ADDITION A LA PAGE
J’ai trouvé depuis un exemple frappant des deux formes bourguignonnes , estoie ( eram ) et esteve ( stabam ). C’est un passage d'une traduction fort ancienne en dialecte lorrain de l’Évangile selon saint Marc (il se trouve dans un mémoire de l’abbé Lebeuf et dans l’introduction de M. Fr. Michel au Psautier d’Oxford, p. 8; mais on y dit à tort que c’est l’Évangile selon saint Mathieu) . La traduction est absolument littérale, et dans ce court passage nous trouvons deux fois es<ozeetunefois esteive; voici comment ces deux formes sont employées : « Et quant Pierre estoit en la co) t de lez (et cum esset Petrus
in atrio deorsum ) Et tu estoies avec Jehu de Ga-
lileie(et tu cum Jesu Nazareno eras) Si dist a ceos
Ai lai encore esteivent ( cœpit dicere circum stantibus). » On le voit : estoies traduit eras, esteivent traduit stabant. Au reste, le même fragment donne bien l’imparfait delà première conjugaison : « se chafievet », et celui des autres : « batoient ».