‹ Étude sur le rôle de l'accent latinChapitre 8 sur 39 · I. COMPARATIFS · texte numérisé non relu

I. COMPARATIFS

Masculins et Féminins.

Sénior-sendre , sire ; senio rem-seigneur.

Carlos meos sindra.— Serm. de 8VÎ.

I)e même que prensus est devenu pris, sendre est devenu sire.

Melior-mieldre, mieudre; meliorem-meilleur.

Minor-mendre ; minorem-menour , meneur.

Grandior-graindre , graigne ; grandiorem-graigneur.

Respunt Rollans : Mis talent/, en est graigne. — Roi., str.

Major-maire ; majorem-majour , maïeur.

Fortior , f ortiorem-f orceur ,

Dp sa terre ot honte et posance ,

Et de sa moillier mult forçor. — Brut, v. 2683.

Si aurez tel mari dunt li reis ert forçur. — Horn, v. tï2i.

Et s’ele fu en paine de l'entrer , encore fu ele en forcheur de l'issir. — Aucassin et Nicolette.

Altiorem-halzor (Adam, p.26), halchur (S. Thomas, v. 2854, 3024), altèor (Horn, v. 317), haiitor (Trist., I, P 44).

Juvenior-j oindre , gemvre , givre (1) ; juvenioremjoveinor, juveigneur, juigneur.

La joindre ot num Samburc, ki esteit sage asez. — Horn,

Jumens prennent qui poulains ont ,

Quant genvres et alaitant sont.— Bestiaire, dans Du-

cange, s. v.

• Iseut la givre. — Tristan, I, p. 60.

Et si sui juvenur de els tuz par eagp. — Horn, v. 311.

Li vieil ot les juignurs. — Ps. Oxf. cxlviii, 12.

Sordidiorem-sordèior. Cf. Raynouard , Lex. Rom., Y, 267.

Mais li Breton furent millor,

Et li Norois li sordéor. — Brut, v. 2598. •

Se nous somes li sordoior,

Et de cest camp n'aions honor. — Brut, v. 12392.

Bellatiorem-bellezeur .

Bel avret corps, bellezour anima. — Eulalie.

Eslire i doit la Lieilleiseur

Et la plus sage et la milleur. — Brades, v. 2679 (2).

Genceseur, gentieur.

Une ne vi gencesnrs, par ma salvaciun. — Horn, v. 147 (var.). Et amout une dame, la gentchur de l’empire. — S. Thomas,

(1) Joindre, etc., viennent sans doute plutôt de juienior que de junior, comme l'iDdique le cas-régime. Juvenior se trouve d’ailleurs dans Apulée et Charisiqs. Sur le recul de l’accent, voy. plus haut.

(2) On trouve aussi bélior, qui est sans doute simplement le comparatif de bellus:

Si biaus eatolt qu’en nule terre Ne convenoit bélior qaerre.

(Guy de Cambrai, Barlaam et Josaphat, ▼. 305.)

Pejor-pire, pejorem-pejor, peieur, pieur.

Pluriores-plusor, plusieurs.

Sur ancianor, voy. ci-dessus au substantif.

Neutres.

Melius-mieux.

Pejus-pis.

Minus-moins.

Noalz , noals , noaus. Ce comparatif, qui a le sens de pis (prov. noalh), vient, suivant M. Diez (Etym. Wôrterb. s. v., Altrom. Sprachd., p. 69, Gramm., II, p. 70), de nugalius.

Bellatius-belais. — Diez, Altrom. Sprachd., p. 22.

Et drl paraige del micus et del bêlais. — Itaoul de Cambrai ,

Sordidius-sordois .

Toutes lor vies loressera sordois. — Raoul de Cambrai, p. 97.

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