à la 1” et à la 2* pers. du pluriel ; la langue française est la seule qui fasse exception ; chantâssions , vinssions, dormissions, représentent l’accentuation exacte de cantàssémus, venissémus, dormissémus.