CONCLUSIONS
1° Il existe un grand nombre d’observations qui démontrent aujourd’hui que tous les œdèmes aigus du poumon, ne sauraient être expliqués par la conception mécanique de l'insuffisance ventriculaire gauche. On a, en effet, décrit des œdèmes pulmonaires au cours de diverses affections organiques du système nerveux : tabès, myélite ascendante, poliomyélite, hémorragie méningée et surtout dans l’encéphalite. Il ne semble pas que, dans ces cas l’œdème relève de lésions cardiaques, aortiques ou rénales.
2° Les œdèmes aigus du poumon observés à la suite de traumatismes craniens ou rachidiens, sont encore plus probants. Ce sont des lésions de deux régions qui semblent particulièrement prédisposantes : régions mésocéphaliques et la moelle au niveau des racines cervicales inférieures et des racines dor-
sales supérieures.
3° Quant aux troubles fonctionnels du système neuro-végétatif, ils semblent pouvoir créer un terrain prédisposant aux œdèmes pulmonaires, mais on ne sait pas si c’est la prédominance sympathique ou la
prédominance vagale qui est à incriminer.
ni
4° On a cherché à construire des théories nerveuses pouvant expliquer tous les œdèmes aigus. Selon DOUMER, il y aurait toujours une irritation d'éléments nerveux, soit de centres, soit de fibres périphériques agissant sur le poumon par voie réflexe. D’après SAL- MON, le sinus carotidien jouerait un rôle important en déclenchant un réflexe, qui libère dans le poumon une substance analogue à l’histamine.
5° Au point de vue thérapeutique, un certain nombre d’actions comme celle de l’adrénaline, de l’atropine, du gardénal, etc. semblent pouvoir être expliquées à l’aide de la théorie nerveuse.
Vus Vu :
LE DOoYEN : LE PRÉSIDENT DE LA THESE :
TIFFENEAU. LOEPER.
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