I. COMPARATIFS
Masculins et Féminins.
Sénior-sendre , sire ; senio rem-seigneur.
Carlos meos sindra.— Serm. de 8VÎ.
I)e même que prensus est devenu pris, sendre est devenu sire.
Melior-mieldre, mieudre; meliorem-meilleur.
Minor-mendre ; minorem-menour , meneur.
Grandior-graindre , graigne ; grandiorem-graigneur.
Respunt Rollans : Mis talent/, en est graigne. — Roi., str.
Major-maire ; majorem-majour , maïeur.
Fortior , f ortiorem-f orceur ,
Dp sa terre ot honte et posance ,
Et de sa moillier mult forçor. — Brut, v. 2683.
Si aurez tel mari dunt li reis ert forçur. — Horn, v. tï2i.
Et s’ele fu en paine de l'entrer , encore fu ele en forcheur de l'issir. — Aucassin et Nicolette.
Altiorem-halzor (Adam, p.26), halchur (S. Thomas, v. 2854, 3024), altèor (Horn, v. 317), haiitor (Trist., I, P 44).
Juvenior-j oindre , gemvre , givre (1) ; juvenioremjoveinor, juveigneur, juigneur.
La joindre ot num Samburc, ki esteit sage asez. — Horn,
Jumens prennent qui poulains ont ,
Quant genvres et alaitant sont.— Bestiaire, dans Du-
cange, s. v.
• Iseut la givre. — Tristan, I, p. 60.
Et si sui juvenur de els tuz par eagp. — Horn, v. 311.
Li vieil ot les juignurs. — Ps. Oxf. cxlviii, 12.
Sordidiorem-sordèior. Cf. Raynouard , Lex. Rom., Y, 267.
Mais li Breton furent millor,
Et li Norois li sordéor. — Brut, v. 2598. •
Se nous somes li sordoior,
Et de cest camp n'aions honor. — Brut, v. 12392.
Bellatiorem-bellezeur .
Bel avret corps, bellezour anima. — Eulalie.
Eslire i doit la Lieilleiseur
Et la plus sage et la milleur. — Brades, v. 2679 (2).
Genceseur, gentieur.
Une ne vi gencesnrs, par ma salvaciun. — Horn, v. 147 (var.). Et amout une dame, la gentchur de l’empire. — S. Thomas,
(1) Joindre, etc., viennent sans doute plutôt de juienior que de junior, comme l'iDdique le cas-régime. Juvenior se trouve d’ailleurs dans Apulée et Charisiqs. Sur le recul de l’accent, voy. plus haut.
(2) On trouve aussi bélior, qui est sans doute simplement le comparatif de bellus:
Si biaus eatolt qu’en nule terre Ne convenoit bélior qaerre.
(Guy de Cambrai, Barlaam et Josaphat, ▼. 305.)
Pejor-pire, pejorem-pejor, peieur, pieur.
Pluriores-plusor, plusieurs.
Sur ancianor, voy. ci-dessus au substantif.
Neutres.
Melius-mieux.
Pejus-pis.
Minus-moins.
Noalz , noals , noaus. Ce comparatif, qui a le sens de pis (prov. noalh), vient, suivant M. Diez (Etym. Wôrterb. s. v., Altrom. Sprachd., p. 69, Gramm., II, p. 70), de nugalius.
Bellatius-belais. — Diez, Altrom. Sprachd., p. 22.
Et drl paraige del micus et del bêlais. — Itaoul de Cambrai ,
Sordidius-sordois .
Toutes lor vies loressera sordois. — Raoul de Cambrai, p. 97.